Mongolie 2006

 

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Dans le Désert de Gobie (Photo Huguette Rambaud)

 

Quelques remarques sur le pays

 

Décalage horaire : La Mongolie a sept d’heures d’avance sur notre horaire alors que la région de Pékin n’en a que six.

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La Mongolie dans le monde

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La Mongolie (en rouge ce que nous avons fait en voiture. Déplacement en avion entre le nord et le sud).

Géographie et climat : La Mongolie est un pays trois fois aussi grand que la France, peuplé de 2,5 millions d’habitants dont 900 000 vivent dans la capitale, Oulan Bator. Nous avons visité les régions autour de la capitale, sur quelques centaines de km, ainsi qu’une toute petite partie du désert de Gobi. Il s’agit de régions de collines ou de moyennes montagnes où la végétation arbustive est généralement située en altitude. La Mongolie est le pays au climat le plus continental du monde et peut se résumer ainsi : printemps très venteux et froid, été plus doux mais pluvieux (sauf dans le désert de Gobi où il peut faire de 35 à 40 °C), automne agréable mais assez court et hiver glacial (il peut faire -40°C). Il faut donc emporter des habits chauds, des tenues plus légères et des vêtements imperméables même en été.

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Désert de Gobie (Photo Danielle Joannès)

 

Circulation : Il y a très peu de panneaux de signalisation ou de localisation et les indications sont souvent données en caractères cyrilliques. De plus, les noms de lieux se ressemblent parfois et peuvent avoir une orthographe différente. Les routes sont généralement mauvaises et les pistes de qualité inégale. On appelle route ce qui est couvert de bitume entre les cratères ou les trous. On appelle piste ce qui est couvert de terre ou de pierres entre les ornières et les trous. En ville, la signalisation a une fonction décorative car presque personne ne la respecte. Le véhicule le plus gros ou éventuellement celui qui klaxonne le plus fort a priorité. Le véhicule le plus gros qui a le klaxon le plus puissant est prioritaire sur tous les autres. En rase campagne, il faut se méfier des vaches, des chevaux, des moutons, des chèvres et des chiens qui traversent sans prévenir. Les yaks et chameaux se tiennent plus éloignés des voies de circulation et présentent moins de danger. Le carburant a un indice d’octane très bas et ne convient pas à n’importe quel véhicule paraît-il. Vous croiserez de nombreux camions transportant de la laine de mouton et comme bien des voitures, ils sont souvent vétustes et surchargés. Je n’ai jamais vu autant de pneus crevés, de roues brisées ou d’attelages rompus qu’en Mongolie. Ce tableau noir est heureusement éclairci par la gentillesse des Mongols mais cela ne vous sera d’aucun secours si vous devez vous débrouiller. Ne comptez pas sur votre anglais pour demander votre chemin auprès des nomades que vous rencontrerez ici ou là. Pour circuler, il vaut donc mieux avoir un chauffeur local car il pourra toujours se renseigner pour trouver la bonne piste ou faire réparer la voiture en cas de panne. C’est ce que notre organisation, Arts et Vie, avait prévu. Nous avions des véhicules 4X4 tout terrain modernes, pour la plupart japonais. Dans le désert de Gobi, nous nous sommes déplacés en minibus UAZ soviétiques antédiluviens mais apparemment bien adaptés aux conditions locales car leur importante garde au sol leur permettait de sauter d’une ornière à l’autre. Ils n’avaient aucun confort à part le tuyau de chauffage qui avait été arraché par les chocs répétés et pendait sur les pieds du passager avant qui n’en ressentait nullement le besoin. Un bidon d’essence répandait son odeur dans l’habitacle, ce qui n’avait rien d’engageant, tout comme l’absence de ceinture de sécurité.

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Dzohs ou Yaks domestiques (Photo Huguette Rambaud)

 

Nourriture et boisson: J’ai lu une notice qui disait : « De la viande pour les hommes, de l’herbe pour les animaux ». Ceci résume assez bien le régime des Mongols, essentiellement carné. Le menu classique est en général du mouton bouilli avec du riz. En tant que touristes, nous avions aussi droit à des crudités en hors d’oeuvre, surtout du chou. Comme nous avions peur d’attraper la tourista, un certain nombre d’entre nous n’y ont pas touché au début. Au bout de quelques jours, lassés du riz et du mouton, nous avons tout mangé et seule une personne a été malade. Nous avions aussi droit à un dessert, ce qui n’est pas commun pour les Mongols. La plupart du temps, il s’agissait d’une barre ou d’une gaufrette chocolatée, parfois d’une salade de fruits. Lorsque nous mangions dans des restaurants plus huppés, la nourriture était un peu plus variée. En ce qui concerne la boisson, nous avions le choix entre sodas ou bière mongole pour changer un peu de l’eau en bouteille. Celle du robinet était désinfectée à l’aide de pilules que nous avions emportées avec nous.  Si vous désirez en savoir plus sur la Mongolie ou si vous voulez y aller en individuel, visitez le site de l’une de nos guides locales, Enkhe.

