Hawaï et Ouest Américain 1993

Dates du voyage : 12.7.1993 au 13.8.1993.

12.7.1993. Nous partons de Bruxelles pour San Francisco en faisant une escale à Londres. De la Californie, nous reprenons l’avion pour Honolulu et nous goûtons à nos premières « Macademia nuts ». Un vrai délice. Après un voyage de 25 heures dont plus de 16 heures en vol, nous arrivons enfin à Honolulu où nous logeons dans l’hôtel « Outrigger Coral Seas » qui offre l’avantage d’avoir une possibilité de location de garage, ce qui est important dans une grande ville.

13.7.1993. Il faisait une chaleur moite à Honolulu, la capitale d’Oahu. Le premier oiseau qui me réveille, posé sur la rambarde de mon balcon et un Martin triste. A part cela, je vois des Moineaux domestiques, des Pigeons bisets et des Tourterelles tigrines. Cette dernière espèce, comme de nombreuses autres, a été introduite dans l’île et est très commune. En revanche, l’avifaune typiquement Hawaïenne est très réduite. Nous faisons une promenade jusqu’au sommet du « Diamond Head » d’où l’on a une superbe vue sur la ville. En cours de route ou dans le Parc, nous voyons des Géopélies zébrées, un Cardinal rouge, un Bulbul à ventre rouge, un Paroare huppé et les magnifiques Frégates du Pacifique. Nous décidons d’aller voir un spectacle pour touristes au « Polynesian Cultural Center » où nous goûterons aussi à la cuisine locale. Ce spectacle fantastique combine des danses, des chants et des coutumes de tous les peuples des îles du Pacifique. Comme nous n’avons guère dormi, nous sommes très fatigués le soir et rentrons sous la pluie.

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Un représentant des Îles Samoa (Diapositive scannée de Gérard Joannès)
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Danseuses tahitiennes (Diapositive scannée de Gérard Joannès)

14.7.1993. Après un copieux petit-déjeuner dans un  » All-you-can eat  » et après avoir dit au-revoir au Roselin familier, qui chante sur le balcon, nous jetons un coup d’œil rapide au site de « Pearl Harbor », visitons une plantation d’ananas et nous nous rendons au « Waimea Falls Canyon ». Ce parc est admirable de par sa végétation luxuriante qui pousse grâce à la chaleur et aux pluies fréquentes. J’observe un  Shama à croupion blanc dans le sous-bois, quelques Petites Mangoustes d’Inde introduites pour lutter contre les rats, des Zostérops du Japon une Gallinule Poule-d’eau de la sous-espèce sandvicensis, et des Astrilds à joues orange.  Nous décidons d’aller faire trempette dans le Pacifique depuis la célèbre plage de « Waikiki ». L’eau est chaude, les vagues puissantes, les surfeurs musclés et les filles sont belles !

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Waimea Falls Canyon (Diapositive scannée de Gérard Joannès)

15.7.1993. Le Boeing 737 d’Aloha Airlines nous amène sur la grande île de Hawaii. La vue est extraordinaire dès qu’on quitte l’aéroport car celui-ci est construit au beau milieu d’un champ de lave. Nous logeons au « Kona Seasite Hotel » à Kona, sur la côte ouest, plus sèche que la côte est. Curieusement, c’est sur cette île que se trouvent les plus grands ranches américains et c’est là que je coche le Francolin d’Erckel et une famille de Francolins noirs.

16.7.1993. Visite de l’île en voiture, jusqu’au « Hawaii Volcanoes National Park ». Nous devenons vite familiarisés avec la lave A’a qui donne à la terre un aspect de champ labouré et la lave pahoehoe qui s’est solidifiée en cordons. Le spectacle est fabuleux. Ce ne sont que fumerolles, solfatares et bombes volcaniques de tous côtés. L’endroit le plus extraordinaire est celui où la lave se jette dans la mer, créant ainsi une plage noire dans un panache de vapeur que l’on voit depuis des kilomètres à la ronde. Le spectacle de la lave qui coule à nos pieds depuis le cratère « Pu’u’O’o » nous laisse bouche bée. Il est impossible de s’approcher à moins de deux mètres tellement la chaleur est intense et pourtant l’ensemble du site ne présente aucun risque sérieux. Si vous vous rendez sur place, veillez à partir avec un plein d’essence. Les stations sont extrêmement rares et l’intérieur de l’île est peu peuplé. En revanche, les fleurs sont nombreuses et les Hawaiiennes sont expertes à en faire de jolis colliers appelés leis.

