Scandinavie 1996

Dates du voyage : du 3.7 au 1.8.1996.

 Sur cette page, vous trouverez un résumé du voyage qu’un groupe d’amis et moi-même, avons décidé de faire en Scandinavie, qui sera entièrement consacré à l’observation de la faune. Ma charmante épouse, sachant ce qu’elle risquait, a préféré me laisser partir seul avec eux. J’ai indiqué au jour le jour les observations remarquables mais vous pouvez vous rendre directement à la liste des espèces en fin de page.

3.7.1996. Frédéric Malvaud et moi-même partons à 15 h 15 de Forbach dans une voiture et François, Martine et Ségolène Thommès nous précèdent dans leur camping-car. Après avoir traversé l’Allemagne, nous faisons du camping sauvage dans la région de Hambourg à la nuit tombée sous la pluie qui tombe à verse.

4.7.1996. Il pleut toujours quand je me lève et bientôt et j’ai un litre d’eau dans mes chaussures. Le démontage de ma petite canadienne, où nous dormirons à deux pendant quelques jours, ne nous prend guère de temps. Au pont de Fehnmarn, qui nous mène au Danemark, nous voyons nos premières Sternes arctiques.

Coût du passage Puttgarden (Allemagne) – Rødby (Danemark), et Helsingør (Danemark)- Helsingborg (Suède), aller-retour : 230 DM. Le camping-car de François paiera 350 DM. Normal, quand on a des goûts de luxe … La traversée depuis Puttgarden sur le  » Prins Henrik  » se fait rapidement et nous observons plusieurs oiseaux marins communs. Au sud de Copenhague, nous voyons 3 Oies cendrées et des Corneilles mantelées. La traversée Helsingør- Helsingborg est faite sur le  » Tycho Brahe « , qui était un astronome danois comme tout le monde le sait et comme je l’ai appris sur le bateau lui-même. Nous arrivons dans la réserve de Getterön, près de Varberg et malgré la pluie, nous voyons quantité de choses intéressantes : un Cygne chanteur, des Tadornes de Belon, 20 Avocettes élégantes, 20 Chevaliers sylvains, 300 Sarcelles d’hiver, une Bernache du Canada, une Sterne naine, 2 Guifettes noires et plusieurs petits limicoles communs. Nous plantons notre tente dans la région de Vänersborg où nous avons le plaisir de voir des Élans de près. Je dors très mal car mon sac de couchage que je n’ai pas pris la précaution d’aérer est plein d’acariens et comme j’y suis allergique, je fais de belles crises d’asthme.

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Tadorne de Belon (Photo Michel Belaud)

 

5.7.1996. Nous longeons le lac Vänern et roulons toute la journée jusqu’à la réserve de Hamra. Il ne fait plus que 10°C. Observation d’un Balbuzard pêcheur, de 10 Plongeons arctiques, encore des Élans et une Bécasse des bois.

6.7.1996. Enfin il fait beau. Nous avons pris un bon petit-déjeuner, je suis un peu moins fatigué et la région est belle. Nous voyons nos premiers Pinsons du nord pendant une petite promenade en forêt et pour l’instant, les moustiques ne nous gênent pas trop. De toute façon, comme j’en suis à mon deuxième voyage dans ces régions nordiques, je sais à quoi m’attendre. La promenade est décevante jusqu’à ce que, juste avant d’arriver aux voitures, nous tombions sur une jeune Chouette de l’Oural. Nous longeons le golfe de Botnie et observons 50 Bernaches du Canada et un Faucon hobereau. Dans la soirée, nous atteignons Umeå et sommes surpris de voir un Hérisson d’Europe aussi loin au nord. Nous avons déjà fait plus de 2400 km. C’est loin la Scandinavie. Nous couchons en pleine taïga à Byske, à une heure du matin, après avoir vu des Élans encore une fois.

 

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Bernaches du Canada (Photo Simone Girault)

 

7.7.1996. Quand nous nous réveillons, nous sommes accueillis par les cris des Becs-croisés des sapins et j’ai avalé involontairement ma première Simulie, ce genre de minuscule insecte qui vous pique et qui vous fait vous gratter pendant 8 jours. Il fait 19°C et les routes restent acceptables dans l’ensemble. Au nord de Luleå, nous voyons 16 Grues cendrées et 3 Grands Corbeaux puis nous observons notre première Buse pattue attaquée par un Courlis cendré. Nous mangeons dans le petit port de Råneå en présence de 2 Grèbes jougris et un Balbuzard pêcheur. Non loin de la frontière finlandaise, près de Happaranda, nous sommes ravis de voir nos premiers Rennes). Cette fois, nous sommes tout près du Grand Nord. Sous les grosses averses, nous redescendons vers le Sud du Golfe de Botnie, en direction d’Oulu que nous atteignons dans la soirée. Nous nous rendons dans la réserve de Virkkula à Liminka et avançons nos montres d’une heure. Il y a là 120 Canards siffleurs, 7 Barges à queue noire, un Hibou des marais et un Bruant ortolan. Que demande le peuple ?