Dates du voyage : du 10 au 26 juillet 2006. Nous étions vingt-et-un dans le groupe. Outre nos chauffeurs et Clément, notre accompagnateur français, nos guides locaux Enkhee puis Oyunaa, il y avait Huguette et François, Marie-Chantal et Marie-Paule, Suzanne et Rosy, Françoise, Patricia, Jean et Nicole, Marie-Claire, Simone, Daniel et Elizabeth, Simone, Maryvonne, Michelle, Claudine, et mon épouse Danielle. Chacun avait sa personnalité mais tout le monde avait l’esprit de groupe et jamais personne n’est arrivé en retard, même lorsqu’il fallait se lever tôt le matin. Grâce à cela, l’ambiance a été excellente tout au long du séjour.

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Aquarelle de Claudine Pacaud

 

10 Juillet.

 Départ pour Roissy Charles de Gaulle.

11 juillet.

 Il avait été prévu de partir de Paris pour Oulan Bator via Berlin mais à cause d’une erreur de la MIAT, la compagnie aérienne mongole, nous devons transiter par Pékin. De plus, nous partons avec une heure de retard à cause d’un passager chinois qui ne retrouve plus son billet.

12 juillet.

 Après environ 10 h de vol nous ratons notre avion pour la capitale mongole. Clément, notre guide se débrouille très bien et nous trouve un hôtel pour la nuit puis un bus pour nous emmener faire un tour en ville. Ce petit contretemps ne me dérange guère car je ne connais absolument pas la Chine. Ce qui me frappe tout de suite, c’est la chaleur lourde et humide, ainsi que l’air pollué de Pékin. Il n’y a plus de cols Mao dans les rues et les vélos sont beaucoup moins nombreux que les voitures. On peut voir des chantiers partout car le pays se prépare à accueillir les Jeux Olympiques de 2008. Nous visitons l’immense et tristement célèbre place Tian An Men ainsi que le parc de la Colline du charbon (Jing Shan Park). C’est dans ce lieu que je vois mes premières Pies bleues. Elles sont très différentes de nos Pies bavardes mais tout aussi bruyantes. Un peu plus loin, je reconnais une Tourterelle orientale à sa grande taille.

J’ai pu remarquer à plusieurs détails que l’on ne badinait pas avec l’autorité en Chine. L’ordre règne certes mais cela n’enlève en rien l’impression assez pénible que je ressens en voyant défiler au pas militaire ces employés d’une compagnie aérienne se rendant à leurs bureaux. Le soir, un violent orage déverse des trombes d’eau sur une population visiblement habituée à ce genre de phénomène. L’Hôtel Tian Yi que Clément nous a trouvé est tout à fait correct et nous y passons une très bonne nuit.

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Pékin, le long de la Place Tian An Men (Photo Danielle Joannès)

 

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Pékin, Place Tian An Men (Photo Danielle Joannès)

 

13 juillet.

 Il faut se lever à 3 h 45 pour nous rendre à l’aéroport mais visiblement, cela ne dérange personne dans le groupe. Altankhuyag Dugarai, un danseur de ballet mongol, exerçant son art dans la troupe de Roland Petit et qui s’était trouvé dans la même situation que nous s’est joint au groupe et signe force autographes dans l’avion. Nous atterrissons à Oulan Bator après 2 h 15 mn de vol et c’est dans la triste banlieue de cette capitale que je coche mes premiers Martinets de Sibérie. Nous faisons la connaissance d’Enkhee notre guide locale avec qui nous allons passer une partie de notre voyage. Depuis l’Hôtel Bayangol, à l’architecture toute soviétique mais qui répond parfaitement aux désirs des voyageurs occidentaux, j’aperçois un Milan brun. Nous essayons de nous habituer à la monnaie locale, le togrög et je remarque tout de suite qu’ici, l’argent a une odeur.
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Costumes traditionnels (Photo Danielle Joannès)

 

Nous nous rendons ensuite à la fête du Naadam. Cette célébration a lieu chaque année en souvenir du 11 juillet 1921, date à laquelle Soukhe Bator donna le pouvoir à son peuple. Elle perpétue des jeux qui remontent à l’époque de Genghis Khan : courses de chevaux, tir à l’arc et lutte. Nous sommes assis sur le béton en plein soleil, serrés les uns contre les autres, loin des officiels, mais au milieu du peuple et ressentons ainsi dans notre chair tout ce que représente cette fête pour les Mongols. Mes voisins crient à chaque fois qu’un des lutteurs semble avoir une possibilité de déséquilibrer son adversaire et quand cela se produit effectivement, sifflent et applaudissent à tout rompre. Le vainqueur entame ensuite la danse de l’aigle et le chef de cérémonie psalmodie ses louanges dans une langue tout à fait incompréhensible pour nous. Le gagnant monte à la tribune dans un bruit indescriptible et salue la foule sous les ovations redoublées.

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Lutteurs mongols (Photo Huguette Rambaud)

 

Pendant ce temps, d’autres vainqueurs font un tour d’honneur en costume traditionnel, les bras chargés de cadeaux. J’ai la chair de poule quand tout le public chante en chœur « Haluun elgen nutag« , (Mon beau pays). C’est un moment fort, inoubliable.

