Emirats Arabes Unis et Oman 2013

 

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Une vue d’Abou Dhabi depuis Heritage Village (Photo Danielle Joannès)

 

 

Quelques renseignements

Ces deux pays sont situés en bordure du Golfe Persique (ou Arabique pour faire plaisir aux Emiratis)  à environ 6 h de vol de Paris, le décalage horaire étant de 3 h.  Les E.A.U. sont composés des Emirats suivants : Abou Dhabi qui en est la capitale, Dubaï qui est l’émirat le plus riche, Al Sharjah, Ajman, Umm Al Qaïwan, Ras Al Khaïma et Fujaïrah.  L’ensemble de ces états couvre une superficie de  82 880 km²  soit à peine plus que l’Irlande et dès que l’on quitte les villes, on se trouve au milieu de vastes étendues désertiques. Oman, dont les paysages sont sublimes, est un sultanat un peu moins riche financièrement mais bien plus riche pour ce qui est de la faune.  Il est bordé au nord par les E.A.U., à l’ouest par l’Arabie saoudite et au sud-ouest par le Yémen.  C’est un pays  plus montagneux que les Emirats qui  a une superficie de 212 460 km2, soit un peu moins que la moitié de la France. Lors de notre périple réalisé avec l’agence Arts et Vie, nous n’avons visité que les 3 premiers émirats et Oman. Ces deux pays sont très attachés à leurs traditions culturelles et cultuelles mais également soumis à l’influence de la mondialisation due au tourisme auquel il a fallu s’adapter.  Ils tirent une grande partie de leurs ressources financières de leurs gisements de gaz et de pétrole et une politique fiscale très avantageuse attire les grandes compagnies multinationales. Politiquement, les dirigeants disposent de pouvoirs énormes dont ils se servent pour le bénéfice de leurs citoyens, souvent au détriment des immigrants à la recherche de travail et de meilleures conditions de vie.  Il n’y a pas de partis politiques, pas de salaire minimum, les grèves sont interdites, tout comme les regroupements familiaux si les ressources financières des immigrants sont insuffisantes aux yeux des dirigeants et un chômage d’un mois entraîne automatiquement l’expulsion du pays hôte.  La protection sociale est faible pour les étrangers mais excellentes pour les autochtones. La mendicité est interdite et ces pays sont très propres et sûrs à condition d’y respecter les lois et coutumes en vigueur.  La possession de drogue y est très sévèrement punie.
L’Islam est religion d’état et pèse de tout son poids sur le mode de vie des musulmans qui l’acceptent volontiers.  Ils sont dans l’ensemble très tolérants avec les étrangers mais il faudra cependant veiller à ne pas porter de tenues jugées provocantes et vous ne pourrez vous rendre aux E.A.U. si vous avez un tampon israélien sur votre passeport.  Les femmes sont vêtues d’une longue robe appelée abbaya qui est souvent noire mais peut également être richement décorée.  Selon la tradition locale qui est plus ou moins respectée d’après ce que nous ont dit les guides locaux, un certain nombre d’entre elles portent un masque nommé burka, différent du nikhab qui couvre la bouche et le front pour ne laisser paraître que les yeux. Elles sont incitées à s’éduquer et à travailler, notamment à Oman, et jouent souvent un rôle important dans l’économie de la famille.  Les habitants de ces pays se laissent volontiers photographier, même certaines femmes, à condition de ne pas le faire contre leur gré.  La nourriture est très bonne mais l’eau, si elle est potable, peut occasionner certains désordres intestinaux, notamment à Oman.  Les températures sont insupportables en été car elles peuvent atteindre plus de 50°C mais sont nettement plus agréables en hiver où elles oscillent entre 20 et 30°C.

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La région visitée

 

 

Notre voyage

Si vous voulez vous rendre directement à la liste des espèces observées, allez directement en fin de page.

04 novembre 2013

Nous quittons l’aéroport de Paris Charles de Gaulle à bord d’un avion d’Air France et atterrissons à l’aéroport de Dubaï où il fait encore 28°C. à 22 h 50.  On n’entre pas facilement dans ce pays car les contrôles sont très stricts à l’arrivée et nous faisons la queue pendant environ 1 h 30 avant d’être tous photographiés un par un.  Afin d’écourter cette longue attente aux personnes âgées et aux enfants, certains officiers vêtus de longues dishdash blanches les font passer avant les autres.