8.7.1996. En fait, le peuple demande le Bruant auréole, qui est la spécialité du coin. Nous restons dans la réserve dans l’espoir de l’apercevoir et ce qui nous enrage le plus c’est que nous voyons plusieurs ornithologues qui nous disent l’avoir entendu plusieurs fois ! On se contente de quelques Mouettes pygmées, d’une Grive mauvis, de plusieurs Grues cendrées, d’une Bergeronnette printanière  » nordique « , de Sizerins flammés, d’un Gobemouche noir, d’une Fauvette des jardins, d’un Lièvre variable et d’un Écureuil commun. Depuis l’observatoire, nous voyons 10 Oies cendrées avec 7 poussins, 27 Cygnes chanteurs, un Combattant varié, 3 Tariers des prés et l’on entend le chant du Phragmite des joncs, qui est très commun ici. Nous faisons nos courses en désespoir de cause, voyons quand même un couple de Roselins cramoisis et revenons pour voir des Hirondelles de rivage et enfin, de très loin mais reconnaissable quand même, un beau mâle de Bruant auréole. On s’extasie longtemps sur cet oiseau et les discussions vont bon train. Le soir, nous allons faire un peu d’observation en ville et nous ne rentrons pas bredouilles puisque nous avons vu des Becs-croisés bifasciés.

9.7.1996. Il est une heure du matin et nous sommes toujours en (petite) ville où nous voyons une Bécasse des bois et 6 Grues cendrées. Bien entendu, cela fait belle lurette qu’il ne fait plus nuit. Nous quittons Liminka mais, même si nous avons dormi un peu, nous sommes tellement fatigués que Fred s’endort un court instant au volant. Heureusement que nous sommes deux dans la voiture. Nous remontons vers le nord en direction de la réserve de Pallas passant devant les nombreuses baraques en bois typiques de cet endroit. Je remarque quelques drapeaux finlandais près des maisons, mais les Suédois me semblent plus démonstratifs en matière de patriotisme. Bien entendu, nous faisons un petit arrêt au Cercle Polaire où il fait 22°C et où j’apprends par le téléphone qu’il ne fait pas beau dans l’est de la France ! La taïga s’étend à perte de vue à présent et nous avons la malchance de casser le pare-brise quand un camion nous bombarde de cailloux. Fred râle comme un Putois (dont je ne donnerai pas le nom scientifique car il s’agit ici que d’une image) et ce d’autant plus qu’il vient de le changer il y a une semaine seulement. Nous réparons avec du plastique adhésif épais. Le soir, nous dormons près d’un lac après avoir vu notre premier Pluvier doré. Il y a de nombreux moustiques et des simulies, mais cela reste vivable pour l’instant.

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Grues cendrées (Photo Gérard Joannès)

 

10.7.1996. Je dors toujours aussi mal dans mon sac de couchage et pour récupérer, je somnole dans la voiture pendant la journée. Nous visitons la superbe maison du parc et lisons les panneaux informatifs à propos du rôle des moustiques mais malgré ces explications, je ne les aime toujours pas. Ils deviennent franchement insupportables pendant notre promenade. Une moustiquaire me couvre toute la tête et le cou, j’ai des gants et pas une once de peau n’est à découvert. Malheureusement, la bruine qui tombe finit par obstruer les fines ouvertures qui, de toute façon, n’empêchent pas les simulies de passer et je ne vois plus rien. De plus il faut parfois se moucher et soulever un coin du filet. Tous les moustiques de Finlande en profitent alors pour s’abreuver de mon sang. Mais tout ceci n’est pas bien méchant. Le pire c’est de devoir aller aux toilettes en pleine nature car nous ne pouvons pas toujours nous rendre dans celles qui sont bien propres dans les stations d’essence. Si l’on ne prend la précaution de s’entourer de serpentins répulsifs que l’on fait brûler autour de soi, on se retrouve vite avec un derrière en chou-fleur. Détail surprenant : nous avons trouvé des toilettes dans une église. Les moustiques ne faisant aucune différence entre l’arrière-train d’un catholique et celui d’un athée, je suis sûr que plus d’un mécréant s’est rendu en ces lieux.

Nous voyons un autre Lièvre variable et une colonie de Sternes arctiques qui se trouve juste à côté de la poste de Muonio. Il fait 12°C, c’est-à-dire dix degrés de moins qu’hier. Ma petite santé ne résiste pas et je dois acheter du sirop pour ma toux. Nous voyons un Plongeon arctique, un Faucon hobereau et une famille de Garrots à oeil d’or forte de 11 poussins, une autre femelle de la même espèce suivie de 26 poussins qui ne sont sûrement pas tous à elle, une femelle de Harle bièvre avec 8 petits sur le dos et 2 Courlis corlieux. Nous campons dans une clairière et avons l’intention de rester un peu dans ce coin ce qui nous évitera de remonter notre tente demain. Pas de crainte des voleurs car il n’y a pas foule dans la région.

 

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Sterne arctique (Photo Patrick Kern)

 

11.7.1996. J’ai bien dormi et je me sens en forme. Il ne pleut pas mais les plaques de neige qui subsistent sur les sommets environnants qui ne culminent pas à des hauteurs extraordinaires prouvent bien qu’il ne fait pas très chaud. Nous nous promenons dans la taïga, au milieu des nombreux arbres morts. François a vu un Lagopède des saules, une Gélinotte des Bois et une femelle de Grand Tétras. Nous rien, sinon des moustiques et des simulies et mon ciré est déchiré de partout. J’ai l’air d’un zombie de vagabond. La faune est toujours abondante mais nous ne voyons rien de nouveau si ce n’est un Faucon émerillon. Pendant que nous faisons la lessive dans un ruisseau glacé et que nous tentons de faire sécher nos affaires tant bien que mal, nous avons l’agréable surprise de voir des Becs-croisés bifasciés encore une fois. Il semblerait qu’il y ait une petite invasion de cette espèce.