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Tour d’honneur au Naadam (Photo Danielle Joannès)

 

Nous quittons ensuite le stade et allons découvrir Oulan Bator. L’une d’entre nous se fait malheureusement voler sa carte de crédit et tout son argent sur la place principale de la ville ce qui nous incite à redoubler de vigilance.

14 juillet.

 Nos véhicules tout terrain sont alignés devant l’hôtel et nous faisons connaissance avec Sukhee, notre chauffeur, qui nous emmènera jusque dans la région de Darhan en compagnie d’Enkhee, notre guide locale. En cours de route, je vois mes premiers Traquets isabelle, Chameaux et Yaks domestiques. La route s’étire au milieu des collines recouvertes d’herbe rase, passant de temps à autre le long d’un village tristounet où quelques barres de béton voisinent avec des baraques de bois entourées de palissades. Nous sommes un peu surpris lorsque les chauffeurs s’arrêtent pour la première fois près d’un Ovoo. Il s’agit d’un lieu de prière où chacun jette un caillou, ce qui finit par constituer un monticule assez élevé que l’on contourne dans le sens des aiguilles d’une montre. Il est parfois agrémenté d’écharpes de prière de couleur bleue.

Un peu plus loin, un Faucon sacre et un Vautour Moine survolent la steppe et deux Grue Demoiselle se nourrissent tranquillement au bord de la route. Dans la steppe, quelques Sousliks à longue Queue se dressent près de leurs terriers. Lors d’une pause près d’une rivière, je coche mon premier Bruant à Oreillons. Au bout de plusieurs heures de routes et de pistes défoncées, nous nous arrêtons dans la région de Baruunbüren à 250 km à l’ouest d’Oulan Bator.

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Grues demoiselles (Photo Marie-Yvonne Ciaravola)

 

Les yourtes blanches se détachent nettement sur la prairie verte au milieu des collines parsemées de rochers et elles sont bien plus confortables que je ne l’imaginais. Il y a de vrais lits, avec des sommiers de qualité inégale et des couvertures odorantes. Il y a même une ampoule électrique, quelques fauteuils, une petite table et un fourneau avec un long tuyau de poële. Il faut d’ailleurs l’enlever pour pouvoir faire glisser à l’aide d’une corde la couverture de feutre qui se trouve sur le toit et qui empêche la pluie d’entrer. Les toilettes et les douches communes se trouvent un peu plus loin. Quelques Pikas de l’Altaï peu farouches se nourrissent autour des yourtes et viennent se réfugier sous celles-ci à la moindre alerte. Danielle et moi allons nous promener jusqu’aux rochers environnants où j’observe des Traquets du Désert, Traquets pie, Alouettes haussecols et même une grenouille que je n’ai pas le temps de déterminer car la pluie commence à tomber. Comme les moucherons nous harcèlent malgré les bandanas qui nous recouvrent le visage, cela nous donne une raison suffisante pour rebrousser chemin.

15 juillet.

 Au camp, nous rencontrons un groupe de Français qui préparent un raid Paris-Pékin en 2 CV. Ce n’est pas le même esprit que le nôtre mais nous échangeons quand même quelques propos sur le pays. Nous partons ensuite visiter le « Monastère de la félicité tranquille » à Amarbayasgalant. Il a été construit au XVIIIe siècle par l’empereur mandchou pour abriter les reliques de Zanabazar, un haut dignitaire religieux et un grand artiste. On peut se promener où l’on veut dans les bâtiments et les moines, habitués aux touristes, ne s’offusquent point de nos déplacements et acceptent de bonne grâce qu’on les photographie. Les temples sont bien décorés et très pittoresques, tout comme les moulins à prières, ovoos et autres objets de culte.
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Un des temples à Amarbayasgalant (Photo Danielle Joannès)

 

Je suis content d’avoir la possibilité de faire un peu d’observations ornithologiques sans être obligé de me dépêcher. Des Choucas de Daourie, Craves à Bec rouge et Martinets de Sibérie volent et crient entre, voire sur les temples. Des Sousliks à longue Queue courent de toute la vitesse de leurs petites pattes au milieu des pagodes, l’un d’eux se faisant d’ailleurs attraper et croquer séance tenante par un chien errant. En sortant du temple, je vois un superbe Aigle des Steppes survoler lentement le site.

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Souslik à longue Queue (Photo Nicole ou Jean Mendoza)

 

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Stupa et ovoo (Photo Danielle Joannès)

 

Dans la rivière, non loin de là, boivent des chevaux qui ne cessent d’opiner du chef, tous ensemble. J’ai observé cette attitude plusieurs fois pendant le voyage et je ne me l’explique toujours pas.

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Vive la liberté ! (Photo Rosy Grillo)

 

Nous quittons ce lieu de félicité pour nous rendre à un alignement de stupas que nos guides admirent avec autant d’intérêt que nous et davantage de dévotion. D’après ce que j’ai retenu, une stupa contient une relique de Bouddha, ce qui n’est bien sûr pas le cas d’un ovoo.