05 novembre 2013

Après en avoir fini avec ces pesanteurs administratives nous nous rendons à l’hôtel Traders dans un car climatisé très confortable et sommes impressionnés par les gratte-ciel qui bordent la belle autoroute à 6 voies sur laquelle nous voyons de nombreux 4 X 4 de luxe.  Après une bonne nuit de sommeil et un bon petit déjeuner, nous commençons véritablement notre visite de la ville par le vieux quartier de Bastakya.  Les maisons sont nettement plus basses ici, les ruelles plus étroites et nous pouvons admirer les quelques tours à vent qui apportent un peu de fraîcheur dans ces habitations.  En cours de route, j’ai déjà repéré des Tourterelles maillées, quelques Martins tristes, 2 Hérons garde-bœufs et plusieurs Goélands de Sibérie.  Nous faisons une visite rapide de la galerie d’art Majlis où l’on peut acquérir de somptueuses œuvres d’art dans une succession de pièces entourant un patio central.  L’odeur d’encens y est très forte, ce qui me pousse à sortir et c’est ainsi que je vois 3 Capucins bec-de-plomb s’envoler.  Quelques instants plus tard, nous nous rendons dans l’ancien Fort d’Al Fahida qui est à présent le musée de Dubaï.  C’est un endroit très dépaysant et les appels à la prière du muezzin depuis deux mosquées toutes proches ne font que renforcer cette impression.  Nous poursuivons notre visite de la ville en empruntant un  abra, c’est-à-dire un bateau en bois pas très stable pour nous rendre de l’autre côté de la Creek et faire un tour dans le souk aux épices et le souk de l’or.  Nous ferons cette visite au pas de course sans oublier d’acheter quelques dattes succulentes, très différentes de celles que l’on trouve chez nous.  Dans le ciel passent une vingtaine de Martinets pâles.  Il y a une belle plage non loin de là et l’on peut y voir des expatriés qui se bronzent au soleil, tout près de femmes vêtues d’abayas noires assises sur le sable.  Au loin, l’hôtel Burj Al Arab dresse sa silhouette extraordinaire rappelant un grand voilier.  Grand en effet, puisqu’il paraît que la Statue de la Liberté pourrait tenir dans son hall d’entrée.

06 novembre 2013

Nous quittons Dubaï pour Abou Dhabi, la capitale.  Si les immeubles sont toujours aussi hauts et de conception récente et si les autoroutes sont toujours aussi belles, ici elles sont bordées de parterres fleuris et de palmiers car toute la végétation est irriguée, sans considération aucune pour le coût et la rareté de l’eau.  Les usines de désalinisation tournent à plein régime.  3 Corbeaux familiers m’accueillent devant la magnifique mosquée de marbre blanc Cheikh Al Zayed que nous visitons.  Les tapis couvrant le sol sont gigantesques et d’une grande beauté, tout comme les énormes lustres de cristal qui pendent à grande hauteur au-dessus de nos têtes.

 

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Mosquée Al Zayed à Abou Dhabi (Photo Danielle Joannès)

 

Un peu plus tard, nous faisons une visite rapide de Heritage Village qui nous donne une petite idée de ce qu’étaient les émirats avant l’argent du pétrole.  C’est aussi l’occasion rêvée d’observer quelques oiseaux : Corbeaux familiers, Bulbuls à oreillons blancs ou à ventre rouge.

Après le repas nous poursuivons notre route vers Al Ain.  Lors d’un arrêt, je fais quelques pas dans une étendue désertique et j’y trouve un Traquet du … désert.  A Al Ain, les Tourterelles maillées sont assez nombreuses tout comme les Martins tristes et je peux également apercevoir 4 Vanneaux indiens sur les pelouses irriguées.  Nous faisons un arrêt dans le parc archéologique de Hili et y voyons notamment ce que l’on pense être une tombe commune datant de 3000 avant J.C. .  Le parc est agréable et les Bulbuls à oreillons blancs y sont assez nombreux.  J’y trouve aussi une Perruche à collier, 4 Huppes fasciées et une Hirondelle isabelline.  Après une assez longue route que nous effectuons partiellement de nuit, nous arrivons enfin à l’hôtel Mercure situé à 1200 m d’altitude dans le Djebel Hafit.  La pente est tellement raide que nous devons changer de car juste avant d’arriver.  Le cadre est merveilleux, les chambres très confortables et les repas sont bons.  Que demander de plus ?

