Crète 2014

 

 

crete_carte
La Crète

 

 

 

Quelques renseignements

La Crète est une île qui s’étend sur 260 km d’est en ouest et 50 km du nord au sud dans sa plus grande largeur.  Elle est couverte de deux massifs montagneux calcaires percés de nombreuses gorges qui font la joie des randonneurs.  La région nord, où se trouvent les plus grandes villes, est nettement plus riche que la côte sud mais beaucoup  moins sauvage.  Il fait assez chaud dès le mois de juin mais lors de notre voyage du 3 au 17 juin 2014, les lauriers roses qui bordaient de nombreuses routes de montagne n’étaient pas encore desséchés et le vent qui soufflait assez souvent suffisait à rafraîchir l’atmosphère.  A cette  époque, la crise économique sévissait sur l’île mais les Crétois la subissait avec stoïcisme et bonne humeur et les touristes que nous étions trouvaient que les prix étaient corrects tant pour la nourriture que pour l’hébergement.

On m’avait dit pis que pendre de la façon de conduire des autochtones mais s’il est vrai qu’ils prennent quelques libertés avec le code de la route, ils ne sont pas plus dangereux que dans bien d’autres endroits au monde.  La difficulté peut venir de l’étroitesse de certaines rues dans les grandes villes et des routes tortueuses en montagne même si le réseau routier est bon, sauf dans certaines régions pittoresques du centre et de l’est de l’île où vous rencontrerez des pistes caillouteuses.  Il n’est pas toujours facile de trouver son chemin car vous devrez vous habituer à l’alphabet cyrillique et il faudra vous en souvenir lors de l’utilisation du GPS.  Vous apprendrez alors que La Canée, Chania et Xania sont en fait une et même ville.  Un certain nombre de localités portent des noms de saints (Agio) ou de saintes (Agia) et il sera bon de savoir dans quelles provinces de Grèce elles se trouvent si vous ne voulez pas que votre GPS vous indique de prendre le bateau et faire ensuite 300 km alors que l’endroit que vous cherchez se trouve à 30 km de là où vous êtes garé.  Le carburant n’est pas bon marché et les stations-services sont assez rares dans les régions reculées, de plus, la carte de crédit n’est pas forcément acceptée car les banques prennent une commission que les commerçants jugent trop élevées.

Notre voyage

Si vous voulez vous rendre directement à la liste des espèces observées, voyez en fin de page.

03 juin 2014

Nous quittons l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle à bord d’un avion de la compagnie Agean  sur un vol retardé d’environ une heure.  Nous avons compris pourquoi quand le Boeing 737 atterrit à 22 h 40.  Il soufflait un vent tellement violent que notre appareil a été  secoué dans tous les sens, les hôtesses se tenant debout dans les couloirs en tenant les portes des compartiments à bagages pour qu’elles ne s’ouvrent pas.  Les sacs en papier disposés devant nos sièges ont été utilisés par certains passagers et tout le monde a été soulagé quand nous avons pu enfin sortir de l’avion.  Un taxi nous a amenés à l’Hôtel Sofia pour la modique somme de 10 €.

04 juin 2014

Notre hôtel étant situé tout près de l’aéroport, nous avons repris un taxi pour aller récupérer notre Transporter et notre Megane chez Europcar.  Les véhicules sont dans un état passable seulement et le voyant lumineux qui refuse de s’éteindre sur mon tableau de bord ne me dit rien qui vaille, même si le responsable de l’agence m’assure qu’il ne s’agit que d’un problème mineur dû au carburant utilisé par le conducteur précédent.  Nous roulerons ainsi sans problème majeur pendant tout notre séjour, la difficulté principale ne venant que d’une fenêtre récalcitrante que nous avons réparée nous-mêmes.  La Mégane est en meilleur état, même s’il faut des bras herculéens pour desserrer le frein à main.   Afin de trouver le bien nommé Parking Central à Heraklion, je dois prendre des ruelles tellement étroites que je dois parfois effectuer des  manœuvres pour tourner à un carrefour.  Bien entendu, je bloque tout le monde mais personne ne s’énerve et je trouve alors que les Crétois sont des gens charmants.  Il faut bien que les livreurs passent eux aussi et je ne dois sûrement pas être le seul à rencontrer ce genre de difficultés.

Nous faisons un passage rapide par l’église byzantine Saint-Tite datant du 16e siècle et la loggia attenante à l’hôtel de ville.  La basilique Saint-Marc, transformée en centre culturel se trouve tout près de là et après y être entrés, nous poursuivons à travers les rues animées jusqu’à la Fontaine Morosini soutenue par des lions de pierre.  Quelques photos et nous arrivons à la Cathédrale Agios Minos, la plus grande de Grèce paraît-il. Cette haute bâtisse ocre, surmontée d’un grand dôme, est  décorée de belles fresques.

