Namibie 2007

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Sossusvlei (Photo Danielle Joannès)

 

 

La Namibie dans le monde

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Notre trajet

 

  • Dates du voyage :

Du 16 juillet au 1 août 2007 inclus.

  • Trajet :
 Nous avons effectué un périple de 4537 km dans le sens des aiguilles d’une montre à partir de la capitale, Windhoek (prononcer « Ouindhouk »).  Nous n’avons pas visité la bande de Caprivi, à mon grand regret d’ailleurs.  Le voyage avait été organisé par « Arts et Vie » et même s’il n’était pas consacré uniquement à l’observation des oiseaux, il ne m’a pas été très difficile de voir près d’une centaine d’espèces différentes.  Si vous cherchez du sur mesure tout en faisant du tourisme éthique, contactez l’association peri naua qui propose des voyages combinant le tourisme et les opérations humanitaires.
  • Hôtels :

Windhoek: Safari Court Hotel : C’est le meilleur hôtel de la capitale et on y fait bonne chère.

Région de Marienthal : Kalahari Anib Lodge.

Fish River Canyon : Canon Village.
Maltahöhe : Hammerstein Guestfarm.

Namib Naukluft Park : Namib Desert Lodge.

Swakopmund : Europa Hof Hotel.

Région d’Erongo : Ai-Aiba Lodge.

Région de Khorixas : Igowati Lodge.

Outjo : Etosha Garten Hotel. Repas excellents.

Etosha : Mokuti Lodge.

Météo : La Namibie bénéficie de 330 jours de soleil par an et je connais bien des Européens qui voudraient avoir un été comme l’hiver namibien.  Les températures s’échelonnent de 5°C le matin à 25°C et plus l’après-midi et à part sur la côte où il peut y avoir de la brume, le ciel est toujours bleu.  L’air y est très sec à tel point que les saignements de nez sont fréquents et qu’on se voit obligé de boire sans arrêt.
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Dans les dunes de Sossusvlei (Photo Claude Lizé)

 

Alimentation : La nourriture est bonne et variée mais les végétaliens ne seront peut-être pas d’accord avec moi car nous avons mangé beaucoup de gibier : zèbre, koudou, phacochère, oryx, crocodile et autruche.  L’eau du robinet est potable, paraît-il, mais nous avons quand même utilisé nos pastilles de Micropur ou bu de l’eau en bouteille.  J’ai été victime d’une intoxication alimentaire carabinée mais cela ne met pas forcément en cause les restaurants namibiens.

Conduite automobile : Comme dans toute l’Afrique australe, à part l’Angola, on roule à gauche en Namibie, à 60 km/h en ville, 80 ou 100 km/h sur les routes secondaires et à 120 km/h sur les grandes routes.  Les  axes principaux sont très bons et j’ai été étonné de voir défiler des km de goudron absolument rectilignes. Les 60 000 km de routes secondaires sont des pistes très praticables, entretenues à grands frais par le gouvernement namibien.  Les autres pistes sont faites pour les  véhicules tout terrain et il vaut mieux ne pas s’y aventurer seul car certaines d’entre elles vous emmèneront en des lieux où la prochaine station-service se trouve à 300 km et où vous ne rencontrerez pas âme qui vive pendant plusieurs jours.  Deux touristes sont morts de soif il y a quelques années parce qu’ils n’avaient pas su trouver la ferme dont ils n’étaient pourtant éloignés que de 5 km.  Attention aussi aux animaux qui traversent la route, ce qui est signalé de façon fort exotique par des panneaux représentant des antilopes ou des phacochères.

Paludisme : Le risque est minime pendant l’hiver namibien mais ne peut être totalement écarté.  Nous avions emmené de la Malarone mais avons finalement décidé de ne pas la prendre, nous contentant de ne pas nous découvrir les bras et les jambes dans la région d’Etosha, le seul endroit où nous avons trouvé des moustiques et auxquels nous n’avons pas laissé la moindre chance de nous piquer.  Nous avons aussi fait bon usage de répulsifs anti-moustiques sous forme de spray, de serpentins et d’un diffuseur électrique.  D’autres ont décidé de prendre leurs médicaments.  A vous de voir ce qu’il faut faire si vous vous rendez dans ce pays.

Relations avec la population : Dans l’ensemble, les gens sont très sympathiques mais la Namibie est quand même un pays pauvre par rapport aux standards européens et les risques de vol ou d’agression existent.  Il vaut mieux ne pas se promener seul le soir dans les villes.  Les habitants quelque peu fortunés de Windhoek vivent derrière des clôtures électriques et se barricadent le soir mais malgré cela, je ne me suis pas senti en danger.  Pour la conversation, l’anglais vous sera utile dans la mesure où c’est la langue officielle, mais c’est également une langue étrangère pour 95% de la population au départ.  Oubliez donc vos complexes.  L’allemand est également parlé assez souvent et l’afrikaans ne devrait pas poser de problèmes à ceux qui parlent le flamand.  Si vous recherchez vraiment l’exotisme, tendez l’oreille pour reconnaître la langue à « clicks » parlée par certaines ethnies comme celle des Tsamas.  C’est très étonnant.

Achats : Les cartes de crédit sont acceptées dans les villes mais les communications téléphoniques prennent un temps certain.  Pour les villages, vous pourrez payer soit en Rands sud-africains ou en Dollars Namibiens.  Comme partout en Afrique, on marchande dans les petites échoppes au bord des routes. Je ne m’y suis toujours pas fait et de toute façon, le coût de la vie n’est pas très cher pour un Européen.  Ne soyez pas trop durs avec les marchands locaux.

Paysages : Les paysages sont superbes et variés, même si parfois les étendues immenses de savane peuvent vous paraître monotones. Presque deux fois plus grande que la France, la Namibie n’est pourtant peuplée que de 1,9 million d’habitants.  Des fermes de 30 000 ha ne sont pas des exceptions, ce qui donne une idée de l’espace dont disposent les Namibiens.

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Sossusvlei (Photo Danielle Joannès)

 

Décalage horaire : Une heure de retard par rapport à l’heure française.