 

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Huppe fasciée (Photo Patrick Kern)

 

07 novembre 2013

Nous nous levons à 6 h du matin pour pouvoir aller observer les oiseaux dans le parc de l’hôtel.  En plus des habituels Bulbuls à ventre rouge ou à oreillons blancs que l’on voit partout,  nous pouvons aussi observer un Bulbul d’Arabie et des Hirondelles isabellines avant de partir pour le marché aux dromadaires d’Al Ain.  C’est un spectacle très étonnant que nous découvrons alors.  Les hommes, vêtus de dishdash impeccables déambulent tranquillement ou marchandent au milieu des dromadaires qui blatèrent, surtout quand après les avoir achetés il faut les faire monter dans les pick-ups. Jusqu’à présent, j’avais souvent vu les hommes se faire la bise mais je découvre alors une nouvelle façon qu’ils ont de se saluer : un Emirati s’approche d’un  autre et lui fait part de son amitié en frottant son nez contre le sien.  C’est assez surprenant pour moi mais j’ai encore bien des choses à apprendre sur les coutumes de ce pays.  Personne ne me pose de questions, personne ne m’importune même quand je photographie pour garder un souvenir de ce monde totalement différent de celui dans lequel je vis habituellement.  Nous nous rendons ensuite au musée d’Al Ain situé à côté d’une petite palmeraie.  Je ne traîne pas trop à l’intérieur et c’est ainsi que je note 3 Guêpiers d’Orient,  2 Souimangas asiatiques et un Vanneau indien.  Un peu plus tard, nous passons la frontière et arrivons à Oman.  Les formalités d’entrée sont un peu longues mais nous étions prévenus et l’attente dans la belle salle de douane se fait au frais, ce que nous apprécions beaucoup.  Nous arrivons à Nizwa à la nuit tombée et prenons nos quartiers à l’hôtel Falaj Daris.  Le dîner au bord de la piscine est bien agréable d’autant plus que nous pouvons observer un Gecko capturant des insectes en courant très rapidement sur un mur du bâtiment.

 

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Un Gecko (Photo Simone Girault)

 

08 novembre 2013

Nous commençons la journée en nous rendant au marché aux bestiaux de Nizwa et une fois de plus, le spectacle est au rendez-vous.  Des hommes, vêtus de la traditionnelle disdash blanche ainsi que des femmes en abayas noires sont venus là pour acheter ou vendre, qui une chèvre, qui un mouton, le tour des vaches et des dromadaires étant prévu plus tard dans la journée.  Les acheteurs potentiels sont assis alors que les vendeurs passent devant eux en cercle pour faire admirer leurs bêtes, le tout dans un brouhaha indescriptible.  Nous restons assez longtemps sur ces lieux en profitant au maximum de l’ambiance particulière et de la possibilité de photographier sans retenue.  Après cela, le marché aux poissons ou celui des épices nous paraîtra bien calme.  Nous longeons tranquillement le fort de Nizwa, au milieu des hommes arborant fièrement à la taille le traditionnel poignard courbe nommé khanjar et portant en bandoulière un fusil, comme tout homme digne de ce nom.  Nous avons abandonné notre car au profit de superbes 4X4 et poursuivons notre route jusqu’au fort de Jabrine que nous visitons et faisons un arrêt devant celui de Bahla.

 

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Fort de Jabrine (Photo Danielle Joannès)

 

 

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Fort de Bahla (Photo Danielle Joannès)

 

J’ai le temps de me promener au bord d’un petit ruisseau au moment de l’appel à la prière qui retentit dans les rues de la ville et je vois un Prinia gracile, un Souimanga asiatique et d’autres petits oiseaux qui se cachent dans les buissons et que je ne peux identifier.  Il faut continuer car nous devons arriver avant la nuit dans notre campement en plein désert de sable. Lors d’un arrêt à Ibra, je peux observer assez longuement un superbe Rollier indien.  Le paysage montagneux défile et les dunes de sable rouge apparaissent bientôt.  Nous faisons un arrêt dans une station-service car il faut réduire la pression des pneus pour ne pas risquer de nous ensabler, ce qui ne nous empêche pas de rouler à près de 90 km par heure sur les pistes.  Nous arrivons au 1000 Nights Camp et repartons très rapidement pour admirer le coucher du soleil sur les dunes que nous gravissons allègrement dans nos véhicules tout terrain.  L’écologie et les économies de carburant sont des notions totalement inconnues dans ces régions.  Il fait chaud malgré le vent et nous profitons amplement de la beauté du site.  Nous revenons au camp à la tombée de la nuit mais notre véhicule s’ensable, pour quelques minutes seulement, car les autres voitures le sortent assez rapidement de ce mauvais pas.  Cela prouve, si besoin en était, qu’il vaut mieux ne pas s’aventurer seul dans ces endroits.