024heraklioncathagiasminas
Cathédrale Agios Minos (Photo Danielle Joannès)

 

Juste à côté, se trouve l’Eglise de Sainte-Catherine mais nous ne pourrons voir les superbes icônes car le musée est fermé.  Nous marchons donc jusqu’à la fontaine Bembo, perdue au milieu des consommateurs de la buvette toute proche et comme c’est l’heure du déjeuner, nous nous rendons vers le port.  Entre temps, j’ai pu voir quelques Corneilles mantelées, un Moineau cisalpin et un Moineau friquet.   Nous sommes bien installés sur une terrasse et goûtons à notre premier repas crétois, qui est tout à fait correct même si je ne suis pas amateur de la feta et du raki qui régaleront mes compagnons de voyage.  Nous avons une belle vue sur le Fort vénitien de Koules et les remparts de l’arsenal.  Le port est très animé, la circulation dense et bruyante et nous sommes de surcroît survolés de temps à autre par les avions décollant de l’aéroport peu éloigné du centre-ville. Après le repas, nous nous promenons le long des docks vers le Fort autour duquel les Martinets noirs semblent prendre plaisir à voler dans les rafales du Meltem, ce vent qui nous a tant chahutés la veille quand nous avons atterri.  Il est encore assez fort pour gêner un peu notre marche et soulever de belles vagues qui viennent s’écraser contre le pied du bâtiment.

Au loin, je détecte trois Puffins cendrés et des Goélands leucophées qui se jouent eux aussi des éléments en furie.  Nous nous rendons ensuite au musée archéologique et nous y passons un bon moment car il est vraiment magnifique.  On y trouve notamment une reconstitution du palais du roi Minos, le disque de Phaistos dont le texte n’a pas encore été déchiffré, des statues, des urnes funéraires et bien d’autres merveilles encore.  Attention, on peut photographier certains sujets mais pas d’autres et il faut un coup d’œil attentif aux vitrines pour ne pas commettre une infraction et se faire rappeler à l’ordre par les gardiens du musée. Nous sommes bien fatigués quand nous regagnons notre hôtel à la nuit tombée car nous avons beaucoup marché.

 

img_1028goelandleucophee
Goéland leucophée (Photo Gérard Joannès)

 

05 juin 2014

Nous avons assez mal dormi à cause du bruit des avions qui décollent non loin de nous mais nous faisons contre mauvaise fortune bon cœur et partons pour Knossos.  La foule est dense sur le site archéologique mais nous nous y attendions. D’après Evans, qui découvrit le site, ce serait là que se trouvait le palais du roi Minos.  On y trouve bien entendu de vieilles pierres mais aussi des ruines reconstituées ce qui peut donner une idée de la réalité de l’époque mais bien entendu, on se demande forcément quelle est la part de subjectivité dans cette reconstruction.

 

089knossosweb
Knossos (Photo Danielle Joannès)

 

Sur place, nous avons aussi pu entendre et voir  des Paons bleus domestiqués et de nombreux moineaux que j’ai d’abord eu un peu de mal à identifier avec certitude.  Il y avait là toute une déclinaison de plumages intermédiaires entre le Moineau domestique, le cisalpin et l’espagnol et j’ai également vu voir des Moineaux friquets.

Quelques Hirondelles rustiques et des Hirondelles rousselines volaient au-dessus du site, indifférentes à tous les touristes qui déambulaient entre les ruines.  Nous partons ensuite pour le plateau de Lassithi, célèbre pour ses nombreux moulins à vent et en cours de route, j’aperçois mon premier Vautour fauve.  Je suis un peu déçu par les villages du plateau car ils présentent un aspect assez délabré et les moulins à vent sont soit totalement à l’abandon, soit construits exprès pour les touristes.  Ils sont souvent remplacés par des éoliennes plus fonctionnelles mais bien moins jolies.  Nous suivons au hasard les petites routes de campagne et je note enfin l’un des oiseaux que j’espérais bien voir, à savoir le Faucon d’Eléonore.  J’en verrai encore deux autres un peu plus loin, ainsi qu’une Huppe fasciée, des Vautour fauves, des Grands Corbeaux et surtout un jeune Gypaète barbu.  Ce rapace de 2,8 m d’envergure effectue ses orbes majestueux au-dessus de nous dans la région de Kaminaki, alors que nous quittons le plateau.

 

dsc_0473b
Gypaète barbu immature (Photo Simone Girault)

 

Tous ces oiseaux ainsi que le soleil et les paysages de plus en plus beaux sur les contreforts du plateau me mettent d’excellente humeur.  Nous poursuivons ensuite plein est vers la côte et le village de Plaka d’où nous voyons l’île de Spinalonga qui abritait une ancienne léproserie jusqu’en 1957.  Nous faisons ensuite demi-tour en nous arrêtons plusieurs fois pour observer la ville d’Agios Nikolaos qui se découvre à nos yeux.  Nous chercherons assez longtemps notre hôtel qui a changé de nom sans que notre agence de voyage nous ait prévenus. Il n’y a pas de parking et il nous faudra traîner nos valises assez longtemps puis monter quelques volées d’escaliers avant de pouvoir les déposer dans les chambres de l’Hôtel Mistral Bay, qui, heureusement, nous a offert un service impeccable.