12.7.1996. Nous restons encore un jour dans le même coin. Les moustiques occupent le pare-brise et sont aussi nombreux que les abeilles dans une ruche. Nous refaisons le même parcours forestier qu’hier, sans la pluie. Nous voyons des Lagopède des saules avec leurs poussins, deux Mésanges lapones, 3 Mésangeais imitateurs, 3 Becs-croisés bifasciés, une Gorgebleue à miroir à ocelle roux, un Coucou gris en morphe roux et 2 Harles piettes avec des poussins.

Pendant que nous mangeons sur le bas-côté d’un chemin, un Finlandais enivré ou saoul d’autre chose se fait assez agressif et semble nous intimer l’ordre de partir dans son galimatias. Si quelqu’un sait ce que  » Kokoriaki  » veut dire, je suis désireux d’enrichir mon lexique finlandais. Comme il ne parle aucune autre langue que la sienne, il est le seul à se comprendre. Nous lui proposons du café, ce qu’il refuse et il reste là à nous invectiver puis finit pas se lasser et s’en va.

13.7.1996. Le ciel est couvert, des nuées inimaginables de simulies nous rendent visite mais nous savons qu’elles seront beaucoup moins nombreuses dans le Varanger où nous nous rendons aujourd’hui. Une fois en Norvège, le paysage de taïga change et laisse place à la toundra arborée parsemée de tourbières flottantes et déjà les bouleaux verruqueux se font plus petits. Ils seront rampants plus au nord. Nous passons en plein pays lapon et revoyons avec plaisir les maisons colorées de Kautokeino, les premières tentes et cabanes typiques ainsi que quelques lapons en tenue traditionnelle. Je suis en revanche très surpris du changement qui s’est opéré depuis ma dernière visite en 1987. Le coût de la vie a nettement baissé et on trouve de tout dans les magasins qui sont bien plus nombreux qu’à cette époque. Inutile d’emporter presque toute sa nourriture comme je l’avais fait alors. A Kautokeino, nous observons 2 Chevaliers sylvains, une Buse pattue et peu avant Karasjok 2 Labbes à longue queue. Nous avons déjà parcouru plus de 4000 km et il faut à présent rouler encore plus prudemment car il y a de nombreux moutons sur les routes ainsi que des Rennes. Nous longeons la rivière Tana et apercevons un Faucon émerillon et une Bécasse des bois. Nous atteignons enfin le mythique Varanger et la célèbre petite église de Nesseby faisant face aux séchoirs à morue et d’où nous nous entendions des tous côtés des Huîtriers pie qui courent au milieu des Tadornes de Belon et de plusieurs limicoles dont une Barge rousse et un Bécasseau de Temminck. Nous apercevons nos premières Mouettes tridactyles puis nous cherchons un endroit abrité pour passer la nuit car le vent souffle en violentes bourrasques.

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Bécasseau variable (Photo Patrick Kern)

 

14.7.1996. Fred est toujours aussi organisé et c’est un plaisir de pouvoir prendre un bon petit déjeuner sous la bâche, à l’abri du vent et de la pluie qui tombe à verse. L’ennui, c’est que la bâche, alourdie par l’eau qu’elle accumule se rompt et je prends 5 litre d’eau sur le dos. Il ne reste plus qu’à me changer. Qu’à cela ne tienne, je savais à quoi je m’exposais en venant ici. Je me console en voyant les nombreux limicoles et les Labbes parasites, les Grands Corbeaux, les nombreux Goélands cendrés, un Hibou des marais. Cependant, l’observation qui nous enthousiasme le plus et celle de 4 Bélougas vrais que Ségolène vient d’apercevoir depuis la voiture. Nous voyons leurs longs corps laiteux nager lentement à la surface du Varangerfjorden, à une cinquantaine de mètres du bord. A Vadsø, un Harle huppé semble égaré au milieu de la centaine de Phalaropes à bec étroit qui nagent tout près de la colonie de Sternes arctiques qui nous attaquent en piqués. Un Lièvre variable subit d’ailleurs le même sort. 2 Pingouins tordas rasent les flots et j’ai la chance de voir un Marsouin commun dans ma longue-vue. Impossible de citer tous les oiseaux ici tellement ils sont nombreux mais je note quand même 9 Hareldes boréales, 3 Guillemots à miroir, notre premier Bruant des neiges pour ce voyage, des Pluviers dorés dont l’appel triste et lancinant nous deviendra vite familier, de nombreux Labbes parasites dans tous les morphes possibles, 2 Pygargues à queue blanche et 14 Eiders de Steller. Robert Lécaille et Odile Mella, qui nous ont rejoints entre temps ont pitié ou honte de mon ciré qui est à présent en lambeaux et m’en prêtent un tout beau. J’ai presque l’air humain. Nous poussons jusqu’à Ekkerøy où nous plantons notre tente non loin de la plage de galets.