 

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Wahiba Sands (Photo Danielle Joannès)

 

09 novembre 2013

Nous avons passé une bonne nuit dans notre tente de bédouin et, réveillé par les nombreux chants des Tourterelles maillées,  je me lève dès le lever du jour à la recherche de la faune peuplant ces lieux magiques.  Un bousier pousse sa boulette d’excréments laissés par les dromadaires du camp et un peu plus loin je peux observer quelques Corbeaux bruns, une Pie-grièche méridionale, une Fauvette minule et un Traquet du désert.  Après le petit-déjeuner, nous quittons le camp et traversons les dunes de sable de ce désert qui n’en est plus un vraiment car il est fréquenté par la jeunesse dorée du pays qui vient en faire son terrain de jeux.  Tout au long de la journée et jusqu’en pleine nuit, ils gravissent des pentes à 45° en faisant hurler les moteurs de leurs véhicules tout terrain quand ce ne sont pas des quads.  Nous visitons un camp de bédouins et nous sommes accueillis comme les touristes que nous sommes.  Malgré cela, nous apprécions les dattes et le haloua qui nous sont offerts.  Je trouve excellente cette pâtisserie faite de semoule, d’huile, de sucre, de safran, de cardamone et d’eau de rose.  Après avoir quitté les dunes, nous nous engageons dans les montagnes arides et déjeunons dans l’oasis de Bani Khaled dont l’oued est fréquenté par de nombreuses libellules parmi lesquelles je vois de magnifiques mâles de Thritémis à ailes ambrées, d’un rouge éclatant, des Thritémis pourprés et des Orthétrums à taille fine.

 

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Thritémis à ailes ambrées (Photo Simone Girault)

 

 

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Oasis de Bani Khaled (Photo Danielle Joannès)

 

Bien entendu, il fait chaud et certaines personnes en profitent pour se baigner.  Nous atteignons le bord de mer à Sur où je peux voir environ 80 Cormorans de Socotra, une quinzaine de Goélands de Hemprich, un Courlis corlieu, quelques Goélands de Sibérie, 2 Goélands pontiques, 2 Aigrettes des récifs, une Sterne huppée et 2 Rolliers indiens.  Le nombre de minarets est assez impressionnant et notre guide nous apprend qu’il y a des mosquées publiques mais aussi beaucoup de mosquées privées, ce qui explique cela.  Nous sommes hébergés dans la banlieue de Sur à l’hôtel Ras Al Hadj qui est situé au bord de la mer, ce qui me convient bien car je peux aller me promener sur la plage toute proche.  Deux Traquets du désert fréquentent les abords de l’hôtel et sur la plage j’observe de nombreux limicoles parmi lesquels une dizaine de Barges rousses, 2 Huîtriers pie, 2 Pluviers argentés, un Chevalier aboyeur, 5 Chevaliers gambettes, 6 Bécasseaux sanderlings, des Gravelots à collier interrompu, au moins un Gravelot de Leschenault, un Courlis corlieu, une Sterne caspienne sans compter les nombreux Goélands de Hemprich ou de Sibérie.  Dans la soirée nous nous rendons au musée de Ras Al Jinz pour une visite éclair afin que nous puissions avoir quelques renseignements sur la Tortue verte qui vient pondre sur les plages de la région.  Nous faisons ensuite une assez longue marche à la lueur de nos torches pour arriver enfin à l’une de ces plages.  Celle-ci est parsemée de trous assez profonds qui ont été creusés par ces tortues.  Nous en voyons notamment une qui rejette le sable derrière elle avec ses pattes antérieures.  Elle semble exténuée et nous essayons de ne pas trop la déranger.  Les photos ne sont pas permises mais les souvenirs resteront, tout comme l’image de ces quelques minuscules tortues qui filent vers la mer où elles échapperont pour le moment aux oiseaux mais pas forcément aux autres dangers qui les guettent.

 

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Goéland de Hemprich (Photo Simone Girault)

 