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Stupas (Photo Danielle Joannès)

 

De retour au camp de yourtes, je fais une petite promenade au milieu des nombreux edelweiss et je trouve aussi le magnifique Lys martagon.

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Lys martagon (Photo Danielle Joannès)

 

La steppe sent bon les plantes sauvages et des sortes d’Oedipodes bleues  ou rouges décollent en grand nombre de tous côtés ainsi que des criquets et des sauterelles. Il y a vraiment de quoi nourrir les oiseaux mais ceux-ci ne se manifestent guère. Dans la soirée, après une douche glacée, nous rendons visite à des éleveurs de chèvres. Ils nous font déguster leurs fromages (j’ai horreur des laitages), nous parlent de leur mode vie et en échange, nous leur donnons quelques cadeaux emportés avec nous précisément pour cela. Il fait clair jusque vers 22 h 30 ce qui nous permet de profiter au maximum de ces journées bien remplies.

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Une grosse sauterelle du genre Antaxie (Photo Nicole ou jean Mendoza)

 

16 juillet.

 Après une bonne nuit sous la yourte, nous retournons à Oulan Bator, sous une légère pluie. En cours de route, j’observe plusieurs Alouette de Mongolie, facilement repérables avec leur grande plage blanche sur les ailes. À présent nous connaissons mieux Enkhee et Soukhee et regrettons d’autant plus qu’ils ne puissent mieux s’exprimer dans notre langue car cela empêche tout réel contact avec le reste du groupe.
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Notre convoi (Photo Danielle Joannès)

 

17 juillet.

 Aujourd’hui, nous irons voir le monastère de Gandantegchinlin, situé dans la banlieue d’Oulan Bator. Les temples sont très intéressants à visiter, même si nous commençons à nous énerver un peu lorsque nous nous faisons racketter officiellement pour prendre des photos. Dans l’un de ces temples se trouve une énorme statue de Bouddha de 20 m de haut autour de laquelle se pressent touristes et pèlerins. Après la visite, notre chauffeur de bus se perd dans la nature en cherchant le camp de yourtes où nous devons aller déjeuner. La piste n’est vraiment pas faite pour un bus mais il passe quand même. Bloqués par un ravin, nous terminons le chemin à pied. Comme à chaque fois que nous serons dans une région de montagnes, nous verrons des Yaks. Il y en a des noirs, des blancs, des gris, des bruns, tous plus beaux les uns que les autres. Je suis surpris de voir comme ils sont fins lorsqu’ils sont face à vous. Après le repas, nous nous rendons à Mandchir (ou Manzuchir) voir un autre monastère admirablement situé au pied d’une montagne. Il faut malheureusement s’acquitter du droit de péage, y compris pour photographier les paysages. Le petit musée d’histoire naturelle qui se trouve près du temple ne vaut vraiment pas le détour et les animaux empaillés font peine à voir. Heureusement, il y a aussi des oiseaux bien vivants sur le site. Je fais une belle observation de deux Huppes fasciées se nourrissant dans les ruines d’un temple et d’un Aigle botté en phase claire, houspillé par un Milan brun. J’aurai un peu plus de mal à déterminer un Roselin cramoisi qui se perche à contre-jour au sommet d’un arbre mais le Rougequeue aurore que je verrai par la suite me posera moins de problèmes.
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Milan brun (Photo Huguette Rambaud)

 

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Mandchir (Photo Danielle Joannès)

 

Sur le chemin du retour, je verrai encore plusieurs Vautours Moines et surtout un beau Faucon de l’Amour. Arrivés à Oulan Bator, la pluie se met à tomber, ce qui n’est pas dramatique en soi. Ce qui est plus gênant, c’est qu’il a aussi bien plu sur le désert de Gobi où nous devons nous rendre le lendemain. La piste n’est pas praticable et les avions ne peuvent ni atterrir ni décoller. Il va sûrement falloir patienter, ce qui n’est pas ma qualité principale.

18 juillet.

 Nous passons toute la journée à l’aéroport car la piste de terre n’est toujours pas praticable. Pour ne pas perdre notre temps à bayer aux corneilles ou aux Choucas de Daourie, Clément nous gratifie d’un cours sur le Bouddhisme que nous mettrons à profit lors de nos différentes visites culturelles ultérieures. Nous décollons finalement en fin d’après-midi dans un Fokker 50 qui atterrit sans encombre sur l’unique piste de l’aéroport de Bulagtai près de Dalanzadgad, à environ 600 km au sud d’Oulan Bator. Le camp de yourtes de Juulchin Gobi 1 où nous sommes hébergés est situé juste à la sortie mais comme il n’y a pas de vols de nuit, cela ne nous dérangera pas et au moins nous n’aurons pas à marcher bien loin lorsqu’il faudra repartir. Les yourtes sentent très fort le mouton car le feutre est mouillé mais on s’habitue à tout. Nous ne nous attardons pas et montons dans de vieux minibus UAZ de l’ère soviétique pour aller trouver un chamelier qui acceptera de nous faire entrer dans sa yourte. La promenade est épique car nous nous demandons vite si nous tomberons en panne avant de nous renverser ou si ce sera l’inverse qui se produira. Ces machines d’un autre âge nous emmèneront pourtant partout, suant, crachant, pétaradant et sautillant, mais sans le moindre ennui, si ce n’est quelques chocs violents dus à la conduite trop sportive de nos chauffeurs. La visite de la yourte intéressante et nous en saurons plus sur la façon de vivre des nomades. J’observe encore quelques Traquets isabelle et plusieurs Agames, dont le camouflage est facilité par la couleur de la peau, qui est la même que celle du sable. Seule une petite tache orange vient égayer les côtés de la poitrine de ce sympathique dragon à grosse tête.
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Des Chameaux dans le Désert de Gobie (Photo Danielle Joannès)

 

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Le camp des chameliers (Photo Rosy Grillo)

 

19 juillet.