 

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Mouette tridactyle (Photo Simone Girault)

 

15.7.1996. J’ai bien dormi malgré le froid et le vent. Il ne fait que 4°C sous la tente mais nous avons tout le confort moderne en matière de toilettes : une cabane en bois avec quelques planches où l’on s’assoit en équilibre instable au-dessus de grandes bassines en matière plastique que l’on vide à la fin de la saison, le tout étant lesté de grosses pierres à cause du vent. Les Mouettes tridactyles font un bruit d’enfer mais on l’écoute avec grand plaisir. Nous nous promenons au-dessus de la falaise pour voir de plus près ces oiseaux qui sont accompagnés de 10 Guillemots à miroir, de 2 Pingouins torda et survolés par une Buse pattue. En allant à Vadsø, depuis le bord de la route, nos jumelles découvrent une Alouette hausse-col, toutes sortes de limicoles déjà vus et quelques Tournepierres à collier. Détail amusant, nous allons chercher de l’eau dans un cimetière et même si elle est tourbeuse, elle est potable.

16.7.1996. Nous campons toujours à Ekkerøy. Il a beaucoup plu cette nuit et j’ai un peu d’eau dans la tente. Quand le soleil brille parfois, la vue est très belle : la mer est verte, les maisons très colorées et les sommets de l’intérieur des terres sont recouverts de plaques de neige. En changeant de site, nous voyons quelques Hareldes boréales et sur la piste de Komagvaer, des Courlis corlieux, plusieurs Bruants lapons, que Fred appelle des  » P’tits Lu  » à cause de leurs appels flûtés, 6 Phalaropes à bec étroit, plusieurs Labbes à longue queue, des Barges rousses, un Plongeon arctique, un Plongeon catmarin et encore une Alouette hausse-col. Nous retournons vers Ekkerøy où nos 2 Pygargues à queue blanche semblent nicher.

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Phalarope à bec étroit (Photo Patrick Kern)

 

17.7.1996. Un jour de plus à Ekkerøy où nous revoyons les mêmes oiseaux sans que nous nous en lassions. Depuis la plage, 23 Guillemots à miroir, un Guillemot de Troïl, 2 Goélands bruns de la sous-espèce nordique. Au sol, nous trouvons un nid de Bruant lapon avec 4 poussins et depuis le sommet de la falaise, nous repérons un Plongeon à bec blanc et 6 Eiders de Steller. Nous allons jusqu’à Vardø en empruntant le tunnel sous la mer et quand nous sortons de l’autre côté, nous restons bouche bée devant un Bécasseau de Temminck suivi de deux poussins vraiment minuscules qui détalent à toutes petites pattes. Ce veinard de Fred aperçoit un Sizerin blanchâtre. Il y a aussi du Bruant des roseaux et quand nous revenons vers notre point de campement, nous faisons une pause pour l’observation d’un Pipit à gorge rousse.

18.7.1996. Je me lève à 5 h 45 pour pouvoir bénéficier d’une superbe vue depuis la falaise et je ne le regrette pas. Plus tard, lorsque François veut partir, le moteur de son camping-car se met à toussoter, à cracher de la fumée noire, mais il ne démarre pas. Nous sommes au bout du monde, sans aide sur la plage d’un petit village. Nous téléphonons à Inter Mutuelle Assistance qui accepte le PCV et nous met en relation avec un bureau où une secrétaire s’exprime en bon français et même si elle n’a jamais entendu parler de la ville la plus proche de notre minuscule village, elle réussit quand même à nous faire venir une dépanneuse moins d’une heure plus tard.

Le mécanicien nous sort provisoirement d’affaire mais nous sommes obligés de passer au garage pour changer les bougies de préchauffage du camping-car que François venait pourtant de faire réviser. L’addition est salée mais nous pouvons repartir. Nous partons pour Vardø dans l’espoir de pouvoir prendre le petit bateau pour l’île de Hornøya. Espoir déçu car celui-ci est en révision mais nous pourrons le reprendre demain. Nous n’avons néanmoins pas fait le déplacement pour rien puisque nous voyons un Goéland bourgmestre, des Macareux moines, quelques Fous de Bassan et un Renard argenté. Il s’agit de la race canadienne du Renard roux qui a été introduit ici pour sa fourrure mais qui a réussi à s’échapper. Son pelage est d’un beau poivre et sel et l’animal n’est pas très farouche. Nous plantons la tente sur l’île en nous réjouissant d’avance de la journée chargée qui nous attend demain.