06 juin 2014

Après une nuit reposante et un bon petit déjeuner, nous faisons un tour rapide d’Agios Nikolaos pour voir notamment son lac intérieur qui est finalement assez décevant car il n’y a ni végétation ni oiseaux.  Nous nous rendons donc à l’église de Panagia Kera dans la région de Kritsa.  La petite église édifiée dans un cadre superbe est entourée de cyprès et ses fresques byzantines du 13e et du 14e siècle valent le déplacement, sans aucun doute.  Après cette visite, nous poursuivons vers l’est et la route offre alors de magnifiques points de vue sur la mer.  C’est au cours de l’un de nos arrêts que je vois un Traquet oreillard, très clair, posté sur un fil électrique à Platanos. Les nombreux lauriers roses, qui sont d’ailleurs parfois blancs bordent la route qui nous mène en direction du Monastère de Moni Toplou où nous faisons un arrêt avant de continuer jusqu’à la plage de Vai  et de la plus grande palmeraie d’Europe. Je pensais pouvoir m’y promener un peu mais elle est entourée d’un grillage assez laid, du plus mauvais effet.  La plage en elle-même est belle mais envahie de touristes et après nous être dégourdi un peu les jambes, nous prenons une boisson rafraîchissante et comme nous sommes arrivés à l’extrême est de l’île, nous prenons la direction du sud vers Kato Zakros à travers de magnifiques paysages désertiques et rocailleux.  J’aperçois encore quelques Traquets oreillards et je m’arrêterais bien pour voir s’il n’y a rien d’autre à voir mais la route est encore longue jusqu’à Ierapetra et comme il faut passer par des routes étroites et empierrées au milieu des montagnes, que la signalisation n’est pas très bonne et que nous n’avons qu’une adresse approximative pour l’hôtel Eden Rock, nous ne nous attardons pas.  Nous avons bien fait car il ne se trouve pas à Ierapetra comme nous le pensions mais à Agios, quelques km avant la ville et nous l’avons découvert presque par hasard grâce à un panneau caché sur le bord de la route.

07 juin 2014

Après un très bon petit déjeuner, nous prenons la direction de l’ouest, vers Ierapetra.  La côte sud n’est pas très belle par rapport à ce que nous avons vu jusqu’à présent.  De nombreuses serres recouvertes de bâches en matière plastique viennent gâcher le décor mais il faut bien que les gens gagnent leur pain quotidien.  Nous quittons la côte pour nous rendre au lac Bramanon dans l’espoir de voir quelques oiseaux.  Le site ne présente pas beaucoup d’intérêt notamment à cause du manque de végétation et le vent souffle fort mais la promenade est agréable.  Il y a là une Aigrette garzette, des Goélands leucophées mais je remarque surtout une émergence d’une bonne centaine de Trithemis pourprés et l’entomologiste débutant que je suis se fait un plaisir de bien observer ces espèces de libellules.  Nous faisons un arrêt du côté de Nea Mirtos où se trouve une belle petite chapelle avant de quitter la côte et de prendre une route plus montagneuse vers Ano Viannos.  Dans le ciel, tournent une vingtaine de Martinets à ventre blanc et un Vautour fauve alors que nous pique-niquons au milieu des oliviers en écoutant le chant d’un Bruant zizi.

 

aigrettegarzette15
Aigrette garzette Photo Simone Girault)

 

Après avoir fini de manger d’excellents abricots et des cerises délicieuses nous continuons vers l’ouest  jusqu’à Phaistos, l’autre site archéologique à ne pas manquer sur l’île.  Contrairement à Knossos, rien ou presque n’a été modifié en ces lieux qui datent de 1900 à 1700 avant JC et j’ai trouvé la visite tout aussi intéressante et bien plus reposante car il y a peu de monde.

 

136faistos
Phaistos (Photo Danielle Joannès)

 

Une heure et demie plus tard, nous nous rendons à Matala où se trouve l’hôtel Dimitris Villa que nous avions réservé pour la nuit.  Nous profitons d’un moment de libre pour aller sur la plage de la localité, connue pour ses grottes creusées dans la falaise dans lesquelles les hippies des années 60 parlaient de paix et d’amour. A notre retour, Elena, la patronne qui nous avait réservé un très bon accueil  nous a préparé un excellent repas avec des produits qu’elle a acheté sur place et que nous mangerons sur la terrasse au bord de la piscine.

08 juin 2014

Je me lève et je jette un coup d’œil dans le jardin de l’hôtel et je peux détailler à loisir le plumage surprenant des Moineaux cisalpins de Crète.  Je suis encore plus étonné quand je note depuis le balcon de ma chambre un Traquet oreillard dans le jardin en friches. Ce n’est vraiment pas le milieu qu’il fréquente habituellement en France.  Après le petit déjeuner, nous nous apprêtons à partir quand en faisant marche arrière, l’un d’entre nous emboutit légèrement le parechocs de la mère d’Elena, la propriétaire de l’établissement.  Nous pensons donc faire un constat à l’amiable comme cela se ferait chez nous mais la situation va se compliquer quand nous apprenons qu’en Grèce, les  assureurs des deux parties doivent venir constater les dégâts et rédiger eux-mêmes le constat.  Comme nous sommes un dimanche de Pentecôte et perdus dans un petit coin de Crète, il va falloir attendre.  Heureusement, l’attente n’est pas trop longue, tout se passe de façon très amicale et nous partons avec 2 ou 3 heures de retard seulement.  Nous arrivons à Spili où nous nous arrêtons pour voir ce qui fait la célébrité du village, à savoir une fontaine vénitienne alignant 25 têtes de lions qui crachent de l’eau.  Les Hirondelles rustiques sont très présentes dans le village et j’ai aussi vu plusieurs Martinets à ventre blanc près des montagnes environnantes.  Nous passons ensuite par les Gorges de Kourtaliotiko qui méritent un arrêt.  Une colonie de Vautours fauves peuple les falaises et nous voyons également  3 Craves à bec rouge, des Hirondelles de rochers, des Choucas des tours et des Grands Corbeaux.