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Lave Pahoehoe (Diapositive scannée de Gérard Joannès)

Pendant mes pérégrinations, j’aperçois mes premiers Phaétons à bec jaune sur la piste Halemaumau qui traverse la caldera du Kilauea, une Buse d’Hawaï , un Leiothrix jaune, les célèbres Bernaches néné qui ont été sauvées de justesse de l’extinction, des Noddis noirs et un Sicale bouton-d’or.

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Bernache néné (Photo Gérard Joannès)

17.7.1993. Nous faisons le tour de l’île par le Nord jusqu’à Hilo qui fut ravagée par un raz-de-marée il y a quelques années. Nous n’avons pas pu faire le tour complet de Hawaii car la route était barrée par une coulée de lave. Rien de neuf du côté des oiseaux.

18.7.1993. Visite de Kailua, Kona et de « Pu’ uhonna O Honaunau » », le sanctuaire où venaient se réfugier ceux qui avaient transgressé les tabous à l’époque des rois Hawaïens. Nous allons ensuite dans une plantation de café et entrons dans une très belle église peinte avant de faire un petit tour dans un écomusée. Peu de temps pour l’ornithologie, mais j’ai quand même coché le Paroare à bec jaune.

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The Place of Refuge (Diapositive scannée de Gérard Joannès)

19.7.1993. Après avoir vu encore une Mangouste, nous quittons Hawaii pour l’île de Maui, à destination de Kahului. Il pleut beaucoup sur les champs d’ananas et de canne à sucre mais nous décidons d’aller jusqu’à Haua, ce qui représente 80 km sur une route étroite et 617 virages, la même chose au retour. Nous atteignons l’hôtel « Aston Maui » de Kaanapali villas tard dans la nuit et bien que je l’eusse signalé, notre chambre a été louée à quelqu’un d’autre. Qu’à cela ne tienne, on me donne la même suite au rez-de-chaussée et une bouteille de champagne (américain !) en prime.

20.7.1993. Visite du musée de la canne à sucre puis montée au sommet du volcan éteint « Haleakala » qui culmine à 3055 mètres. La tête me tourne un peu à cause de l’altitude mais le spectacle en vaut la peine. Les couleurs de la roche sont indescriptibles. Lors de la descente, je vois un Capucin damier et dans la plaine, quelques Hérons Garde-boeufs. Pour nous remettre de notre voyage en altitude, nous allons manger au « Hyatt Regency » de Maui. C’est tout simplement l’un des plus beaux hôtels du monde d’après la publicité qui en est faite et je suis bien prêt à le croire.

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Haleakala (Diapositive scannée de Gérard Joannès)
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Haleakala (Diapositive scannée de Gérard Joannès)
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Héron Garde-boeufs (Photo Patrick Kern)

21.7.1993. Nous poursuivons notre découverte de l’archipel Hawaïen et quittons Maui pour Lihue, sur l’île de Kauai. Cette île a été ravagée par l’ouragan Iniki en 1992 et les traces en sont encore très visibles sur la végétation et les bâtiments. Les montagnes sont recouvertes d’une épaisse végétation car il pleut énormément ici. C’est probablement cette île qui est la plus propice à l’ornithologie. Nous y admirons une très belle colonie de Fous à pieds rouges près du phare de Kilauea. Dans la région de Hanalei, outre les oiseaux d’eau déjà rencontrés ailleurs, je vois la Foulque des Hawaï, le Canard des Hawaï,  le Hibou Moyen-Duc et le Bihoreau gris. C’est également là que se trouvent les plantations de taro dont la racine sert à faire le poi qui accompagne bien des plats traditionnels dans ces îles. Ailleurs que dans ces deux réserves, j’ai pu observer des Martins tristes, des Tourterelles tigrines, des Géopélies zébrées, un Paroare huppé et même un Faisan de Colchide. Nous partons aujourd’hui pour le canyon de « Waimea » qui est aux îles Hawaii ce que le Grand Canyon est au continent. Le paysage de montagnes ravinées est magnifique, même sous la pluie qui tombe à verse par moments. C’est dans le parc de « Waimea » qu’a été introduit l’ancêtre de notre coq gaulois, le Coq Bankiva. J’en vois quelques exemplaires, accompagnés de poussins, ainsi qu’un Cardinal rouge et un Hibou Moyen-Duc.