Électricité : On utilise du 220 volts comme presque partout en Europe mais il vous faudra un adaptateur à 3 grosses broches que l’on trouve facilement en Afrique du Sud ou en Namibie.  Certains hôtels les fournissent eux-mêmes ou disposent de prises similaires aux nôtres.

 Le voyage:
 16 – 17 juillet 2007 : Paris – Johannesbourg -Windhoek
De l’aéroport Charles de Gaulle à Roissy, nous prenons un Airbus de la compagnie South African Airways jusqu’à Johannesbourg. Durée du vol : 10 h 30 pendant lequel nous aurons le loisir de goûter à l’apéritif local, l’Amarula, fait à partir de la marula, une noix dont raffolent les éléphants.  De Johannesbourg à Windhoek, il y aura encore 2 h 35 de vol.  Première coche : la Tourterelle du Cap, à l’aéroport de Johannesbourg.

17 juillet : Arrivée à Windhoek

Lorsque nous débarquons, des officiels et une fanfare militaire sont là et le tapis rouge est déroulé sur la piste, mais ce n’est pas pour nous.  Le Président du Congo arrive en même temps que nous et, nous l’apprendrons plus tard, il séjournera dans le même hôtel que le nôtre.  Notre car tombe en panne au moment de démarrer, ce qui me permet de découvrir quelques oiseaux locaux parmi lesquels le Martinet des palmes, le Traquet familier et le Choucador à épaulettes rouges que ses couleurs irisées feront remarquer, même aux non- initiés.

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Choucador à épaulettes rouges (Photo Martine Grimal)

 

Je serai pourtant davantage impressionné par mon premier Calao à Bec rouge que je vois depuis le nouveau car qui est arrivé et nous mène à notre hôtel. L’après-midi, nous faisons un rapide tour de la ville en compagnie de Tobias, notre chauffeur, dont nous pourrons apprécier les qualités humaines et la prudence, ainsi que de Frank Stiemert, notre guide local.  La culture de ce dernier s’étend à de nombreux domaines et grâce à lui, nous aurons une bien meilleure connaissance de son pays.  Merci à tous deux pour tout ce qu’ils ont fait pour notre groupe.

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La gare de Windhoek (Photo Danielle Joannès)

 

18 juillet : Windhoek – Rehobot -Désert du Kalahari

 Je fais un petit tour dans le parc de l’hôtel avant le petit déjeuner, ce qui me permet de voir un Souimanga de Mariqua et un Gonolek rouge et noir.  Nous prenons ensuite la direction du sud et pouvons avoir une idée de toute l’immensité du pays.  La savane s’étend à l’infini et nous voyons nos premiers Chacmas, ces babouins noirs qui vivent en petites familles, ainsi que des Oryxs, des Grands Koudous, des Zèbres de Burchell, des Autruches d’Afrique et plusieurs Autours chanteurs, perchés sur les poteaux téléphoniques.  D’énormes nids de Républicains sociaux, qui peuvent héberger jusqu’à 500 oiseaux, sont visibles sur certains arbres qui cèdent parfois sous le poids de ces édifices bâtis brin après brin.
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Nids de Républicains sociaux (Photo Gérard Joannès)

 

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Républicain social (Phot Jean-Claude Uzzeni)

 

En soirée, nous faisons un tour en véhicule tout terrain dans le domaine du lodge pour observer la faune et voir le soleil se coucher sur les dunes de sable rouge.  Nous rentrons à la nuit tombée et nous pouvons ainsi nous familiariser avec le ciel austral, d’une pureté désormais inconnue chez nous et sur lequel se détache la Croix du Sud.

 19 juillet : Désert du Kalahari – Fish River Canyon
Je me lève avant les autres pour être à l’observatoire d’oiseaux dès le lever du jour.  J’y verrai notamment une Pie-grièche fiscale et une Alouette de Stark ainsi que des Écureuils fouisseurs du Cap. La route sera encore longue aujourd’hui et si le paysage de savane qui défile sous nos yeux peut sembler monotone à certains, je ne m’ennuie pas car je vois mes premiers Rolliers à longs brins et un Calao à bec noir.  Ces Rolliers sont des oiseaux magnifiques posés mais ils le sont encore bien plus lorsqu’ils volent.  La combinaison de couleurs de leur plumage défie toute description et les photos prises lui rendent un bien pâle hommage.
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Rollier à longs brins (Photo Jean-Claude Uzzeni)

Nous nous arrêtons pour faire un tour dans la forêt d’arbres à carquois, qui ne sont d’ailleurs pas des arbres mais des aloès. J’y observe des Mahalis à sourcils blancs et un Barbican pie.

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Arbres à carquois (Photo Danielle Joannès)

 

Un peu plus loin, le Terrain de Jeu des Géants offre à notre vue ses amas de dolérite empilés par la nature comme si des géants avaient joué avec un jeu de construction.  Nous pouvons aussi y voir nos premiers Damans de rocher. La savane, agrémentée d’Euphorbes (Euphorbia damarana) qui ressemblent à des cactus, s’étend encore, puis se sont des pistes en montagnes russes et nous arrivons finalement au Canyon du fleuve Fish, le 2e canyon au monde après le Grand Canyon du Colorado.

 

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Canyon de Fish River (Photo Danielle Joannès)

 

La vue est belle et lors de notre petite promenade le long des falaises, nous voyons quelques Rufipennes nabouroup qui ne sont pas très farouches.  Nous arrivons en début de soirée au Canon Village, niché dans un cadre splendide, au milieu des montagnes.