 

hirondellerochers02
Hirondelle de rochers (Photo Simone Girault)

 

Nous nous dirigeons à nouveau vers la côte sud et nous nous arrêtons au monastère de Moni Preveli.  Toute cette région a été un haut-lieu de la résistance pendant la seconde guerre mondiale et quelques monuments le rappellent aux touristes.  Même si la chaleur commence à devenir pesante, le site est très plaisant car il se trouve sur une hauteur d’où l’on voit la mer.  Dans les montagnes au nord, j’observe une vingtaine de Vautours fauves.  Nous faisons demi-tour et nous nous arrêtons aux ruines du monastère de Kato Preveli  pour nous reposer un peu à l’ombre des arbres qui bordent un charmant petit ruisseau.  J’y observe plusieurs insectes comme des papillons (une Belle-Dame mais aussi un Machaon), un insecte impressionnant qui ressemble à un gros frelon mais qui est en réalité une Scolie des jardins, des libellules (Orthetrum brun, Anax empereur) et surtout un petit héron qui vit habituellement caché dans les roseaux, le Blongios nain.  J’avoue que je serais encore bien resté un peu sur ce site mais il faut poursuivre notre chemin et lors de l’arrêt suivant nous visitons encore une autre chapelle, construite à flanc de falaise dans les Gorges de Kotsifou.  Nous faisons un dernier arrêt devant la forteresse de Frangokastello située au bord de la  mer et nous arrivons enfin à  l’hôtel Samaria à Chora Skafion.

09 juin 2014

Nous avons prévu de prendre le bateau pour nous rendre à l’entrée sud des Gorges de Samaria et en l’attendant, j’observe la mer qui est désespérément vide d’oiseaux, à part quelques Goélands leucophées.  Dans le ciel, je peux quand même noter au moins 200 Martinets à ventre blanc alors que dans le village les Tourterelles turques chantent à qui mieux mieux.  Nous embarquons à bord du  Daskalogiannis à 10 h 30 et faisons une courte escale dans le charmant petit port de Porto Loutro avant de débarquer à Agia Roumeli à 11 h 40.  Les Gorges de Samaria sont paraît-il les plus profondes d’Europe et la plupart des gens y font une randonnée de 13 km en descendant à partir de l’entrée nord.  Pour des raisons de commodité, nous avons décidé d’en visiter uniquement la partie sud qui est la plus belle d’après ce que nous avons lu dans les guides même s’il faut monter au lieu de descendre.  Le chemin est assez plat au départ et longe un torrent au milieu de massifs de lauriers roses très spectaculaires.  J’aperçois un Monticole bleu, des Grands Corbeaux et de nombreuses Hirondelles de rochers avant de faire une pause pour le pique-nique et d’attaquer les gorges en elles-mêmes.  Les falaises se resserrent après quelques centaines de mètres, pour devenir très étroites par endroits et on atteint ensuite une forêt de conifères qui permet de marcher à l’ombre, ce que nous apprécions car le soleil tape.

202samariaweb
Gorges de Samaria (Photo Danielle Joannès)

 

Notre groupe se sépare afin que chacun puisse marcher à son rythme, l’essentiel étant d’être de retour au village pour reprendre le bateau à 17 h 30.  Arrivés à ce qu’on appelle la 3e porte, à savoir un étranglement dans les falaises, nous faisons demi-tour car le paysage ne change plus et un orage se met d’ailleurs à gronder.  Au cours de cette agréable promenade, j’ai pu observer plusieurs Bergeronnettes des ruisseaux, des Mésanges huppées et encore quelques Vautours fauves au-dessus des falaises.  Nous avons le temps de boire une boisson fraîche dans le port avant de reprendre le bateau dans le sens inverse, sur une mer d’un bleu intense.

10 juin 2014

Nous quittons Chora Skafion mais juste avant le départ, j’ai encore la chance de voir passer un Goéland brun au-dessus du port.  Comme nous sommes à présent bien en jambes, nous avons décidé de faire une randonnée dans les Gorges d’Imbros qui sont un peu  moins connues mais également très belles et d’un abord un peu plus facile.  Nous avons garé notre voiture à Komitades où se trouve un petit parking qui est gratuit si on consomme quelque chose au retour dans le café situé au départ du chemin qui mène aux gorges.  Le chemin est moins raide mais plus caillouteux que celui de Samaria et je peux voir quelques oiseaux en cours de route : un Faucon d’Eléonore, un Faucon hobereau et de nombreuses Hirondelles de rochers.  En plus de cela, un Lézard vert des Balkans se chauffe au soleil.  Après cette agréable randonnée, nous reprenons la voiture et traversons l’île dans sa largeur pour arriver à La Canée, sur la côte nord.  C’est à mon sens la plus belle ville de la Crète, mais tous les touristes le savent et il y a beaucoup de monde dans les rues.  Les vieux quartiers sont entourés de remparts au-dessus desquels virevoltent en sifflant de nombreux Martinets noirs.  Après avoir déambulé dans les anciens quartiers musulmans aux ruelles étroites et agréablement ombragées, nous nous promenons le long du port où se dresse l’ancienne mosquée des Janissaires.  Nous dînons dans un endroit un peu plus calme et terminons en prenant comme dessert un excellent baklava.  C’est une pâtisserie assez sucrée mais je ne m’en lasse pas.