 

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Labbe parasite (Photo Patrick Kern)

 

19.7.1996. Nous avons bien dormi sur la tourbe de la toundra et nous pouvons enfin emprunter le bateau pour l’île de Hornøya. Il reviendra nous chercher plus tard, quand nous nous serons remplis les yeux de toutes les espèces qui vivent sur les falaises ou les pentes de cette petite île. Pendant le trajet, je vois un énorme Phoque barbu. Il a un dos aussi large que le pont d’un sous-marin et des moustaches très fournies. Le spectacle est saisissant sur l’île, dès le débarquement. Tous les oiseaux crient et occupent la falaise du haut en bas, se laissant approcher à 2 mètres. Il y a des milliers d’alcidés et parmi eux des Guillemots de Brünnich, des Guillemots de Troïl, des Guillemots à miroir, des Macareux moines, des Pingouins torda, quelques Cormorans huppés et les laridés habituels. Nous pouvons aussi voir 2 Pipits maritimes en bord de mer. Cependant, le temps passe et il faut revenir au port. Nous revoyons le Goéland bourgmestre d’hier puis prenons la très belle route taillée au milieu d’un paysage lunaire pour aller jusqu’à Hamningberg. Au bord de la mer, nous observons des milliers d’Eiders à duvet ainsi que deux Eiders à tête grise et un Plongeon à bec blanc. Hamningberg compte une quarantaine de maisons, souvent délabrées et autant de Rennes. Je trouve les gens pour le moins très réservés et la plage n’est qu’un vaste dépotoir. Heureusement que les oiseaux ne sont pas difficiles, ni pour le choix des sites ni pour le choix de ceux qui les fréquentent à longueur d’année.

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Macareux moine (Photo Simone Girault)

 

20.7.1996. Il fait doux (13°C) et le ciel est couvert. Nous restons dans la région et voyons d’assez nombreux Fous de Bassan, des alcidés, plusieurs Plongeons catmarins, un Phoque gris et un Goéland bourgmestre. Nous parcourons plusieurs pistes mais ne voyons rien de neuf.

21.7.1996. Il fait beau et doux et sur la piste d’Indre Kiberg où pour commencer la journée, nous voyons une Buse pattue, un Pygargue à queue blanche et un Renard roux d’Europe. J’ai changé de voiture et je me trouve avec François dans le camping-car quand les autres, qui sont restés un peu en arrière, nous préviennent par la CB qu’ils ont vu un Harfang des neiges. Panique à bord ! François transforme son Volkswagen en Ferrari et se prend pour Michael Schumacher. La voiture bondit de bosses en trous et arrive sur le groupe dans un panache de poussière à tel point que nous avons peur de faire fuir l’oiseau qui est en train de manger un Pluvier doré un peu en contrebas de la piste. Nous avons le temps de l’observer longuement, posé et en vol avant qu’il ne s’éloigne. Nous en discuterons toute la journée. Nous observerons aussi un Lagopède des saules et bien d’autres espèces encore. Sur une autre piste, un Pipit à gorge rousse, une Buse pattue et 21 Grands Cormorans marqueront la fin des observations pour la journée.

22.7.1996. Nous rebroussons chemin et revenons à Vardø où nous revoyons les mêmes espèces que précédemment avant de prendre la direction du Nord vers l’embouchure de la Tana où l’on voit de très nombreux limicoles et laridés en pleine reproduction. L’observation des nourrissages nous occupe pendant un bon moment puis nous faisons l’intérieur et le Nord du Varanger. Dans la région de Båtsfjord un Bécasseau violet décolle sous nos pieds en pleine toundra et plusieurs Pluviers guignards sont visibles, mais uniquement de loin.

23.7.1996. Nous parcourons une piste dans le Kongsfjord Fjellet où nous voyons dans d’excellentes conditions un Pluvier guignard mâle. Le paysage est de toute beauté est il est impossible de noter tous les oiseaux que nous voyons. Nous allons jusqu’à Båtsfjord où nous attendent quelques Corneilles mantelées et, heureuse surprise, un Goéland à ailes blanches. Il fait 30°C et nous en profitons pour faire le plein de chaleur en observant la moindre plume de l’oiseau. Le soir, lorsque nous sommes à nouveau en train de camper sur les hauteurs, je me promène seul et je lève un Lagopède alpin. Nous l’avions cherché en vain toute la journée et c’est pourquoi je repère bien le coin pour les copains qui dorment à poings fermés.

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Lagopède alpin (Diapositive scannée de François Thommès)

 

24.7.1996. Il fait toujours beau et nous avons la chance de retrouver mon Lagopède. Les moustiques sont beaucoup moins nombreux à présent et on ne fait presque plus attention aux piqûres. De retour à Båtsfjord, nous retrouvons Laurent Maly et sa copine Marie-Cath comme prévu. Nous faisons route commune et sommes survolés par 2 Aigles royaux pendant la pause de midi. Arrivés à Syltefjord, un troupeau de 150 Rennes environ se découpe sur le sommet des montagnes. J’ai trouvé qu’il y en avait nettement moins qu’en 1987. Est-ce dû aux abattages massifs qui ont suivi la catastrophe de Tchernobyl ?

Nous allons à l’office du tourisme pour avoir des renseignements sur la piste de montagne qui mène à la colonie la plus septentrionale au monde de Fous de Bassan. On peut aussi y aller en bateau pour la voir d’en dessous si l’on n’a pas le mal de mer. François, lourdement chargé avec son matériel vidéo décide de rester avec les femmes, sauf Marie-Cath qui nous accompagnera. D’après la personne de l’office du tourisme la piste est bien indiquée mais il faut compter avec une marche pénible de 22 km retour compris. La colonie s’étale sur une falaise de plus de 4 km de long ce qui fait donc au minimum 31 km à crapahuter.