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Ruffipennes nabouroup (Photo Jean-Claude Uzzeni)

 

20 juillet : Fish River Canyon – Helmeringhausen – Sud du Namib

 Je me lève encore une fois un peu plus tôt pour bénéficier de la possibilité de faire quelques nouvelles coches.  C’est ainsi que j’aperçois le Gladiateur de Bacbakiri dans un décor de western.  Nous faisons ensuite route vers le nord, entre deux chaînes de montagnes. J’observe attentivement les lignes de téléphone, dans l’espoir de voir un Autour chanteur perché sur un poteau.  En fait, c’est un superbe Aigle martial que je finis par découvrir.  Lors d’un arrêt près d’un pont surplombant le fleuve Fish, à sec, je découvre aussi le Pigeon roussard, le Martin-pêcheur pie et même le Canard noirâtre.  Les Damans de rocher se laissent observer à loisir.  Un peu plus loin, nous visitons le château de Duwisib, qu’un Allemand est venu construire au milieu de nulle part, en faisant venir à grands frais tout le matériel depuis la côte.  Lors du déjeuner, que nous prenons du côté de Maltahöhe, je coche le Souimanga fuligineux et le Souimanga à poitrine rouge.  Pas moyen de manger tranquillement !
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Souimanga à ventre rouge (Photo Jean-Claude Uzzeni)

Quand nous arriverons au lodge dans la soirée, nous aurons totalisé 580 km pour cette journée.  Le soir, nous préparons l’anniversaire d’Huguette et les rires sont tellement nombreux que le personnel de l’hôtel vient voir ce qui se passe: il est vrai qu’ils n’ont pas l’habitude d’entendre une répétition de chant mongol « khömi » accompagné au tam-tam!

21 juillet : Désert du Namib
 Il a fait froid cette nuit, à tel point que j’ai dormi avec la laine polaire sur mon pyjama. En roulant, nous nous rapprochons de la côte mais n’avons pas encore quitté les régions de montagnes.  La savane arbustive défile entre les collines rouges du Naukluft et nous finissons par atteindre les dunes de Sossusvlei. Le spectacle est magnifique car nous sommes là à la bonne heure, quand le soleil éclaire une face des dunes, laissant l’autre dans l’ombre.  Les reliefs sont très marqués et les arbres morts feraient un beau premier plan pour les photographes qui pestent parce qu’on ne peut s’arrêter aussi souvent qu’ils le désireraient.
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Sossuvlei (Photo Danielle Joannès)

Il faut faire la queue pour attendre les 4X4 qui nous mèneront au pied des dunes.  En attendant, j’observe les nombreux Moineaux mélanures et les Sporopipes squameux qui viennent se  promener à moins d’un mètre de mes pieds.

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Moineaux mélanures (Photo Gérard Joannès)

 

Plusieurs Corbeaux pie planent également dans le ciel et viennent se poser tout près, y compris au sommet des dunes que nous atteignons bien plus difficilement qu’ils ne le font.

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Corbeau pie (Photo Jean-Claude Uzzeni)

 

Nous finissons par monter dans nos véhicules et nous décollerons de nos sièges plus d’une fois.  Il vaut mieux bien se tenir pour ne pas être éjecté.  Une fois sur place, nous gravissons une dune pour avoir une belle vue du site et nous ne sommes pas déçus.

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Sossuvlei (Photo Danielle Joannès)

 

Il fait chaud mais nous pouvons nous désaltérer facilement, ce qui n’est pas toujours le cas pour la faune locale qui est pourtant bien adaptée.  L’Oryx peut vivre sans boire plusieurs jours et le Ténébrion du Désert profite de la brume qui couvre parfois cette région pour faire glisser une goutte d’eau qu’il a récoltée sur son dos et la faire couler jusqu’à sa bouche.

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Ténébrion du Désert (Photo Jean-Claude Uzzeni)

 

Après le déjeuner nous poursuivons jusqu’au Canyon de Sesriem, qu’une rivière à creusé dans le poudingue.  Le site est spectaculaire mais surtout nous avons le plaisir ou la frayeur, selon le cas, de découvrir une Vipère à cornes.  Elle est belle mais également très dangereuse et elle me fait comprendre la distance à ne pas dépasser pour la photo en gonflant son corps.  Je n’insiste pas.

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Vipère à cornes (Photo Gérard Joannès)

 

Une autre promenade en 4X4 est proposée à notre arrivée au lodge et si Danielle y prend part, je décide quant à moi, d’aller faire un petit tour à pied dans la savane.  Il paraît que j’ai eu tort car le paysage était magnifique alors que je me suis fait harceler par les moucherons. J’ai quand même fait quelques observations intéressantes.

 22 juillet : Désert du Namib – Swakopmund
 Après être passés par Solitaire, une petite bourgade qui porte bien son nom, nous prenons une mauvaise route à péage, qui a cependant l’avantage de passer par une zone où les animaux sauvages sont nombreux.  C’est d’ailleurs là que nous pique-niquons et que nous célébrons l’anniversaire d’Huguette, dans la bonne humeur générale.  Un peu plus loin, nous franchissons dans le sens inverse le Tropique du Capricorne et faisons un arrêt pour aller admirer les Welwitschia mirabilis.  Cette plante, qui peut vivre 2000 ans, ne produit que 2 feuilles qui finissent par être déchiquetées par le vent et les animaux, ce qui ne l’embellit pas.  Les plantes mâles produisent des fleurs et les femelles des cônes.
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Welwitschia mirabilis (Photo Danielle Joannès)

 

Il fait chaud mais le Traquet tractrac que j’aperçois n’en a cure. La terre a pris une couleur grise à présent et nous passons non loin d’une mine d’uranium, une des richesses du pays.  C’est là aussi que se trouve cet ensemble de monticules gris, ocre ou bruns creusé par le fleuve Swakop que l’on nomme la Vallée de la Lune.  Comme d’habitude, les photographes courent à droite et à gauche pour trouver la bonne lumière ou l’angle adéquat.  Le Désert du Namib est chaud et nous accueillons avec plaisir la fraîcheur relative de la ville de Swakopmund.  On ne se croirait pas en Afrique, mais plutôt quelque part outre-Rhin car la Namibie est une ancienne colonie allemande.  Les bâtiments sont pittoresques et colorés, la ville est propre et fleurie et c’est à présent un endroit très à la mode, notamment en été.  Une petite visite au bord de la mer où les gros rouleaux viennent battre contre les pilotis d’une jetée et je coche le Cormoran du Cap, le Cormoran à ventre blanc, le Goéland du Cap et  la Mouette de Hartlaub.