 

249lacaneemosqueeweb
La Mosquée des Janissaires à La Canée (Photo Danielle Joannès)

 

Une fois la nuit tombée, le quartier du port s’anime encore et les gens semblent prendre un plaisir tout particulier à admirer l’eau qui scintille de tous les néons des nombreux restaurants et boutiques qui font vivre cette ville.  Nous récupérons nos voitures pour nous rendre à l’hôtel Klinakis Beach situé dans un quartier mois central.

11 juin 2014

L’hôtel que nous avons choisi est calme et donne sur une jolie petite plage mais j’ai été mangé par les moustiques parce que j’avais laissé la fenêtre ouverte et ne disposais pas de répulsif.  Oubliant cela, nous sommes partis faire une virée dans la presqu’île d’Akrothiri située au nord-est de la ville.  Nous poussons jusqu’à Marathi d’où la vue sur la mer est assez belle mais où il est interdit de prendre des photos car nous sommes dans une zone militaire.  Je ne suis pas déçu pour autant car je peux quand même noter deux Hirondelles rousselines et un Moineau espagnol.  Nous poussons jusqu’au monastère Gouvernetou situé dans un cadre absolument magnifique.  En général les moines choisissent des endroits calmes pour méditer et prier mais ils n’avaient pas pensé à l’époque de leur choix que des avions à réaction viendraient effectuer leurs piqués très impressionnants et tout aussi bruyants, juste au-dessus d’eux.  Il fait chaud sur ce terrain calcaire où poussent quelques rares buissons mais nous allons quand même jusqu’à l’église construite un peu plus bas, à flanc de falaise.  Elle est en travaux et pour donner un petit coup de main aux restaurateurs de ce monument, vous pouvez y transporter des cailloux déposés devant le monastère.  En cours de chemin, je vois un Monticole bleu femelle avec une becquée pour ses petits, bien cachés non loin de là.  Nous quittons le site après avoir jeté un dernier coup d’œil à la met qui s’étale, toujours aussi bleue, au pied de la montagne et repartons.  Le paysage étant vraiment à mon goût, je m’arrête pour observer quelques très vieux oliviers noueux et je prends en photo des abeilles qui butinent non loin de leurs ruches.  Mal m’en a pris car je me fais piquer à une paupière.  La paupière est bien enflée mais la douleur est supportable et cela ne mettra pas fin à notre visite, bien entendu.  Nous mangeons à Chora Fakia, très bien abrités du vent et du soleil sur une terrasse et on nous offre même les baklavas et le raki.  Les Crétois sont des gens vraiment sympathiques.  Après ce repas, nous visitons encore un monastère, du nom d’Agia Triada, qui est un bâtiment ocre au centre duquel se trouve un grand campanile.  Dans l’église, il  y a de belles icônes, des lustres en laiton, une superbe iconostase et un petit musée d’objets sacerdotaux.  Pour terminer la journée, nous retournons à La Canée afin de poursuivre la visite entamée la veille.

12 juin 2014

Nous parton ce matin pour le Lac d’Agia qui est l’un des sites les plus courus de l’île pour voir les oiseaux d’eau. Nous faisons d’abord un arrêt inutile à un café d’où l’on voit bien l’étang mais qui est situé trop loin pour faire de bonnes observations.  Nous continuons donc notre chemin et arrivons près d’un petit pont et d’un chemin qui longe le plan d’eau.  Je suis un peu déçu par le faible nombre d’oiseaux que j’aperçois à première vue mais ce sera quand même le site le plus riche parmi ceux que j’aurai vu en Crète.  Outre les habituels Goélands leucophées, je vois des Foulques macroules et deux Grèbes castagneux, une Gallinule Poule-d’eau, une Bouscarle de Cetti et surtout un Crabier chevelu.  Une Hirondelle de rivage survole l’étang, un Serin cini chante non loin de là, il y a aussi des Martinets noirs et des Martinets à ventre blanc et plusieurs Fauvettes à tête noire.  Pour ce qui est des reptiles, je vois encore une fois un Lézard vert des Balkans et les insectes sont représentés par un Orthetrum réticulé et un Anax empereur.  Nous quittons ce site et nous nous dirigeons une fois de plus vers l’intérieur des terres et la route grimpe.  Dans le ciel volent 4 Vautours fauves, ce qui prouve bien que nous revenons sur un terrain montagneux.    Nous pique-niquons à l’entrée nord des Gorges de Samaria et nous aurions bien fait quelques centaines de mètres à partir de l’entrée pour faire des photos mais les gardes se montrent intraitables et ne veulent pas nous laisser entrer malgré le ticket que nous avions payé la veille à partir de l’entrée sud.  Le vent souffle assez fort et l’air est nettement plus frais à présent.  Après une courte visite de l’église de Meskla, les beaux points de vue sont nombreux et nous pouvons nous arrêter à plusieurs reprises pour faire des photos depuis le bord d’une route assez raide et tortueuse avant de revenir vers La Canée où il fait 29°C.  Il y avait encore quelques endroits à visiter comme la synagogue, qui date du 15e siècle, la cathédrale catholique et la cathédrale orthodoxe.  Tous ces endroits témoignent du passé riche de cette petite île qui a attiré tant de monde et de l’attachement des habitants à leurs différentes religions.  Le soir, nous faisons un excellent repas sur la terrasse du Semiramis et mangeons en écoutant les chants de 3 musiciens jouant entre autres instruments du fameux bouzouki.