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Waimea Canyon (Diapositive scannée de Gérard Joannès

23.7.1993. Nous avons totalisé 2500 km sur ces îles paradisiaques mais malgré cela nous sentons que le séjour a été trop court et c’est avec regret que nous reprenons l’avion pour San Francisco qui ne sera qu’une escale vers Salt Lake City, la capitale de l’Utah et celle des Mormons accessoirement.

24.7.1993. Nous quittons la ville pour longer le Grand Lac Salé qui ne sent pas toujours très bon mais qui me permet de voir quantité de nouvelles espèces aviennes comme le Goéland de Californie, des Hirondelles rustiques, des Vachers à tête brune, Gravelots à collier interrompu, Hirondelle à face blanche, Carouge à épaulettes, Sternes caspiennes, et Echasses d’Amérique. Tout en nous dirigeant vers l’Idaho, nous remontons vers la belle région de Logan et de Bear Lake où d’autres espèces viennent s’ajouter à celles que nous avons déjà vues : Ibis à face blanche, Gravelot kildir, Avocette d’Amérique, Sarcelles à ailes bleues, Courlis à long becAigrette neigeuse,  Pélican blanc d’Amérique, Foulque d’Amérique,  Carouge à tête jaune, Phalarope de Wilson, Mouette de Franklin, Buse de Swainson, Crécerelle d’Amérique,  Buse à queue rousse, Engoulevent d’Amérique et Quiscale de Brewer.  Pour je ne sais quelle raison, des Français ont dû immigrer dans cette région où l’on trouve des villes portant des noms français, comme Paris, et nous dormons même dans un village nommé Montpellier.

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Crécerelle d’Amérique (Photo Michel Belaud)

 

25.7.1993. Nous quittons l’Idaho pour le Wyoming et le Parc National du « Grand Teton ». Petit à peu la région devient montagneuse. Nous observons beaucoup de Crécerelles d’Amérique, des Corneilles d’Amérique, Pies d’Amérique et Merles d’Amérique.  Quand je vois des Mésangeais du Canada, j’ai l’impression d’avoir progressé vers le Nord. La route s’élève à 2600 mètres d’altitude au « Salt River Pass » et nous mène au « Palesades Reservoir ». Parmi les espèces non encore vues, je note des Bernaches du Canada, un Balbuzard pêcheur, un Grand Héron et un Grand Corbeau. Les touristes s’adonnent aux joies du rafting sur la Snake River pendant que j’observe des Harles bièvre, des Canards colverts, des Canards chipeaux et des Jaseurs d’Amérique.  Nous arrivons enfin dans le Parc du Grand Teton et même s’il ne fait pas très chaud et qu’il pleut, la beauté des montagnes et l’abondante faune sont un régal pour les yeux. Je vois 6 Antilocapres, un Élan mâle, un Spermophile des Monts Uinta (Spermophilus armatus) et un Bruant à couronne blanche.  Nous dormons dans un « Motel 6 » à Jackson Hole, une jolie petite bourgade de cow-boys.

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Jackson Hole (Diapositive scannée de Gérard Joannès)

 

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Harle bièvre (Photo Robin Oakes)

 

26.7.1993. La visite du parc continue et je vois deux hardes de 13 et 7 Cerfs élaphes appelés aussi Wapitis. Le premier Bison d’Amérique qui sera suivi de bien d’autres est un choc. Je ne m’attendais pas à voir une bête aussi impressionnante. Nous sommes à présent dans le parc national du « Yellowstone » et il fait très frais.

 

 

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Bison d’Amérique (Diapositive scannée de Gérard Joannès)

 

 

Les animaux sont nombreux et je suis surpris de voir les millions d’hectares de forêt qui ont brûlé. Ici, le feu fait partie d’un phénomène naturel accepté et l’on n’intervient qu’en cas d’extrême nécessité, comme en 1988. J’ai la chance de voir 3 Cygnes trompettes et quelques Tamias (Eutamias umbria). Je suis époustouflé par les nombreux geysers qui jaillissent de tous côtés. Ils fument, grondent, crachent de la vapeur d’eau et les solfatares répandent une odeur de soufre. Les nombreux trophées que l’on voit un peu partout dans les magasins montrent bien que les chasseurs sont légions ici. De nombreux animaux sauvages sont visibles et j’ajoute à ma liste une espèce différente de Spermophile ou Ecureuil terrestre à manteau doré (Spermophilus lateralis), quelques Grues du Canada, des Canards à front blanc, un Colibri à queue large, un Pic flamboyant, des Hirondelles à ailes hérissées, des Hirondelles à front blanc, des Cassenoix, d’Amérique, une Mésange à tête noire et quelques Merlebleus azurés. Le soir, il nous est impossible de trouver une chambre dans le parc même et nous devons en sortir et loger dans une cabane en bois dans le plus pur style Western.