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Goéland du Cap (Photo Jean-Claude Uzzeni)

 

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Swakopmund (Photo Danielle Joannès)

 

23 juillet : Swakopmund -Walvis Bay – Swakopmund

 J’ai passé une nuit atroce à la suite d’une intoxication alimentaire.  Impossible de suivre le groupe à Walvis Bay pour aller voir de très près les Otaries à fourrure du Cap, les Pélicans blancs, les Flamants roses et autres dauphins.  Mes compagnons de voyage dégusteront de bonnes huîtres et boiront du crémant mais je n’en éprouve aucune jalousie et je m’abstiendrai de manger pendant toute une journée. Je serai fort surpris d’apprendre plus tard que pendant que j’agonisais au fond de mon lit, Danielle batifolait avec une otarie de 70 kg sur les genoux!
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Danielle et son amie l’Otarie à fourrure du Cap (Photo Rosy Grillo)

 

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Pélican blanc (Photo Jean-Claude Uzzeni)

 

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Pélican blanc (Photo Danielle Joannès)

 

24 juillet : Swakopmund – région d’Erongo

 Avant le départ, nous avons le temps de faire un petit tour dans Swakopmund, ce qui me permet de découvrir quelques Perruches ondulées, sans aucun doute échappées de captivité et qui volent d’un palmier à l’autre. Je me sens un peu mieux aujourd’hui.  Le voyage se poursuit vers le Cap Cross, jusqu’à l’endroit où le navigateur Diego  Cao débarqua en 1486 et où il fit ériger une croix.  On y accède par une route faite de sel mouillé et tassé et comme c’est l’un des seuls endroits rocheux de la côte, il s’y trouve une colonie d’Otaries à fourrure du Cap forte de plus de 80 000 individus.
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Otaries à fourrure du Cap (Photo Gérard Joannès)

 

Soyons francs.  Cela ne sent pas très bon, on les entend crier de tous côtés et les Chacals à chabraque rôdent, à la recherche de quelque nourriture.

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Chacal à chabraque (Photo Gérard Joannès)

 

Le site vaut néanmoins le déplacement et tout le monde en profite pour revoir et photographier ces sympathiques pinnipèdes.  J’y observe aussi un Pluvier à front blanc, une Sterne huppée et 2 Fous du Cap. A peine avons nous quitté la côte que la brume disparaît et il fait à nouveau chaud.  Arrivés au lodge le soir, j’aperçois une petite famille de Chacmas qui s’enfuit puis nous faisons une promenade dans les rochers environnants à la recherche de quelques peintures rupestres.  Elles ne sont pas très bien conservées et sont parfois difficiles à détecter.  Pendant cette courte randonnée, un Inséparable rosegorge se laisse admirer et même les Damans de rocher et les antilopes habituelles en font autant.

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Daman de rochers (Photo Jean-Claude Uzzeni)

 

25 juillet : Région d’Erongo – région du Brandberg – Khorixas 

 Après avoir quitté le lodge, nous n’avons guère de mal à observer la faune locale : Chacmas et Girafes notamment mais j’ai aussi la chance de trouver un Aigle martial posé sur un poteau avant d’arriver dans le Brandberg où nous allons voir les peintures rupestres de la « White Lady », qui est en fait un homme.  Il faut marcher un peu pour y arriver, ce qui n’est pas pour nous déplaire même s’il fait chaud.  Nous voyons plusieurs Agames des rochers et surtout des Gangas unibandes qui ne sont pas farouches du tout.  Ils se laissent filmer ou photographier et semblent faire totalement confiance à leur plumage cryptique.
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Agame des rochers femelle (Photo Jean-Claude Uzzeni)

 

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Gangas bibandes (Photo Gérard Joannès)

 

Haut dans le ciel plane un Aigle fascié, peut-être à la recherche de Damans de rocher.  Après avoir repris notre périple, le paysage change un peu et nous passons de la savane à acacias à la savane à mopanes. En cours de route, je vois encore une Outarde Korhaan et 2 Vanneaux couronnés avant d’arriver à Khorixas où nous passerons la nuit.

26 juillet : Khorixas – Outjo
 Les oiseaux sont à présent nettement plus nombreux que dans le sud du pays et je vois 2 Aigles fasciés et l’énorme Outarde Kori.  Pour ce qui est des mammifères, 3 Otocyons qui déambulent dans la savane, leurs grandes oreilles à l’écoute de scorpions ou autres petits animaux dont ils pourraient se régaler et un Céphalophe de Grimm. Quelques km plus loin, avant le pique-nique, un petit cours de géologie dispensé par Frank nous fait mieux comprendre le phénomène du « métamorphisme de contact » que nous avons sous les yeux.  Nous mangeons, bien sûr, mais quel spectacle aussi de voir les Touracos concolores se bécoter, pendant qu’un Calao à bec rouge sautille entre les traces d’éléphants que Tobias nous fait remarquer dans le lit à sec de la rivière.
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Touraco concolore (Photo Jean-Claude Uzzeni)

 

Nous reprenons la route alors que haut dans le ciel, une Buse augure tournoie.  Un peu plus loin, je vois assez bien une Outarde de Rüppell à découvert.  Nous nous rendons ensuite au Vingerklip, un piton rocheux de 32 m de haut, d’où la vue sur la plaine est magnifique.

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Le Vingerklip (Photo Danielle Joannès)

 

Sans les Girafes et les Phacochères que nous voyons en contrebas, on pourrait se croire à Monument Valley, aux USA.

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La vue depuis le Vingerklip (Photo Danielle Joannès)

 

Il se fait tard et il faut partir.  Nous arriverons à Outjo à 18 h 30 et il fait déjà nuit. Nous ferons un excellent dîner sur une superbe table en bois massif, sculptée d’animaux africains.