 Je me réjouis d’avance car nous partons pour la Vallée des Vautours (Yoliin Am) dans le parc national de Gurvansaikhan. Je ne sais si ce nom correspond à la réalité mais j’ai déjà vu tellement de rapaces au cours de ces derniers jours que cela doit être vrai.
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Vers la Vallée des Vautours (Photo Gérard Joannès)

 

A cause de notre arrivée tardive, le programme a été modifié et nous visitons la vallée le matin au lieu de l’après-midi. A quelque chose malheur est bon car nous arrivons juste au moment où les ascendances commencent à se former et je vois en même temps deux Gypaètes barbus adultes, un immature, un Aigle impérial, un Faucon kobez, des Vautours fauves, un Vautour Moine et un peu plus tard un Aigle royal. Même les non ornithologues lèvent les yeux au ciel.

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Gypaète barbu (Photo Patrick Kern)

 

Quel endroit magnifique! La vallée devient de plus en plus étroite pour se terminer par un canyon verrouillé par un névé sous lequel les plus souples se faufilent, le derrière dans l’eau, la tête cognant le plafond. Il y a des Pikas de l’Altaï et des Marmottes partout. Les rapaces ne doivent pas mourir de faim dans cet endroit. Outre ces oiseaux, je vois aussi des Alouettes haussecols, un Accenteur brun, des Linottes à Bec jaune et des Niverolles alpines sans compter d’autres oiseaux que je trouve à présent plus communs comme le Martinet de Sibérie.

C’est à regret que je quitte cet endroit mais le désert n’a pas fini de nous étonner. Aux montagnes rocheuses succède à présent une vaste plaine tout aussi aride. Elle a l’air vide mais nous y observons pourtant quelques Gazelles à Queue blanche détaler à toute allure. Nous croyons voir des lacs à plusieurs reprises mais ce ne sont que des mirages dus à la chaleur. Nous mangeons au milieu de nulle part et seules les montagnes de l’Altaï se détachent sur l’horizon plus plat que le pays de Jacques Brel.

Nous nous rendons ensuite vers les dunes de sable de Moltsog Els. Elles seront quelque peu décevantes pour ceux d’entre nous qui s’attendaient à voir un morceau de Sahara. Les plus belles dunes du Gobi se trouvent trop loin au nord pour que nous puissions nous y rendre.

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Les dunes de Moltsog Els (Photo Danielle Joannès)

 

Il y a quand même quelques chameaux pour touristes et des Agames mais nous ne nous attardons pas. Il faut encore aller voir la forêt de saxaouls, ces arbres qui vont puiser l’eau nécessaire à leur vie à l’aide de leurs racines de 20 m de long. Je cherche en vain le Moineau des Saxaouls mais je trouve quand même une belle Pie-Grièche brune, ce qui me surprend un peu car elle ne figurait pas sur les cartes de mon guide ornithologique. Les chauffeurs sentent l’écurie car ils roulent à faire décoller leurs UAZ et je dois intervenir pour mettre fin à la course qu’ils se livrent. Notre kamikaze s’exécute, de fort mauvaise grâce et daigne ralentir de 2 km par heure pendant au moins 5 minutes. Les narines shootées à l’essence, les oreilles bourdonnantes de bruits de moteurs et les articulations arthrosées, nous nous extirpons de ces machines surprenantes dans le secret espoir qu’on ne nous servira pas de riz au mouton. Le soir, avant d’aller prendre ma douche, je vois encore un vol de 7 ou 8 Faucons kobez chassant des insectes. Un petit coup d’oeil à la merveilleuse voie lactée et je vais me coucher sous la yourte qui sent un peu moins le mouton car le feutre a séché. Demain, il faudra se lever tôt.

20 juillet.