 

 

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Ecureuil terrestre à manteau doré (Diapositive scannée de Gérard Joannès)

 

 

27.7.1993. Nous poursuivons la visite du parc de Yellowstone où enfin le soleil luit. Les lacs entourés de forêts sont admirables et la faune toujours aussi abondante. Nous voyons de plus en plus de grands mammifères dont des Cerfs mulets, ainsi que 40 Garrots à œil d’or,  encore des Cygnes trompettes et des Fuligules à bec cerclé. Après avoir vu les splendides chutes du Colorado dans un des canyons du parc, nous cherchons une nouvelle fois, toujours en vain, où loger dans le Parc et nous sommes obligés d’aller jusqu’à Red Lodge, dans le Montana, à 110 km de là. En cours de route, nous voyons un Élan femelle avec son jeune qu’elle semble prête à défendre si le besoin s’en faisait sentir. Nous arrivons assez tard, mais nous avons eu le plaisir d’emprunter l’une des plus belles routes des USA, montant à 3400 mètres d’altitude.

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Cerf-mulet (Photo Michel Belaud)

 

28.7.1993. Nous refaisons la route d’altitude en sens inverse, de jour cette fois ci. Il fait une journée radieuse et le paysage dans la région du col de Bear Tooth est superbe. Nous voyons plusieurs hardes de Bisons d’Amérique et bien d’autres animaux encore. Pour ce qui est des oiseaux, j’observe 4 Martinets à gorge blanche, 2 Grèbes à cou noir et une Erismature rousse femelle avec 4 poussins. Cependant, ce qui nous a le plus étonné, c’est la variété et le nombre de geysers. Le plus connu est le « Old Faithful », mais le plus spectaculaire, à mon avis, et le « Norris Geyser ». Nous réservons une chambre dans un motel à West Yellowstone, en dehors du parc, évidemment.

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Bisons d’Amérique (Diapositive scannée de Gérard Joannès)

 

29.7.1993. Après un excellent petit déjeuner, nous attaquons la journée en voyant 2 Coyotes, un Élan, 2 Sterne caspiennes, 2 Bruants des prés, 50 Bernaches du Canada et un Chevalier grivelé. Nous poursuivons ensuite notre route jusqu’au barrage de Buffalo Bill et réservons une chambre à Cody, la ville fondée par William Cody, plus connu sous le nom de Buffalo Bill. Nous passons la soirée à un spectacle de rodéo. Si vous y allez un jour, réservez vos places dans le « Buzzard’s roost », au-dessus des  » chutes « , là où les cow-boys enfourchent leurs montures.

30.7.1993. Il n’est pas possible d’aller à Cody sans faire un tour au musée de Buffalo Bill. Il est très intéressant si vous voulez en savoir plus sur l’époque de la conquête de l’Ouest et les Indiens. Après cette visite, nous continuons lentement vers le sud, sans voir grand- chose de neuf.

31.7.1993. Nous poursuivons notre route en passant par Red Canyon d’où la vue est fort belle, puis par la « Wind River Reservation ». En cours de route, nous voyons de nombreuses Antilocapres, quelques Sturnelles de l’Ouest dans les prairies désolées, une Paruline à croupion jaune dans le « South Pass », non loin de la Piste de l’Oregon encore marquée par les ornières dues au passage des chariots bâchés des pionniers. Nous quittons le Wyoming et revenons dans l’Utah en passant par la magnifique « Flaming Gorge » et le non moins beau « Sheep Canyon ». Il y a de plus en plus d’Urubus à tête rouge et même quelques Etourneaux sansonnets. Nous nous arrêtons Vernal pour y passer la nuit.

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Urubu à tête rouge (Photo Michel Belaud)

 

 

1.8.1993 Nous roulons vers le Sud, dans un paysage de Western et il fait à présent une chaleur torride : 40°C à l’ombre à Moab. Nous observons plusieurs oiseaux déjà vus et la seule nouveauté est une Tourterelle triste. Dans l’après-midi, nous visitons « Arches National Monument » où les pitons rocheux de ce parc national sont au moins aussi impressionnants que les dites arches creusées par le vent.