27 juillet : Outjo – Etosha

 Nous partons enfin pour le parc d’Etosha où je compte bien voir des félins, même si je sais que rien n’est assuré.  Le parc d’Etosha a été créé par les Allemands et il n’en reste qu’une petite partie à présent car les Sud-Africains l’avaient divisé pour y parquer les noirs lors de leur politique d’Apartheid.  Avec une superficie totale de  22 270 km², il est néanmoins encore assez grand pour abriter une faune diversifiée.  Pour éviter des problèmes de consanguinité, il existe un projet de couloirs permettant aux animaux de passer d’un parc à l’autre, y compris dans les pays voisins.  La faune ne connaît d’autres frontières que celle de ses biotopes.  Nous entrons dans le parc par le côté ouest à Okankuejo. Je vois plusieurs Eurocéphales à couronne blanche, environ 40 Gangas namaquas, des Impalas originaires d’Afrique du Sud et introduits ici, des Zèbres de Burchell mais je suis surtout très content de voir notre premier Éléphant d’Afrique se nourrir non loin de notre véhicule.
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Eléphant d’Afrique (Photo Gérard Joannès)

 

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Zèbres de Burchell, Springbok et Otardes Kori (Photo Jean-Claude Uzzeni)

 

Nous sommes impressionnés par sa taille et le silence avec lequel il se déplace.  Nous en verrons quelques autres mais finalement assez peu, même si Frank nous affirme qu’ils sont nombreux en Namibie.  Les Gnous bleus, les Girafes, les Springboks et autres antilopes habituelles sont faciles à découvrir car ils se trouvent généralement dans des endroits découverts.  Ce n’est pas le cas des Lions, des Guépards ou des Léopards que nous cherchons en vain.  Nous passons d’un point d’eau à l’autre et comme il a fait très sec cette année, l’herbe est rare et les animaux viennent souvent se regrouper en ces endroits.  La savane arbustive alterne avec d’anciens lacs desséchés et recouverts d’une pellicule de sel. Je vois plusieurs Outardes Kori, un Bateleur des savanes, des Tourterelles masquées, un Vautour oricou, des Vanneaux armés et lors d’une halte où nous pouvons sortir du car, Frank nous trouve un Petit-duc de Grant qui se laisse observer bien volontiers en haut de son arbre.

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Petit-Duc de Grant (Photo Jean-Claude Uzzeni)

 

C’est aussi là que nous verrons environ 40 Mangues rayées qui grattent le sol en groupe pour trouver de quoi manger.  Les mangoustes ne se nourrissent pas uniquement de serpents!

 

 

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Mangue rayée (Photo Gérard Joannès)

 

 

 

Nous quittons le parc, un peu déçus de ne pas avoir vu de félins.  Je me console avec un Vautour africain et des Tadornes à Tête grise.  Le soir, nous dormons sous la moustiquaire où nous avons quand même trouvé 4 de ces insectes qui n’attendaient qu’une occasion pour se délecter de notre sang!

28 juillet : Etosha

 Le matin nous allons visiter le site de la Fondation Ombili qui cherche à aider les Bushmen à s’intégrer dignement dans la société namibienne.  Ces nomades mal aimés ne peuvent plus vivre de chasse comme ils le faisaient par le passé et ont du mal à s’adapter à ce changement.  On leur apprend un métier et on les aide à vendre les produits qu’ils fabriquent afin qu’ils ne sombrent pas dans la mendicité.  Une culture se perd sans aucun doute, mais le monde est ainsi fait que les espèces dominantes s’imposent, et il en va ainsi de l’espèce humaine comme des espèces végétales ou animales.  Ceci étant dit, on ne peut se contenter de cet état de fait et la Fondation Ombili, tout comme peri naua, citée plus haut, font un travail remarquable sur le terrain.

L’après-midi, nous retournons à Etosha car nous restons sur notre faim.  Nous revoyons les mêmes espèces que le jour précédent avec en prime un Dik-Dik de Kirk, la plus petite antilope du monde.  Outre cela, j’ai le plaisir de trouver des Cordonbleus de l’Angola qui méritent bien leur nom et un Gonolek rouge et noir qui fait le bonheur des photographes.  Nous longeons à présent la partie est du parc, nous dirigeant vers le nord.  Je vois encore des Eurocéphales à couronne blanche et des Pintades de Numidie  mais toujours pas de Lions ou de Rhinocéros.

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Pintade de Numidie (Photo Gérard Joannès)

 

 Au point d’eau de Tsinkor, nous trouvons près de 40 Grands Koudous, 5 Girafes et d’autres animaux qui sont particulièrement méfiants.  Sommes-nous trop bruyants? Frank nous affirme que non et qu’ils ont dû sentir quelque chose.  Nous reviendrons plus tard.

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Girafe (Photo Gérard Joannès)

 

Au point d’eau d’Andoni, tout au nord du parc, je coche le Gravelot pâtre et une Corvinelle noir et blanc.  Ce n’est, après tout, pas une mauvaise journée.  Un peu plus loin, en revenant vers le sud, Coco repère enfin un Rhinocéros noir qui nous fait le plaisir de traverser la route juste devant le car.  Il est visible ici.  De mieux en mieux.  Lorsque nous revenons au point d’eau de Tsinkor, il n’y a presque plus d’animaux et ceci pour une bonne raison.  Il y a là 4 Lions qui se reposent tranquillement ou boivent.  Nous sommes fascinés et nous ne sommes pas les seuls car les voitures des touristes font la queue.  Deux mâles et deux femelles ont fait fuir les Grands Koudous et les Girafes qui devront étancher leur soif ailleurs ou plus tard.  Seuls les oiseaux, Pintades de Numidie, Monticole à doigts courts ou Francolins à bec rouge, confiants dans leur aptitude à s’envoler sont restés.  Après un bon moment passé sur place, nous revenons au point d’eau de Klein Namutoni, non loin de la sortie du parc.  J’y noterai 2 Tadornes à tête grise, un Gravelot à triple collier, 2 Vautours africains et un Aigle ravisseur.