25.7.1996. Nous partons à 8 h du matin, chargés comme des mulets. Il faut apporter son eau et sa nourriture, la longue-vue et nous sommes vêtus chaudement car il fait plus froid. Nous nous apercevons très rapidement que les marques rouges qui servent de repères n’ont pas été refaites depuis quelque temps et comme elles sont parfois invisibles, nous faisons souvent des détours, rallongeant d’autant notre sortie. Nous voyons rapidement 3 Pygargues à queue blanche ensemble ce qui nous fait oublier les gros blocs rocheux sur lesquels il faut marcher. Le terrain est assez plat au début pendant quelques kilomètres, puis le chemin grimpe le long de la montagne. Il y a de plus en plus de vent, les rochers sont glissants et on ne voit toujours pas la fin du chemin. Après les quelques heures de marche qui sont nécessaires à la traversée d’une montagne, nous faisons une pause pour manger, ce qui nous délestera un peu et nous avons le plaisir d’avoir la visite d’un Phoque barbu. Il est moins gros que celui du port de Vardø mais on a le temps de bien le détailler car il ne se trouve qu’à quelques dizaines de mètres de la plage. A 12 h 15 nous arrivons à la colonie où nous voyons au moins 200 Fous de Bassan et une quinzaine de Pygargues à queue blanche. Quel spectacle de les voir d’aussi près! En revanche, la colonie de laridés me déçoit car si elle est énorme, les oiseaux s’observent d’assez loin et je ne me sens pas très rassuré, couché dans l’herbe glissante à 100 ou 200 mètres au-dessus du vide. A 15 h 50 nous atteignons l’extrémité de la colonie, profitons un peu du spectacle et à 18 h 15 il faut songer à rentrer. Le retour sera très pénible car nous sommes plus fatigués qu’à l’aller et à un moment le vent m’a fait tomber. Heureusement, ma longue-vue n’a rien. Le brouillard se met de la partie et comme nous ne voulons pas prendre le risque de tomber de la falaise, Fred évoque à un moment l’éventualité de passer la nuit sur place si les conditions météorologiques venaient à empirer. Nous arrivons tant bien que mal aux voitures à 21 h 15 après avoir marché pendant plus de dix heures et passé trois heures à scruter la falaise. Franchement, je ne trouve pas que cela valait la peine de se fatiguer à ce point. En arrivant au camp, Martine nous attend avec une bonne soupe chaude et Odile me donne de la crème pour mes pieds endoloris. Que nos 2 charmantes infirmières soient ici publiquement remerciées ! Ce que nous ne savions pas, c’est que les conditions météorologiques avaient été encore bien pires au camp où la tempête avait sévi. Il avait fallu assurer les tentes pour qu’elles ne s’envolent pas et François et ses femmes étaient un peu inquiets pour nous. C’est bon de se savoir aimé !

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En marche vers le Sandfjorden (Diapositive scannée de Gérard Joannès)

 

26.7.1996. Il ne fait pas très beau et c’est le moment des adieux. Fred et moi devons rentrer un peu plus tôt pour des impératifs familiaux. Nous faisons donc route vers le Sud, seuls. Ceci n’est pas un vain mot car nous avons fait 70 km sans voir une seule voiture. Bien entendu, nous retrouvons de plus en plus de moustiques mais nous faisons quand même plusieurs petites haltes pour faire de l’observation sans rien voir de neuf. Nous avons décidé de prendre une route plus à l’Est, passant près du lac Inari. Nous campons dans une jolie petite clairière, pleine de moustiques, dans la région d’Ivalo.

27.7.1996. Le paysage devient peu à peu plus civilisé mais la taïga est toujours aussi impressionnante. Nous faisons une promenade de 3 heures dans le parc d’Urkokekhosen dans la région de Sompio. Nous y voyons 200 Sizerins flammés, des Mésangeais imitateurs et comme Fred a une méchante migraine, je conduis de plus en plus souvent, ce qui n’est pas pour me déplaire. En allant faire un petit tour aux toilettes champêtres, je lève une femelle de Grand Tétras.

28.7.1996. Nous quittons la région de Vuotso où nous avons dormi et à 10 h 40 nous franchissons le Cercle Polaire dans l’autre sens. Quand nous passons à Rovaniemi, le Varanger est loin. A la frontière avec la Suède, dans la région d’Happaranda nous avons déjà fait 6200 km. Nous voyons 2 Bondrées apivores qui amorcent sûrement leur migration de retour. Elles aussi ont du chemin à faire et elles font cela chaque année, dans les deux sens.

Je n’aime toujours pas le système de conduite scandinave. On roule phares allumés en plein jour, ce qui est très utile quand le soleil rasant vous aveugle. C’est très bien, mais ce que je déteste, c’est la difficulté à dépasser quelques fois car tout dépend de la bonne volonté de celui qui est devant vous. Sur les grandes routes, il y a une espèce de bande d’urgence à droite sur laquelle on se rabat si on accepte de se faire dépasser par plus rapide que soi. Il y a des chauffeurs peu enclins à le faire et lorsqu’on se traîne depuis plusieurs kilomètres derrière un escargot, la tentation est grande de le dépasser pas la droite, ce qu’il ne faut jamais faire bien entendu. Les villes défilent : Lulleå, Skellefteå, Umeå, etc. . Nous avons avalé près de 1000 km aujourd’hui et nous sommes heureux de pouvoir nous allonger sous nos tentes en pleine forêt dans la région d’Harnösand.