2.8.1993. Nous passons toute la journée dans « Canyonland » que nous sillonnons dans un 4 X 4 loué à Moab. Comme nous n’avions rien réservé d’avance, il ne reste plus qu’un énorme pick-up de 6 mètres de long pour parcourir les vastes étendues rocheuses et sablonneuses. Les pistes à flanc de montagne sont tellement étroites qu’il me faut manœuvrer pour passer les virages en épingle à cheveux. Cela restera un souvenir inoubliable et je comprends pourquoi c’est en ces lieux qu’ont été tournés des films comme  » Géronimo  » et « Thelma et Louise ». Rien de nouveau au niveau de la faune si ce n’est l’observation d’une autre espèce de Tamia (Eutamias minimus).

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Dans Canyonland (Diapositive scannée de Gérard Joannès)

 

3.8.1993. Nous quittons Moab et visitons le sud de « Canyonland » avant de partir pour l’état du Colorado. Nous logerons au « Sand Canyon Inn » de Cortez et assistons à une démonstration de danses exécutées par une famille d’Indiens. C’est visiblement un spectacle pour les touristes mais c’est coloré quand même et l’atmosphère est très bon enfant.

4.8.1993. Nous continuons la visite du plateau de Mesa Verde avec notamment un tour dans « Cliff Palace », un site composé d’habitations troglodytes des Anasasis. Comme d’habitude, la visite est bien organisée et très documentée.

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Cliff Palace (Photo Martine Perine)

Pendant que nous faisons la queue pendant un bon moment, nous observons des Geais des pinèdes  et des Colibris à queue large.

5.8.1993. Nous passons une journée supplémentaire à Cortez pour voir un autre site Anasazi du nom de « Balcony House ». C’est très spectaculaire et nous devons faire la queue pendant 2 heures avant de pouvoir y accéder. Puis nous nous rendons à Durango, en plein pays minier où des fortunes se sont faites et défaites à l’époque des chercheurs d’or et d’autres minéraux.

6.8.1993. Nous sommes en pleine montagne et les cols à plus de 3300 mètres d’altitude se succèdent : « Coal Bank Pass » et « Molass Pass » notamment. Je coche quelques oiseaux que je n’avais pas encore vus comme le Chardonneret jaune ou le Martin-pêcheur d’Amérique.  Je suis un peu déçu car j’ai vu bon nombre d’autres oiseaux que je n’ai pu déterminer pour diverses raisons. Nous dormons à Gunnison, en plein pays cow-boy. La radio ne passe d’ailleurs que de la musique country.

7.8.1993. Rien de spécial à noter pendant la traversée de la région montagneuse jusqu’à la très élégante station de ski d’Aspen, si ce n’est que nous atteignons une altitude de 3750 mètres à « Independence Pass » et que je vois une Alouette haussecol  et un Pioui de l’Ouest.  Nous logeons dans l’hôtel « Tipple Lodge » que nous avons trouvé bien agréable.

8.8.1993. Aspen nous plaît bien et nous décidons de rester un jour de plus, juste pour le plaisir de la visite. De toute façon, il pleut.

9.8.1993. Nous quittons Aspen et le Colorado pour retourner en Utah. Le paysage est toujours aussi fascinant même si on finit par se lasser des rochers rouges et des canyons. Un Aigle royal subadulte nous survole avant que nous arrivions au « Motel 6 » au sud de Gunnison.

10 et 11.8.1993. Nous sommes de retour dans Salt Lake City et nous allons pouvoir en profiter pour visiter cette ville très spéciale. La capitale de l’état est une ville bâtie par les Mormons et l’atmosphère y est assez particulière. Tout est propret, voire aseptisé. Cela sent le travail et les manières bien comme il faut. J’ai vu un garçonnet de 3 ou 4 ans vêtu d’un complet et cela résume assez bien la mentalité ambiante. Bien sûr, les guides font un peu de prosélytisme pendant les visites des hauts lieux de la ville, mais nous n’avons quand même jamais eu l’impression qu’on voulait nous embrigader dans une secte.

12.8.1993. Après avoir totalisé plus de 8000 km en voiture et près de 35 heures d’avion, il faut revenir en France. Nous quittons Salt Lake City et après une escale à Denver et Washington, D.C., nous atterrissons à Bruxelles.

Pour l’identification des oiseaux, je me suis servi du « Field Guide to the Birds of North America » de la National Geographic Society et de « A Field Guide to the Birds of Hawaii and the Tropical Pacific », Pratt, Bruner et Berrett publié chez Princeton University Press.

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