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Aigle ravisseur (Photo Jean-Claude Uzzeni)

 

29 juillet : Etosha – Tsumeb – Otjiwarongo – région d’Okahandja

 Une fois de plus, je me lève avant les autres pour pouvoir être à l’observatoire d’oiseaux du lodge.  Outre 2 Girafes, j’observe des Pintades de Numidie, 6 Gangas bibandes, 15 Cordonbleus de l’Angola et plusieurs Choucadors à épaulettes rouges et Bulbuls brunoirs.  Ces derniers sont vraiment présents partout.
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Bulbul brunoir (Photo Jean-Claude Uzzeni)

 

Après le petit déjeuner, nous faisons un arrêt au lac Otjikoto où je pensais être en mesure de voir quelques oiseaux d’eau.  Il n’en est rien car c’est un lac formé dans une doline, aux parois abruptes où la végétation est rare.

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Lac Otjikoto (Photo Danielle Joannès)

 

En revanche, je vois 2 Aigles bottés, l’un en morphe sombre, l’autre en morphe clair et quelques Travailleurs à bec rouge.

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Eglise de Tsumeb (Photo Danielle Joannès)

 

Nous passons par Tsumeb et arrivons à Otjiwarongo, où nous déjeunons.  Comme nous sommes tout près du jardin du lodge, j’en profite pour m’éclipser entre les plats et je vois un Souimanga de Mariqua, un Pouillot zosterops, un Érémomèle à cou roux, 2 Prinias à plastron, un Pririt molitor, un Gobemouche Traquet mais je suis surtout frappé par un bel oiseau noir, au long bec recourbé et à la longue queue bien large que je ne peux déterminer tout de suite.  Ce n’est qu’en rentrant en France que je finirai par reconnaître l’Irrisor namaquois car j’avais eu la bonne idée de le filmer.

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Mahali à sourcils blancs (Photo Huguette Rambaud)

 

En cours de route, nous faisons une halte au marché local d’Okahanja que je fuis après m’être fait harceler par les vendeurs.  Je le regrette un peu car on y trouve vraiment de belles choses.  Danielle a été plus patiente que moi et a acheté quelques souvenirs.  C’est dans ce village que j’ai coché le Merle litsitsirupa mais n’ai toutefois pu vérifier si son chant correspondait bien à cette onomatopée.  Le soir, au lodge d’Okapuka, outre des Phacochères qui viennent se nourrir sur la pelouse, je verrai plusieurs Mahalis à sourcils blancs, 2 superbes Rolliers à longs brins, 2 Vanneaux armés, des Francolins à bec rouge et en prime, je coche la Mésange cendrée, qui est visiblement l’équivalent de notre Mésange charbonnière en ce pays.

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Phacochère (Photo Gérard Joannès)

 

30 juillet : région d’Okahandja – Windhoek

 Ce matin, il est prévu un petit safari dans le parc du lodge et nous assisterons aussi au nourrissage des lions.  Évidemment, c’est un peu comme au zoo, mais cela nous donne l’occasion de détailler d’un peu plus près ces animaux que nous avons tant cherchés.
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Lion (Photo Jean-Claude Uzzeni)

 

La faune du parc est assez riche et nous avons le loisir de voir entre autres, des Élans du Cap, introduits, des Hippotragues noirs, des Gnous à queue blanche, toujours en mouvement, contrairement aux Gnous bleus plus calmes, des Blesboks et 3 Rhinocéros blancs.

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Rhinocéros blanc et Hippotragues noirs (Photo Gérard Joannès)

 

Après ce safari, nous nous reposons un peu sur la terrasse du lodge et j’ai encore la chance de voir le Calao leucomèle et de cocher l’Astrild à moustaches et le Moineau sud-africain avant de repartir pour Windhoek que nous visitons.

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Calao leucomèle (Photo Jean-Claude Uzzeni)

 

Les traces de la colonisation par les Allemands sont encore très visibles dans l’architecture et la dénomination des bâtiments publics : « Alte Feste », « Tinten Palast » ou « Alte Brauerei » par exemple.  Sur une pelouse, j’aperçois un Agrobate à dos roux et je pense à juste titre que ce sera là ma dernière coche.  Pour terminer la journée, nous visitons le quartier chic de Ludwigsdorf, qui contraste bien évidemment avec Katutura, le quartier pauvre que nous avions traversé le premier jour.

31 juillet : Windhoek – Johannesbourg – Paris

 Quelques achats de dernière minute dans la capitale et il faut se rendre à l’aéroport Hosea Kutako.  Le commandant de bord nous annonce un vol calme lorsque nous décollons dans la soirée.

1 août : Arrivée à Paris

 En fait de vol calme, nous avons été secoués pendant plus de deux heures lorsque nous avons traversé un orage au-dessus de l’Afrique centrale.  Le commandant de bord et moi n’avons pas vraiment la même idée de ce qu’est un vol calme. Si la nourriture avait été correcte à l’aller, les repas du retour ne furent vraiment pas bons.  Nous passerons une journée supplémentaire à visiter Paris car nous ne reprenons le train que dans la soirée.

Liste des espèces observées.

Je me suis servi de la 3e édition du Guide ornithologique « SASOL’ s Birds of Southern Africa », de Ian Sinclair, Phil Hockey et Warwick Tarboton, édité chez Struik.  C’est un très bon guide même si l’irisation de certains oiseaux est souvent mal rendue.  Pour les mammifères, j’ai utilisé « Le Guide des Mammifères d’Afrique » de Jean Dorst et Pierre Dandelot, édité chez Delachaux et Niestlé mais Frank m’a beaucoup facilité la tâche grâce à sa très bonne connaissance de la faune locale.