29.7.1996. Nous roulons toute la journée jusqu’à la réserve de Getterön à Varberg. C’est presque le retour à la civilisation. Il n’y a plus de moustiques et j’ai remis mes chaussures de ville pour conduire

30.7.1996. Les conditions ont changé dans la réserve par rapport à celles que nous avions connues à l’aller. Il y a beaucoup moins d’eau et l’avifaune présente est elle aussi différente : 400 Oies cendrées, 1000 Bernaches du Canada et un grand nombre de limicoles déjà en plumage internuptial parmi lesquels 2 Pluviers argentés et un Bécasseau maubèche. Un poussin de Râle d’eau se glisse entre les roseaux et un Vison d’Amérique traverse le chemin et plonge dans le fossé. Comme plusieurs de ses congénères, il s’est échappé de captivité. Est-ce aussi le cas du Faisan de Colchide qui est présent sur ce site ? En tous cas, le Bécasseau falcinelle que Fred repère ne l’est pas. Ce sera notre dernière rareté.

31.7.1996. Nous quittons Varberg et embarquons sur le  » Tycho Brahe  » à Helsingborg vers 10 h 30. La traversée du petit bout de Danemark s’effectue rapidement et nous embarquons à Rødby pour Puttgarden à 14 h 30. Le  » Deutschland  » part presque immédiatement et nous traversons l’Allemagne sous la pluie.

1.8.1996. Nous arrivons chez nous à 1 h du matin après ce périple de 9000 km.

Liste des espèces vues pendant le voyage.

Mes commentaires ci-dessous ne prétendent nullement être scientifiques. Ils ne concernent pas le statut des oiseaux en Scandinavie et ne reflètent que des impressions éprouvées lors de mon voyage. Je n’ai pas vu personnellement les espèces marquées *.