 Nous nous levons à 5 h du matin pour faire enregistrer nos bagages et ne pas rater l’avion. C’est la première fois que je me rends à l’aéroport à pied. Juste avant le départ, je vois encore une petite famille de Pies-grièches brunes ce qui semble prouver que mon observation dans le désert n’était pas un accident. Lorsque l’avion se présente, il faut faire très vite car la compagnie veut rattraper le retard des jours précédents et on embarque un peu n’importe comment. Tout se passe bien quand même et nous retrouvons la capitale mongole quelques heures plus tard. Nous visitons le musée d’histoire naturelle où l’on peut voir quelques animaux empaillés qui n’ont d’autre mérite que de faire voir de près ce que nous avons pu voir de loin. Nous partons ensuite déjeuner au Mongolian Barbequeue (sic) où l’on s’amuse à faire griller tout ce qu’on veut sur d’énormes plaques de cuisson. Nous apprécions le changement de nourriture et l’ambiance. Après ce repas, nous nous rendons au superbe musée des Beaux Arts de Zanabazar où l’on peut voir de magnifiques tentures faites selon l’art de « l’appliqué ». Il y a là d’autres merveilles comme des costumes, des masques et des œuvres d’art où la soie se mêle au corail et aux métaux précieux. En plus de cela, un groupe d’artistes musiciens nous offre un petit concert privé que nous apprécions d’autant plus qu’il est totalement improvisé.

21 juillet.

 Nous partons pour un périple de plus de 350 km à l’ouest d’Oulan Bator, ce qui signifie plus de 8 h de cahots. Près d’un dépôt d’ordures sauvage, je vois une cinquantaine de Milans bruns, deux Aigles impériaux et de nombreux Grands Corbeaux. Un peu plus loin, nous verrons plusieurs Grues Demoiselles et des Vautours Moines posés dans une prairie. La route est longue et il faut surveiller du coin de l’œil les chauffeurs qui ont tendance à s’endormir. Il est vrai que la conversation avec eux est assez limitée car nous ne pouvons franchir la barrière de la langue. Le soir, nous atteignons le camp de yourtes de Khoyor Zaga dans la région de Bayan Gobi / Arvaïeh. Il y a là de très belles formations rocheuses où les chevaux se promènent en liberté. Dans le ciel, il y a encore quelques vautours indéterminés et au sol un superbe mâle de Monticole de Roche. Nous nous rendons ensuite au monastère d’Ovgont, détruit par les Soviétiques et reconstruit pas les Mongols en 1992. Le vent se lève le soir mais il ne nous empêchera pas de bien dormir.
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Cavaliers mongols (Photo Danielle Joannès)

 

22 juillet.

 Il a plu toute la nuit et le matin, nous apprenons qu’un certain nombre d’entre nous ont été piqués par quelques bestioles indésirables mais néanmoins présentes un peu partout sous les yourtes, y compris dans les lits. En ce qui nous concerne, nous n’avons pas eu à nous plaindre de ce type de désagrément. Nous pouvons peut-être remercier le gros crapaud que nous avons trouvé sous le revêtement de sol et qui les a probablement toutes mangées. Nous quittons le camp à destination de Karakorum, l’ancienne capitale mongole et pendant le trajet, j’observerai une Buse de Chine, la seule que j’ai pu déterminer correctement. Nous sommes ensuite arrivés au monastère d’Erdene Zu qui se présente sous la forme d’un quadrilatère de 400 m de côté, ceint d’une muraille ne comprenant pas moins de 108 stupas. Nous y visiterons bien sûr plusieurs temples. Le périple se poursuit avec une promenade dans le pittoresque marché local de Karakorum. En revenant au camp, je peux encore observer un Faucon sacre et un Aigle impérial. Ce pays mériterait décidément une visite centrée sur l’ornithologie. Le soir, nous allons voir des éleveurs de chevaux et de chèvres et je fais l’expérience, unique pour moi, de boire de l’airag, un lait de jument fermenté, très acide. Danielle, quant à elle, apprendra à traire les chèvres, ce dont elle se souviendra longtemps sans aucun doute.
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Monastère d’Erdene Zu (Photo Danielle Joannès)

 

23 juillet.

 Il a encore plu toute la nuit et les bestioles des yourtes se sont concentrées sur les victimes choisies le jour précédent, probablement plus appétissantes que nous. Avant de partir, je remarque qu’un pneu est dégonflé sur l’un des véhicules. Les chauffeurs, stoïques sous la pluie, ont tôt fait de changer la roue et nous repartons. La route est tellement mauvaise que même les camions préfèrent passer sur les pistes. Comme elles sont inondées, les remorques surchargées deviennent incontrôlables et certaines d’entre elles rompent leur attelage. Nous avons une petite idée de ce que peut être le rallye de Paris à Dakar, d’autant plus que certains chauffeurs, dont le nôtre, semblent bien s’amuser, sans toutefois prendre de risques inconsidérés. Nous faisons une petite pause pour prendre des photos d’un beau troupeau d’une centaine de chameaux.