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Fou du Cap Morus capensis Peu mais ayant été malade un jour crucial, je n’ai vu que de rares oiseaux de mer.
02
Cormoran à poitrine blanche Phalacrocorax lucidus Faciles à voir à Swakopmund.
03
Cormoran du Cap Phalacrocorax capensis Ils semblent deux fois plus petits que l’espèce précédente et se voient au même endroit.
04
Pélican blanc Pelecanus onocrotalus Très faciles à voir à Walvis Bay.
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Héron cendré Ardea cinerea Un seul individu.
06
Flamant rose Phoenicopterus roseus À Walvis Bay. Je ne les ai malheureusement vus que de loin.
07
Ouette d’Égypte Alopochen aegyptiaca Un individu à Etosha.
08
Tadorne à tête grise Tadorna cana Un couple à Etosha.
09
Canard noirâtre Anas sparsa Sur le fleuve Fish, partiellement asséché.
10
Vautour oricou Torgos tracheliotus Un individu à Etosha.
11
Vautour africain Gyps africanus Un individu posé à Etosha.  Quelques-uns en vol.
12
Bateleur des savanes Terathopius ecaudatus Vu en vol à deux ou trois reprises.
13
Aigle ravisseur Aquila rapax Un individu posé à Etosha.
14
Aigle martial Polemaetus bellicosus J’ai eu de la chance de voir au moins deux individus posés.
15
Aigle fascié Aquila fasciatus Un ou deux individus.
16
Aigle botté Aquila pennatus 2 individus dans chacun des morphes au lac Otjikoto.
17
Buse augure Buteo augur Un seul individu déterminé avec certitude.
18
Autour chanteur Melierax canorus On ne peut le manquer.  Il est très fréquent sur les poteaux téléphoniques le long des routes.  Ne vous attendez pas à le voir voler comme notre Autour des Palombes.
19
Faucon crécerelle Falco tinnunculus rupicollis Plusieurs, de la sous-espèce rupicollis.
20 Francolin à bec rouge Pternistes adspersus Vu à plusieurs reprises, mais pas dans le sud du pays.
21 Pintade de Numidie Numida meleagris Assez commune.
22 Autruche d’Afrique Sthrutio camelus Assez commune.
23 Outarde kori Ardeotis kori Très facile à voir dans le parc d’Etosha.
24 Outarde de Rüppell Eupodotis rueppellii Déterminée avec certitude une seule fois.
25 Outarde de Vigors Eupodotis vigorsii Déterminée avec certitude une seule fois.
26 Outarde korhaan Eupodotis afra Déterminée avec certitude une seule fois.
27 Échasse blanche Himantopus himantopus Un individu vu à Etosha.
28 Gravelot à triple collier Charadrius tricollaris Un individu vu à Etosha.
29 Gravelot pâtre Charadrius pecuarius Un individu vu à Etosha.
30 Pluvier à front blanc Charadrius marginatus Un individu vu à Cap Cross.
31 Vanneau couronné Vanellus coronatus Quelques-uns.
32 Vanneau armé Vanellus armatus Plusieurs.  Je l’ai trouvé aussi bien aux points d’eau que sur les pelouses arrosées des lodges.
33 Goéland du Cap Larus vetula Commun.
34 Mouette de Hartlaub Larus hartlaubii Plusieurs.
35 Sterne huppée Sterna bergii Un individu à Cap Cross.
36 Ganga bibande Pterocles bicinctus Quelques-unes, très confiantes.
37 Ganga namaqua Pterocles namaqua Vu une seule fois.  Facile à reconnaître grâce à sa longue queue.
38 Pigeon roussard Columba guinea Assez commun.
39 Pigeon biset Columba livia Très commun.
40 Tourterelle du Cap Streptopelia capicola Assez commune.
41 Tourterelle maillée Streptopelia senegalensis Commune.
42 Tourterelle masquée Oena capensis Quelques-unes à Etosha.
43 Inséparable rosegorge Agapornis roseicollis Peu.  Vu aussi bien en ville que dans la savane.
44 Perruche ondulée Melopsittacus undulatus Quelques individus à Swakopmund.  Échappés de captivité ou introduits volontairement?  Des individus bleus et verts.
45 Tourac concolore Corythaixoides concolor Assez commun.
46 Petit-Duc de Grant Ptilopsus granti Un individu à Etosha, sur un parking public.
47 Martinet des palmes Cypsiurus parvus Assez commun.
48 Coliou à dos blanc Colius colius Le dos blanc n’est pas ce qu’il y a de plus visible.  Assez commun.
49 Martin-pêcheur pie Ceryle radis Un individu près du fleuve Fish.
50 Rollier à longs brins Coracias caudatus Un oiseau assez courant, au plumage extraordinaire.
51 Calao à bec noir Tockus nasutus Assez peu.  Pas très farouche.
52 Calao leucomèle Tockus leucomelas  Plusieurs.
53 Calao à bec rouge Tockus erythrorhynchus Le plus commun des calaos.
54 Irrisor damara Rhinopomastus cyanomelas Un individu en train de butiner.
55 Huppe d’Afrique Upupa africana Vue une seule fois.
56 Barbican pie Tricholaema leucomelas Assez peu.
57 Alouette de Stark Spizocorys starki Vue à deux reprises au même point d’eau.
58 Moinelette à dos gris Eremopterix verticalis Vue à Sossusvlei.
59 Hirondelle isabelline Hirundo fuligula Commune.
60 Drongo brillant Dicrurus adsimilis Commun.  Facile à reconnaître grâce à son vol acrobatique et sa queue échancrée.
61 Corbeau pie Corvus albus Commun.
62 Corneille du Cap Corvus capensis Plus rare que le Corbeau pie?
63 Mésange cendrée Parus cinerascens Vue une seule fois.  Elle visitait un nid de Républicains sociaux.
64 Bulbul brunoir Pycnonotus nigricans Très commun.
65 Merle litsitsirupa Psophocichla litsitsirupa Assez peu vu.
66 Monticole à doigts courts Monticola brevipes Peu vu. Présent à Windhoek, comme en savane.
67 Traquet familier Cercomela familiaris Commun, dans toutes sortes de biotopes.
68 Traquet tractrac Cercomela tractrac J’ai vu une fois la forme namibienne, très claire, en région désertique.
69 Traquet montagnard Oenanthe monticola Assez commun.  J’ai vu la forme sombre, avec ou sans calotte blanche.
70 Agrobate à dos roux Cercotrichas leucophrys Un individu à Windhoek.
71 Camaroptère à dos gris Camaroptera brevicaudata  Vu une seule fois.
72 Érémomèle à cou roux Eremomela usticollis Un individu seulement.
73 Prinia à plastron Prinia flavicans Quelques-uns sur les pelouses de lodges.
74 Gobemouche traquet Bradornis infuscatus Peu.
75 Zostérops du Cap Zosterops pallidus Un individu.
76 Pririt molitor Batis molitor Vu une seule fois.
77 Bergeronnette du Cap Motacilla capensis Commune.
78 Gonolek rouge et noir Laniarius atrococcineus Quelques individus.
79 Corvinelle noir et blanc Corvinella melanoleuca Vue à une seule reprise.  La longue queue et les taches blanches sur les ailes sont diagnostiques.
80 Pie-grièche fiscale Lanius collaris subcoronatus Vue à plusieurs reprises.  Sous-espèce « Pie-Grièche de Latakoo », de l’ouest aride, avec sourcils blancs.
81 Gladiateur bacbakiri Telophorus zeylonus Peu vu.
82 Badagais casqué Prionops plumatus Une petite troupe.
83 Eurocéphale à couronne blanche Eurocephalus anguitimens Plusieurs, notamment à Etosha.
84 Choucador à épaulettes rouges Lamprotornis nitens Commun.
85 Choucador de Burchell Lamprotornis australis Peu.
86 Choucador de Meves Lamprotornis mevesii Peu.
87 Rufipenne nabouroup Onychognathus nabouroup Commun et peu farouche.  Le roux des pennes est visible surtout en vol.
88 Souimanga à poitrine rouge Chalcomitra senegalensis Assez fréquent.
89 Souimanga fuligineux Cinnyris fuscus Commun.
90 Souimanga de Mariqua Cinnyris mariquensis Assez peu vu.
91 Moineau domestique Passer domesticus Très commun.
92 Moineau mélanure Passer melanurus Commun dans certains endroits, notamment à Sossusvlei.
93 Moineau sud-africain Passer diffusus Peu vu.
94 Mahali à sourcils blancs Plocepasser mahali Assez commun et très visible.
95 Républicain social Philetairus socius Commun.  Ses énormes nids ne peuvent être manqués.
96 Tisserin à tête rousse Ploceus velatus Vu une seule fois.
97 Travailleur à bec rouge Quelea quelea Quelques-uns.
98 Astrild à moustaches Estrilda erythronotos Vu une seule fois.
99 Cordonbleu grenadin Uraeginthus granatina Vu une seule fois.
100 Cordonbleu de l’Angola Uraeginthus angolensis Vus quelques fois en petits groupes.
101 Sporopipe squameux Sporopipes squamifrons Quelques-uns, notamment à Sossusvlei.  Oiseaux extrêmement confiants.
102 Beeaumarchais melba Pytilia melba Vu une seule fois.
103 Serin de Sainte-Hélène Serinus flaviventris Quelques-uns.