 

157vautourfauvesimone02web
Vautour fauve (Photo Simone Girault)

 

13 juin 2014

Nous avons bien dormi après avoir acheté une prise anti-moustiques et fermé nos fenêtres et nous sommes donc prêts à poursuivre notre périple, d’autant plus que le temps est toujours beau et chaud.  Nous longeons le bord de mer vers l’ouest mais abandonnons bien vite cette région qui n’est qu’une suite de stations balnéaires ne présentant que peu d’intérêt à nos yeux et nous faisons un petit arrêt au monastère de Moni Gonias dans la région de Kolimbari avant de pousser vers le sud de l’île jusqu’aux Gorges de Topolia et un peu plus loin encore nous prenons un sentier abrupt menant à la grotte de la Sagesse Divine, appelée aussi grotte d’Agia Sofia.  Nous ne sommes d’ailleurs pas les seuls êtres vivants dans ce lieu qui est aussi très fréquenté par les Moineaux cisalpins, les Hirondelles de rochers et les Pigeons bisets domestiques.  Nous aurons fait ainsi un peu de marche mais nous ne nous attardons pas et continuons jusqu’au point le plus occidental de notre périple pour atteindre le monastère de Chryssos Kalitissa.  Il est situé au bord de la mer dont les eaux très pures sont un régal pour les yeux.  Le but que nous nous étions fixé dans la région était en fait la superbe plage d’Elafonissi que l’on voit sur tous les sites vantant les mérites des paysages crétois.  Si la plage est effectivement très belle, elle est envahie de touristes et comme elle est très venteuse, elle attire en nombre les adeptes de tous les engins marins mus par le vent.  Si j’ai la chance d’observer un Cochevis huppé non loin de là, j’avoue que je suis quand même un peu déçu.  La route étant sans issue, il nous faut faire demi-tour avant de pouvoir revenir vers le sud jusqu’à Palaiochora.  Juste avant d’arriver dans cette station balnéaire, j’aperçois deux Faucons pèlerins.  Nous pensions trouver l’hôtel Megim dans ce village mais en fait il se trouvait à Koundura, quelques km plus à l’ouest dans un endroit moins fréquenté.  Nous allons cependant prendre notre dîner à Palaiochora qui est finalement une station balnéaire assez sympathique et nous pouvons de surcroît assister en direct au premier match de la coupe du monde de football car chaque restaurant a installé un écran de télévision sur le trottoir.  Après une petite promenade nocturne dans les rues de la ville, nous retournons à l’hôtel où j’ai la surprise et le plaisir d’entendre chanter un Petit-duc scops.

14 juin 2014

Après un excellent petit déjeuner, nous quittons Koundoura et continuons vers Azogires où se trouve le Monastère des Saints Pères.  Pour y accéder, il faut laisser la voiture dans le village et prendre un très beau chemin forestier longeant un ruisseau.  Les Fauvettes mélanocéphales font entendre leur bruit de crécelle, les Chardonnerets élégants le cliquetis de leur chant et je peux aussi observer un Orthetrum réticulé qui se chauffe au soleil près de l’eau.

 

orthetrumreticule10bliessch
Orthetrum réticulé (Photo Gérard Joannès)

 

Le monastère n’est pas très grand mais offre une superbe vue sur les environs et l’atmosphère y est propice à la méditation.  Après être remontés dans nos véhicules, nous suivons encore la route tortueuse et faisons un arrêt pour jeter un coup d’œil à la petite église de pierre de Sotirous Christou avant d’arriver dans le village de Sougi, au bord de la mer.  Nous déjeunons dans un restaurant devant la plage et pendant ce temps je vois une Hirondelle rousseline, un Faucon crécerelle et plus haut dans le ciel, quelques Grands Corbeaux.   Un peu plus tard nous sommes au bord des Gorges d’Irini que nous descendons par le côté nord, depuis le village d’Agia Irini.  La randonnée n’est pas difficile et très agréable et nous passerons une heure à nous promener dans le calme car les touristes ne sont pas très nombreux ici.  La flore est riche le long de ce parcours qui alterne les passages ombragés et ensoleillés mais il y a assez peu d’oiseaux, à part quelques Chardonnerets élégants et des Fauvette à tête noire.  Nous arriverons séparément à Maleme sur la côte nord de la Crète parce que si les routes sont spectaculaires elles sont aussi très tortueuses et nous avons fini par nous perdre de vue.  Nous sommes bien logés dans de grands appartements à l’hôtel Futura et faisons un repas agréable au bord de la mer au soleil couchant.

15 juin 2014

Nous quittons Maleme en direction du village reconstitué de Vamos que nous visiterons assez rapidement puis nous nous rendons au lac de Kournas, toujours dans l’espoir de voir quelques oiseaux intéressants.  Ce lac n’est malheureusement qu’un plan d’eau à pédalos et nous préférons continuer jusqu’à Rethymno après avoir pris notre déjeuner au bord de l’eau.  Je suis d’abord un peu déçu par cette ville où les boutiques à touristes sont très nombreuses dans les ruelles étroites mais il y a quand même quelques beaux remparts et de beaux balcons de bois qui gagneraient pourtant à être mieux entretenus. Heureusement, j’ai la chance de voir des Martinets pâles qui tournent en sifflant au-dessus des toits.  Nous achetons des baklavas à une dame âgée qui les fait elle-même et continuons jusqu’à Stavromenos Sfakaki  où nous serons bien logés à l’hôtel Thalassi Beach.