En fin d’après-midi, nous sommes de retour à Oulan Bator où nous allons visiter le marché. À peine entrés, l’un de nous a du mal à repousser un homme qui tente de lui prendre sa caméra. Un autre membre du groupe se fait faire les poches, un troisième enfin se fait ouvrir son sac à dos. Nous essayons de rester groupés pour visiter cet immense bazar où l’on trouve de tout : des vêtements, de la nourriture, du matériel pour construire une yourte et même des panneaux solaires. Après cette courte visite, nous allons assister à un magnifique spectacle de danses et de chants dans un théâtre de la ville. Je suis frappé par la beauté des costumes et fortement impressionné par les contorsionnistes qui effectuent des mouvements que je n’osais même pas imaginer tant ils sont contraignants pour l’ossature et les articulations d’une personne normalement constituée. Je me pose quand même des questions sur les éventuelles séquelles dues à l’entraînement intensif auquel ces jeunes filles doivent se soumettre. Ce que j’aime le plus, ce sont ces chants « khomis« , déjà entendus au musée de Zanabazar à Oulan Bator il y a quelques jours et effectués avec le larynx inférieur, paraît-il. Les sons obtenus semblent être produits par des instruments de musique plus que par la voix humaine. Ce que j’aime le moins, ce sont les tarifs exorbitants qui sont demandés pour filmer ou photographier le spectacle. Je refuse de m’acquitter, plus par principe que pour les 25$ demandés même si je ne garde ainsi aucun souvenir tangible de ce magnifique spectacle. Le soir, nous faisons quelques achats dans un grand magasin mais nous sommes déçus. Les plus belles choses se trouvent dans les musées ou dans les yourtes près des sites touristiques.

24 juillet.

 Nous quittons la capitale pour nous rendre dans le parc national de Terelj et revoyons quelques espèces vues précédemment : Choucas de Daourie, Pigeon des Rochers et Pie-Grièche brune. Le parc doit être très intéressant à visiter si l’on quitte les abords de l’entrée où se trouve un village de vacances. J’ai la chance de cocher le Bruant à Calotte blanche en me promenant le long d’un petit bois de conifères. Un peu plus loin, au milieu des tapis d’edelweiss, je dérange un serpent que je n’aurai pas le temps de déterminer.
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Edelweiss (Photo Huguette Rambaud)

 

Après un repas sous yourte, nous nous rendons à l’hôtel Mongolia où on nous organise un mini Naadam. Il est parfait pour la prise de photos, gratuites, car les acteurs sont proches de nous mais l’ambiance n’y est pas. C’est vraiment un spectacle pour touristes. Avant de regagner notre hôtel, je me promène dans un parc d’attraction de la ville dans l’espoir d’observer de nouvelles espèces d’oiseaux mais à part quelques Moineaux friquets et Corbeaux freux, il n’y a pas grand-chose à voir.

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Ouverture du Naadam (Photo Danielle Joannès)

 

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Un danseur masqué au Naadam (Photo Danielle Joannès)

 

25 juillet.

 Nous allons visiter le « Palais Vert » (Nogoon Örgöö), connu également sous le nom de « Palais d’Hiver ». Il est situé dans la banlieue d’Oulan Bator et j’en garde un excellent souvenir même si, une fois de plus, on nous surveille de près de façon fort déplaisante pour voir si nous ne filmons pas sans avoir payé les droits. Nous faisons rapidement quelques achats de souvenirs dans la boutique qui s’y trouve car le soir, nous prenons l’avion pour Pékin où nous goûterons à la cuisine chinoise lorsque nous arriverons à la nuit tombée. La Mongolie, c’est déjà du passé.

26 juillet.

 Le réveil a été fixé à 5 h 30 pour ne pas manquer l’avion à destination de Paris où nous arriverons en pleine canicule. Après 25 h sans sommeil ou presque, nous serons de retour à Forbach.

LISTE DES ESPÈCES AVIENNES

La liste suit l’ordre du livre « A Field Guide to the Birds of China » de John MacKinnon et Karen Phillips publié chez Oxford University Press.