Autres espèces animales :

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Un « rat » qui n’en est pas un : le Rat palmiste (Photo Jean-Claude Uzzeni)

 

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Zèbres de Burchell et Oryx (Photo Gérard Joannès)

 

Chacma (Papio ursinus).  Ce babouin noir vit en petites troupes et se reconnaît très facilement.  

Céphalophe de Grimm (Sylvicapra grimmia). Vu une seule fois.

Oryx ou Gemsbok (Oryx gazella).  Commun.

Springbok (Antidorcas marsupialis).  Très commun.

Steenbok (Raphicerus campestris).  Commun.

Impala (Aepyceros melampus).  Espèce introduite.
Bubale Caama (Alcephalus caama).  Espèce introduite.
Élan du Cap (Taurotragus oryx).  Espèce introduite.

Bontebok (Damaliscus dorcas dorcas). Rare.

Blesbok (Damaliscus dorcas phillipsi). Espèce introduite.

Grand Koudou (Tragelaphus strepsiceros).  Assez commun. Les mâles sont très impressionnants avec leurs grandes cornes spiralées.

Hippotrague noir (Hippotragus niger).  Espèce introduite.

Dik-Dik de Kirk (ou du Damaraland) (Rhynchotragus kirki).  Cette antilope, la plus petite au monde, a été vue 2 ou 3 fois.

Girafe « masai » (Giraffa camelopardalis giraffa). Très commune.
Otocyon (Otocyon megalotis). 3 individus vus à une seule reprise.

Chacal à Chabraque (Canis mesomelas). Assez commun.

Phacochère (Phacochoerus aethiopicus). Commun.  Je m’attendais à voir un animal beaucoup plus gros.

Zèbre de Burchell, sous-espèce « Zèbre de Chapman » (Equus burchelli antiquorum).  Nombreux.

Zèbre de de montagne (Equus zebra).  2 individus observés de loin.  C’est plus le biotope que l’observation en elle-même qui nous a permis de les identifier.

Gnou bleu (Connochaetes taurinus taurinus). Assez commun.

Gnou à Queue blanche (Connochaetes gnou).  Plus rare que l’espèce précédente.  Contrairement à celle-ci, il  est toujours en train de courir à droite ou à gauche.

Éléphant d’Afrique (Loxodonta africana).  Il paraît que cette espèce est très fréquente en Namibie mais nous n’en avons pas vus énormément.

Rhinocéros noir (Diceros bicornis).  Vu une seule fois.

Rhinocéros blanc (Cerathotherium simum).  Plus placide que l’espèce précédente. 3 individus dans une réserve privée.

Lion (Panthera leo).  Difficile à voir et rare.
Mangouste rouge (Herpestes sanguineus).  Vue une ou deux fois.

Mangue rayée (Mungos mungo).  Plusieurs individus observés facilement.

Rat de Dassie, faute d’avoir trouvé un autre nom (Petromus typicus).  Assez peu.

Daman de rocher  (Procavia capensis).  Assez commun.

Écureuil fouisseur du Cap (Xerus inauris).  Commun.

Rat palmiste (Xerus erythropus).  Quelques uns.

Otarie à Fourrure du Cap (Arctocepalus pusillus).  Très nombreuses.

Agame des rochers (Agama planiceps).  Plusieurs.

Vipère à Cornes (Bitis caudalis). Un individu trouvé au fond du Canyon de Sesriem.

Ténébrion du Désert (Onymacris unguicularis). Quelques uns, pas uniquement dans les dunes.

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