16 juin 2014

Après une bonne nuit nous piquons vers l’intérieur des terres jusqu’au monastère d’Arkadi d’où l’on peut voir le Mont Psiloritis qui avec ses 2456 m d’altitude est le plus haut sommet de la Crète.  Depuis le parking je peux voir un Moineau espagnol et entendre un Serin cini.  Ce monastère est un haut lieu de la résistance contre l’oppression des Ottomans mais le calme est à présent revenu même si des traces des combats sont encore visibles sur les bâtiments ou certains arbres.

 

390arkadiweb
Monastère d’Arkadi (Photo Danielle Joannès)

 

Nous prenons notre temps pour admirer la magnifique iconostase à l’intérieur de l’église et profitons aussi des jardins avant de continuer vers l’est et dans la région d’Elleftherna j’ai l’occasion de voir une Huppe fasciée et des Hirondelles rousselines.  La route est très sinueuse et nous faisons un petit arrêt pour nous reposer et visiter l’église d’Agios Mamas.  Dans le village, une Tourterelle des bois est visible sur un arbuste et plusieurs Fauvettes mélanocéphales chantent dans les buissons.  Nous finissons par arriver dans le village très touristique d’Anogia où quelques monuments rappellent que là aussi, il y a eu d’âpres combats contre les Turcs.  De vieilles dames vêtues de noir sont assises devant leurs broderies qu’elles cherchent à vendre dans les ruelles près de l’église.  Nous retournons à l’hôtel Sofia à Heraklion afin d’y déposer nos bagages et repartons aussitôt pour le centre-ville où nous prendrons notre dernier repas du soir.

17 juin 2014

Nous avons très bien dormi car cette fois-ci nos chambres n’étaient pas situées du côté des pistes de l’aéroport.  Nous rendons nos véhicules en émettant des réserves quant à l’état de ceux-ci et embarquons pour Paris où nous arriverons à 17 h.  Nous apprenons qu’il y a une grève à la SNCF ce qui gênera certains d’entre nous mais nous confortera personnellement dans le choix que nous avions fait de laisser notre voiture dans un garage pas très loin de Roissy.  Nous sommes un peu fatigués mais ravis de notre séjour dans cette île qui mérite d’être vue, tant pour ses nombreux édifices religieux que pour ses sites archéologiques et ses paysages, sans compter l’accueil amical des Crétois.

Liste des espèces vues pendant le voyage.