01 Huppe fasciée Upupa epops Un couple à Mandchir et un autre individu vu en pleine steppe.
02 Martinet noir Apus apus Quelques individus. Moins fréquent que le Martinet de Sibérie.
03 Martinet de Sibérie Apus pacificus Fréquent, en ville ou en montagne.
04 Pigeon biset Columba livia Féral.
05 Pigeon des rochers Columba rupestris En montagne.
06 Tourterelle orientale Streptopelia orientalis Une dans un parc à Pékin.
07 Grue demoiselle Grus virgo Bien vues à l’ouest d’Oulan Bator.
08 Chevalier guignette Tringa hypoleucos 2 individus dont un près d’une mare créée par la pluie dans le désert de Gobi.
09 Sterne pierregarin Sterna hirundo Quelques individus.
10 Milan brun Milvus lineatus Vu quotidiennement.
11 Gypaète barbu Gypaetus barbatus 2 adultes et un immature dans la Vallée des Vautours.
12 Vautour fauve Gyps fulvus Plusieurs.
13 Vautour moine Aegypius monachus Commun.
14 Buse variable Buteo buteo Quelques unes. Plusieurs autres buses indéterminées.
15 Buse féroce Buteo rufinus Quelques unes.
16 Buse de Chine Buteo hemilasius Un seul individu déterminé avec certitude lors d’une pause.
17 Aigle des steppes Aquila nipalensis Quelques uns. Les conditions d’observation n’étaient pas excellentes et j’ai dû en manquer plusieurs.
18 Aigle impérial Aquila heliaca Assez peu.
19 Aigle royal Aquila chrysaetos Un individu dans la Vallée des Vautours.
20 Aigle botté Hieraetus pennatus Un individu en phase claire à Mandchir.
21 Faucon crécerelle Falco tinnunculus Commun.
22 Faucon kobez Falco vespertinus Quelques uns, dont un groupe de 7 ou 8 individus chassant au crépuscule dans le désert de Gobi.
23 Faucon de l’Amour Falco amurensis Un individu vu en vol lors d’un arrêt au bord d’une route.
24 Faucon hobereau Falco subbuteo Plusieurs.
25 Faucon sacre Falco cherrug Quelques rares individus.
26 Héron cendré Ardea cinerea 2 ou 3 individus. Nous avons peu fréquenté les sites propices.
27 Pie-grièche brune Lanius cristatus Dans le désert de Gobi et dans le parc du Terelj. Elle ne figurait pourtant pas sur les cartes de mon guide.
28 Pie bleue Cyanopica cyanus A Pékin. Plusieurs dans un parc et le long des routes.
29 Pie bavarde Pica pica Fréquente.
30 Crave à bec rouge Pyrrhocorax pyrrhocorax Généralement par petites troupes en différents endroits.
31 Choucas de Daourie Corvus dauricus Dans les temples, notamment en altitude.
32 Corbeau freux Corvus frugilegus Quelques un dans un parc à Oulan Bator.
33 Corneille noire Corvus corone Assez commune.
34 Grand Corbeau Corvus corax Très fréquent.
35 Monticole de roche Monticola saxatilis Un individu dans des rochers près d’Evgont.
36 Rougequeue noir Phoenicurus ochruros Quelques individus.
37 Rougequeue aurore Phoenicurus auroreus Un individu à Mandchir.
38 Traquet motteux Oenanthe oenanthe Fréquent.
39 Traquet pie Oenanthe pleschanka Quelques rares individus dans les zones rocheuses en moyenne altitude.
40 Traquet du désert Oenanthe deserti Quelques uns.
41 Traquet isabelle Oenanthe isabellina Fréquent.
42 Mésange charbonnière Parus major Un seul individu vu brièvement à Evgont.
43 Mésange boréale Parus montanus Un individu entendu à Mandchir.
44 Hirondelle de rivage Riparia riparia Quelques unes.
45 Hirondelle de rochers Hirundo rupestris Assez commune en altitude.
46 Hirondelle rustique Hirundo rustica Commune. Sous espèce à ventre rouge.
47 Hirondelle de fenêtre Delichon urbicum Quelques unes.
48 Alouette de Mongolie Melanocorypha mongolica Plusieurs à l’ouest d’Oulan Bator. La plage blanche sur les ailes est très visible.
49 Alouette calandrelle Calandrella brachydactyla Assez peu.
50 Alouette des champs Alauda arvensis Quelques unes.
51 Alouette hausse-col Eremophila alpestris Assez peu, en altitude.
52

Moineau domestique

Passer domesticus Quelques uns.
53 Moineau friquet Passer montanus Bien plus fréquent que le Moineau domestique.
54 Niverolle alpine Montifringilla nivalis Quelques unes dans la Vallée des Vautours.
55 Niverolle de David Montifringilla davidiana Une petite troupe au 3e camp de yourtes.
56 Bergeronnette des ruisseaux Motacilla cinerea Un couple vu à Mandchir.
57 Bergeronnette grise Motacilla alba Quelques unes.
58 Pipit farlouse Anthus pratensis Quelques individus.
59 Accenteur brun Prunella fulvescens Un individu le long d’un ruisseau dans la Vallée des Vautours.
60 Linotte à bec jaune Carduelis flavirostris Quelques individus dans la Vallée des Vautours.
61 Roselin cramoisi Carpodacus erythrinus Dans les régions montagneuses. Pas toujours facile à déterminer si vous ne connaissez pas bien les autres roselins présents en Mongolie.
62 Bruant à calotte blanche Emberiza leucocephalos 2 ou 3 individus vus dans le parc du Terelj.
63 Bruant à oreillons Emberiza fucata Un mâle qui chantait près d’une rivière.
64 Bruant des roseaux Emberiza schoeniclus Un seul individu.
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Un troupeau de Yaks domestiques (Photo Danielle Joannès)

 

AUTRES ESPÈCES ANIMALES :

  • Chameau de Bactriane (Camelus bactrianus ferus). Je n’ai vu que des animaux domestiqués.
  • Yak (Bos grunniens). Cité uniquement pour la couleur locale. Vu surtout dans les régions montagneuses.
  • Renne (Rangifer tarandus). Un individu dans le parc du Terelj, sellé pour les promenades touristiques.
  • Gazelle à Queue blanche (Procapra gutturosa). Quelques unes dans le désert de Gobi.
  • Marmotte sp. . Plusieurs dans la Vallée des Vautours.
  • Pika de l’Altaï (Ochotona dauurica). Petits animaux assez familiers.
  • Souslik à Longue Queue (Citellus undulatus). Quelques uns.
  • Tamia de Sibérie (Tamias sibirica). Assez peu.
  • Serpent sp. .Un individu indéterminé dans une zone rocheuse du parc du Terelj.
  • Agame (Phrynocephalus versicolor). Quelques uns dans le désert de Gobi.

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