01
Gavia stellata
Assez rare.
02
Gavia arctica
Un peu plus fréquent que l’espèce précédente.
03
Gavia adamsii
Quelques rares individus dans le Varanger.
04
Podiceps cristatus
Quelques uns.
05
Podiceps grisegena
Rare.
06
Morus bassanus
Une grande colonie dans le Syltefjord.
07
Phalacrocorax carbo
Quelques-uns.
08
Phalacrocorax aristotelis
Quelques-uns.
09
Ardea cinerea
Quelques-uns.
10
Cygnus cygnus
Localisé et rare.
11
Cygnus olor
Rare.
12
Anser anser
Peu vue.
13
Branta canadensis
Quelques individus.
14
Tadorna tadorna
Rare. Dans le Varanger.
15
Anas penelope
Assez fréquent.
16
Anas platyrhynchos
Quelques-uns.
17
Anas strepera
Rare.
18
Anas crecca
Quelques-uns.
19
Aythya fuligula
Quelques-uns.
20
Somateria spectabilis
Très rare. Dans le Varanger.
21
Polysticta stelleri
Très rare. Dans le Varanger.
22
Somateria mollissima
Très commun.
23
Clangula hyemalis
Assez rare. Dans le Varanger.
24
Melanita fusca
Très rare. Dans le Varanger.
25
Bucephala clangula
Assez commun.
26
Mergus albellus
Assez rare.
27
Mergus serrator
Assez commun ?
28
Mergus merganser
Très commun dans le Nord.
29
Milvus milvus
Quelques-uns.
30
Circus aeruginosus
Quelques-uns.
31
Accipiter nisus
Quelques-uns.
32
Pernis apivorus
2 individus en migration dans le Sud de la Suède.
33
Buteo buteo
Quelques-unes.
34
Buteo lagopus
Pas très fréquente.
35
Haliaeetus albicilla
Plusieurs individus dans le Varanger.
36
Aquila chrysaetos
2 individus dans le Varanger.
37
Pandio haliaetus
Pas tellement fréquent.
38
Falco tinnunculus
Quelques-uns.
39
Falco subbuteo
Quelques-uns.
40
Falco columbarius
Quelques-uns.
41
Lagopus mutus
Difficile à voir.
42
Lagopus lagopus
Difficile à voir.
43
Tetrao urogallus
Rare.
44
Bonasa bonasia
Très rare.
45
Phasianus colchicus Quelques-uns.
46
Rallus aquaticus
Un jeune dans le Sud de la Suède.
47
Gallinula chloropus
Quelques-unes.
48
Fulica atra
Quelques-unes.
49
Grus grus
Quelques individus.
50
Haematopus ostralegus
Nombreux.
51
Recurvirostra avosetta
Quelques-unes.
52
Charadrius hiaticula
Assez commun.
53
Charadrius dubius
Quelques-uns.
54
Charadrius morinellus
Localisé et peu fréquent.
55
Pluvialis apricapria
Commun dans le Varanger.
56
Pluvialis squatarola
Très rare.
57
Vanellus vanellus
Quelques uns.
58
Calidris maritima
Un individu seulement.
59
Arenaria interpres
Assez commun ?
60
Calidris canutus
Un individu observé.
61
Calidris alpina
Quelques individus.
62
Limicola falcinellus
Un individu seulement.
63
Calidris minuta
Quelques-uns.
64
Calidris temminckii
Assez rare mais on ne peut le manquer dans le Varanger.
65
Philomachus pugnax
Quelques-uns.
66
Numenius arquata
Assez commun.
67
Numenius phaeopus
Assez commun.
68
Limosa limosa
Peu commune.
69
Limosa lapponica
Assez commune ?
70
Tringa totanus
Commun.
71
Tringa nebularia
Quelques-uns.
72
Tringa glareola
Commun.
73
Tringa hypoleucos
Pas de commentaire.
74
Tringa ochropus
Pas de commentaire.
75
Scolopax rusticola
Plusieurs individus.
76
Gallinago gallinago
Quelques individus.
77
Phalaropus lobatus
Localisé dans le Varanger.
78
Stercorarius parasiticus
Assez commun dans le Varanger.
79
Stercorarius longicaudus
Quelques individus. Plus à l’intérieur des terres que le Labbe parasite.
80
Larus minutus
Quelques individus.
81
Larus ridibundus
Quelques-unes.
82
Larus canus
Commun.
83
Rissa tridactyla
Très commune sur les falaises.
84
Larus argentatus argentatus
Commun.
85
Larus hyperboreus
Rare.
86
Larus glaucoides
Très rare. Un individu seulement.
87
Larus marinus
Commun.
88
Larus fuscus fuscus
Rare.
89
Sterna hirundo
Assez commun.
90
Sterna paradisea
Commune.
91
Sternula albifrons
Quelques unes.
92
Chlidonias niger
Quelques unes.
93
Uria aalge
Quelques uns.
94
Uria lomvia
Très localisé.
95
Alca torda
Rare.
96
Cepphus grylle
Localisé.
97
Fratercula arctica
Localisé.
98
Columba palumbus
Quelques-uns.
99
Cuculus canorus
Quelques-uns.
100
Asio flammeus
Assez rare.
101
Bubo scandiacus
Un individu seulement.
102
Surnia ulula
Très rare.
103
Strix uralensis
Très rare.
104
Caprimulgus europaeus
Entendu seulement.
105
Apus apus
Commun.
106
Picoides tridactylus
Très rare.
107
Eremophila alpestris
Rare.
108
Riparia riparia
Quelques-unes.
109
Hirundo rustica
Commune.
110
Delichon urbicum
Commune.
111
Anthus petrosus littoralis
Rare. Localisé.
112
Anthus trivialis
Quelques-uns.
113
Anthus pratensis
Quelques-uns.
114
Anthus cervinus
Assez rare.
115
Motacilla alba
Quelques-unes.
116
Motacila flava thundbergi
Assez commune.
117
Cinclus cinclus
Quelques-uns.
118
Luscinia svecica svecica
Assez commun.
119
Phoenicurus phoenicurus
Quelques-uns.
120
Saxicola rubetra
Quelques-uns.
121
Oenanthe oenanthe
Commun.
122
Turdus merula
Commun.
123
Turdus pilaris
Assez commune.
124
Turdus iliacus
Assez commune.
125
Acrocephalus schoenobaenus
Commun en certains endroits.
126
Sylvia borin
Quelques-unes.
127
Phylloscopus trochilus
Commun.
128
Ficedula hypoleuca
Quelques-uns.
129
Muscicapa striata
Quelques-uns.
130
Poecile cinctus
Rare.
131
Parus montanus
Assez peu.
132
Parus cristatus
Quelques-unes.
133
Parus major
Commune.
134
Lanius collurio
Quelques-unes.
135
Lanius excubitor
Assez peu.
136
Sturnus vulgaris
Quelques-uns.
137
Perisoreus infaustus
Localisé dans la taïga.
138
Pica pica
Quelques-unes.
139
Corvus monedula
Quelques-uns.
140
Corvus corax
Quelques uns.
141
Corvus cornix
Commune.
142 Corneille noire Corvus corone Commune dans le sud.
143
Corvus frugilegus
Quelques-uns.
144
Passer domesticus
Quelques-uns.
145
Fringilla coelebs
Commun.
146
Fringilla montifringilla
Commun.
147
Carduelis chloris
Quelques-uns.
148
Pyrrhula pyrrhula
Quelques-uns.
149
Carduelis flammea
Assez commun.
150
Carduelis hornemanni
Rare et difficile à distinguer.
151
Carpodacus erythrinus
Rare et localisé.
152
Loxia curvirostra
Quelques-uns.
153
Loxia leucoptera
Une petite invasion.
154
Emberiza aureola
Très rare et très localisé.
155
Emberiza citrinella
Quelques-uns.
156
Emberiza hortulana
Rare et localisé.
157
Emberiza rustica
Rare.
158
Emberiza schoeniclus
Quelques-uns.
159
Calcarius lapponicus
Assez commun dans le Varanger.
160
Plectrophenax nivalis
Assez commun dans le Varanger.

Autres espèces observées :

Élan (Alces alces)

Renne (Rangifer tarandus)

Renard roux (Vulpes vulpes). Y compris le Renard argenté.

Vison d’Amérique (Mustela vison)

Lièvre variable (Lepus timidus)

Écureuil commun (Sciurus vulgaris)

Hérisson d’Europe (Erinaceus europaeus)

Bélouga vrai (Delphinapterus leucas)

Marsouin commun (Phocoena phocoena)

Phoque barbu (Erignathus barbatus)

Phoque gris (Halichoerus grypus)

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