01 Grèbe castagneux Tachybaptus ruficollis Deux oiseaux observés au lac d’Agia.
02 Puffin cendré (= Puffin de Scopoli) Calonectris diomedea Trois le lendemain de notre arrivée au large d’Heraklion par fort vent.
03 Blongios nain Ixobrychus minutus Un oiseau assez confiant observé à Kato Preveli.
04 Crabier chevelu Ardeola ralloides Un oiseau caché dans les roseaux au lac d’Agia.
05 Aigrette garzette Egretta garzetta Un oiseau en vol au lac Bramanon.
06 Cygne Tuberculé Cygnus olor Un oiseau sur une plage près de Ierapetra et un au lac d’Agia.
07 Gypaète barbu Gypaetus barbatus Un immature nous survole longuement et à basse altitude à Kaminaki, sur les contreforts du plateau de Lassithi.
08 Vautour fauve Gyps fulvus Observé facilement un peu partout dans les montagnes.  Niche dans les gorges de Kourtaliotiko.
09 Buse variable Buteo buteo Observée occasionnellement notamment sur le Plateau de Lassithi.
10 Faucon crécerelle Falco tinnunculus Visible un peu partout.
11 Faucon hobereau Falco subbuteo Un oiseau observé dans les Gorges d’Imbros.
12 Faucon d’Eléonore Falco elenorae Observé sur le Plateau de Lassithi et dans les Gorges d’Imbros mais en petit nombre.
13 Faucon pèlerin Falco peregrinus Deux individus survolent la route au-dessus de Palaiochora.
14 Gallinule poule-d’eau Gallinula chloropus Un individu au lac d’Agia.
15 Foulque macroule Fulica atra Observée au lac d’Agia.
16 Goéland leucophée Larus michahellis Au bord de mer et sur les lacs.
17 Goéland brun Larus fuscus Un individu en vol au port de Chora Skafion.
18 Pigeon biset Columba livia En ville et dans les rochers.
19 Pigeon ramier Columba palumbus Dans les Gorges d’Imbros.
20 Tourterelle turque Streptopelia decaocto Très commune.
21 Tourterelle des bois Streptopelia turtur Un individu dans un arbuste à Agios Mamas.
22 Petit-duc scops Otus scops Chante le soir dans le parc de notre hôtel à Kundura.
23 Martinet noir Apus apus Commun.
24 Martinet pâle Apus pallidus Une dizaine à Rethymno.  Il est possible qu’il y en ait eu ailleurs mais la distinction avec le Martinet noir est difficile.
25 Martinet à ventre blanc Apus melba Deux cents oiseaux au moins observés à flanc de montagne depuis Chora Skafion mais vu aussi au lac d’Agia, à Matala, Moni Preveli et Nea Mirtos.
26 Huppe fasciée Upupa epops Un oiseau sur le Plateau de Lassithi et un à Elleftherna.
27 Cochevis huppé Galerida cristata Un oiseau près du château de Frangokastello et un autre dans la lande bordant la plage d’Elafonissi.
28 Hirondelle de rivage Riparia riparia Observée survolant le lac d’Agia.
29 Hirondelle de rochers Ptyonoprogne rupestris Communes dans les gorges.
30 Hirondelle rustique Hirundo rustica Très commune, notamment à Spili.
31 Hirondelle rousseline Hirundo daurica Observée en petits nombres à Knossos, Marathi, Sougia et Elleftherna.
32 Bergeronnette grise Motacilla alba Vue dans la lande à Elafonissi.
33 Bergeronnette des ruisseaux Motacilla cinerea Plusieurs dans les Gorges de Samaria.
34 Troglodyte mignon Troglodytes troglodytes Entendu dans les Gorges d’Imbros.
35 Traquet oreillard Oenanthe hispanica Dans des endroits broussailleux.  A Platanos sur un fil électrique à flanc de montagne, sur la plage de Vai, dans les rochers vers Kato Zakros et même dans le jardin en friche de notre hôtel à Matala.
36 Tarier pâtre Saxicola torquata Un individu à Anogia et un autre à Tzermadiou.
37 Monticole bleu Monticola solitarius Un mâle à Agia Roumeli et une femelle avec une  becquée près du Monastère de Gouvernetou.
38 Merle noir Turdus merula Observé notamment à Agia, près de l’étang.
39 Fauvette à tête noire Sylvia atricapilla Observée à Knossos, dans les Gorges de Samaria, à Agia et dans les Gorges d’Irini.
40 Fauvette mélanocéphale Silvia  melanocephala Entendue à plusieurs reprises, notamment à Agios Mamas.
41 Bouscarle de Cetti Cettia cetti Entendue à Mirsini et à Agia.
42 Mésange charbonnière Parus major Vue à Phaistos et Azogyres.
43 Mésange bleue Parus caeruleus Observée dans les Gorges d’Imbros et à Sougia.
44 Mésange huppée Parus cristatus Dans les résineux des Gorges de Samaria.
45 Geai des chênes Garrulus glandarius Dans les Gorges de Samaria, en train de se baigner dans le torrent.
46 Choucas des tours Corvus monedula Environ 50 à Spilia.  Vu également dans les Gorges de Kourtaliotiko, dans celles de Kotsifou et dans le village de Meskla.
47 Crave à bec rouge Pyrrhocorax pyrrhocorax Trois individus dans les Gorges de Kourtaliotiko.
48 Corneille mantelée Corvus cornix Plumage très contrasté.  Quelques-unes, notamment à Heraklion.
49 Grand Corbeau Corvus corax En petit nombre un peu partout, notamment en montagne et dans les gorges.
50 Moineau domestique et cisalpin Passer domesticus domesticus et italiae Un peu partout.  Difficiles à déterminer du Moineau espagnol, plus rare.  Plumage très variable.
51 Moineau espagnol Passer hispaniolensis Un mâle à Arkadi.
52 Moineau friquet Passer montanus Observé dans les jardins du musée archéologique d’Heraklion.
53 Pinson des arbres Fringilla coelebs A Knossos mais aussi dans les gorges.
54 Chardonnet élégant Carduelis carduelis Assez commun près de la grotte d’Agia Sofia.  Vu aussi à Azogyres, dans les Gorges d’Irini et à Arkadi.
55 Verdier d’Europe Carduelis chloris Observé à Knossos, Kritsa et dans les Gorgesd ‘Imbros.
56 Serin cini Serinus serinus Chante à Agia et au Monastère d’Arkadi.
57 Bruant zizi Emberiza cirlus Chante à Ano Viannos.

Autres espèces observées :

Reptiles :

Lézard vert des Balkans (Lacerta trilineata) : observable assez facilement.  Vu à Phaistos, dans les Gorges d’Imbros, au lac d’Agia et derrière la petite église de Sotirous Christou.

Insectes :

Trithemis pourpre (Thritemis annulata) : Une émergence probable d’au moins une centaine d’individus sur le barrage du Lac Bramanon.

Anax empereur (Anax imperator) : Observé à Kato Preveli et au lac d’Agia.

Orthetrum brun (Orthetrum brunneum) : Vu à Kato Preveli.

Orthetrum réticulé (Orthetrum cancellatum) : Vu au lac d’Agia et à Azogyres au bord d’un petit torrent.

Calopteryx éclatant (Calopteryx splendens) : Un individu près du torrent dans les Gorges de Kourtaliotiko.

Belle-Dame (Vanessa cardui) : Observée à Kato Preveli et au Monastère de Gouvernetou.

Machaon (Papilio machaon) : Vu à Kato Preveli et dans le village de Vamos.

Citron (Gonepteryx rhamni) : Observé en divers endroits.

Scolie des jardins : (Megascolia maculata) : Ressemble à un gros frelon.  Observé à Moni Preveli.

Plusieurs grandes sauterelles indéterminées et même une espèce de phasme.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s