10 novembre 2013

Je me lève assez tôt pour pouvoir aller me promener le long de la plage.  Près de l’hôtel, je trouve 2 Traquets du désert, un Traquet isabelle et un Pipit rousseline.  Sur la plage elle-même, toutes sortes de gravelots sont présents et je peux bien comparer les tailles différentes de ces oiseaux qui, pour certains, se ressemblent fortement.  Il y a des Gravelots à collier interrompu, un Grand Gravelot, 2 Gravelots mongols et une dizaine de Gravelots de Leschenault en plus des limicoles observés la veille.  De retour à l’hôtel, tout en prenant mon petit déjeuner, je peux observer une Pie-grièche méridionale postée sur le grillage entourant le bâtiment.  Nous allons ensuite visiter le marché aux poissons de Sur autour duquel volent 5 Hirondelles isabellines puis nous nous rendons au chantier naval où l’on construit encore des boutres traditionnels en tek ou en acacia.  Une Aigrette des récifs, une fois de plus en morphe sombre, se promène sur la plage accompagnée d’un Huîtrier pie, et je vois également 2 Cormorans de Socotra et 4 Bécasseaux variables.  Sur un fil électrique, non loin de là, un Rollier indien nous fait admirer ses merveilleuses couleurs.  Lors d’un arrêt à une station-service, j’ai la chance de voir un jeune Aigle des Steppes planer au-dessus de nous.  A notre arrivée à l’oasis de Tiwi je trouve les mêmes espèces de libellules que j’avais vues à l’oasis de Bani Khaled.  Au bord de l’eau, une Bergeronnette des ruisseaux, 7 Capucins bec-de-plomb, un Chevalier aboyeur, un Chevalier guignette et près des roseaux quelques Foulques macroules.

 

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Oasis de Tiwi (Photo Danielle Joannès)

 

Les paysages sont toujours aussi beaux, et nous faisons un court arrêt pour observer une montagne colorée en vert par le minerai de cuivre avant d’arriver au bord de la mer.  Depuis la superbe plage de Fins où nous nous arrêtons quelques instants, j’admire le vol majestueux des 8 Vautours percnoptères qui tournoient au-dessus de nous et, trop loin pour que je puisse le déterminer avec certitude, un Aigle posé non loin de l’eau.  Plus près de moi, une Aigrette des récifs, en morphe blanc, et encore une fois un Traquet du désert.  Je peux continuer à observer les oiseaux lorsque nous prenons notre pique-nique un peu plus tard.  Il y a là, un Rollier indien, une dizaine de Bulbuls à oreillons blancs, 4 Guêpiers d’Orient, un Pipit rousseline et un Traquet isabelle.  A Quiryat, un Balbuzard pêcheur survole le port où je trouve aussi plusieurs Corbeaux familiers.  Nous arrivons dans la soirée à Mascate, la capitale du sultanat, et nous posons nos valises à l’hôtel Al Falaj.

11 novembre 2013

Mascate, la capitale d’Oman, est une ville moderne et très animée que nous parcourons en car.  Nous faisons un arrêt devant le magnifique opéra tout blanc, puis visitons la grande mosquée du Sultan Qaboos qui est aussi belle que celle d’Abou Dhabi.  Dans le parc qui la ceint, je note plusieurs Martins tristes, de nombreux Corbeaux familiers, quelques Perruches à collier et d’autres oiseaux communs déjà vus un peu partout dans le pays.  Après cette visite, nous nous rendons près du port où un Courlis corlieu, une Aigrette des récifs et 2 Bihoreaux gris cherchent leur nourriture.  Dans le vieux quartier de Muttrah, nous nous promenons sur la place du palais du Sultan bordées d’ashoks et passons un peu de temps dans le musée où les photos sont malheureusement interdites.  Dans la soirée, nous quittons Mascate et prenons l’avion à destination de Salalah, la capitale du Dhofar, dans le sud du pays.  Le magnifique hôtel Juweira où nous passerons 2 nuits est situé au bord de la mer et dans la nuit notre chauffeur se perd un peu et doit effectuer quelques manoeuvres compliquées pour faire demi-tour sur une route ensablée mais il finit par nous amener à bon port.

 

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Mosquée du Sultan Qaboos (Photo Danielle Joannès)

 

12 novembre 2013

La suite dans laquelle nous avons passé notre nuit est immense et très luxueuse mais j’apprécie surtout le fait que l’hôtel soit situé au bord de la mer, ce qui m’offre ainsi l’opportunité de voir à nouveau d’autres oiseaux, d’autant plus que nous sommes à présent dans le sud du pays.  Je peux donc voir 5 Sternes huppées, de nombreux Goélands de Hemprich et de Sibérie.  Deux nouvelles espèces viennent s’ajouter à ma liste, à savoir un Traquet à queue noire et un Busard des roseaux en migration.  Il fait près de 30°C mais il y a beaucoup de vent et le sable tourbillonne entre les palmiers.  Nous partons avec notre nouvelle guide locale et passons devant la lagune de Tagah où j’aperçois un groupe d’ornithologues alignés derrière leurs longues-vues.  Je n’aurais pas le loisir de faire comme eux puisque nous allons visiter le fort de cette ville mais je pourrais néanmoins voir quelques Rufipennes de Tristram, 2 Capucins bec-d’argent ainsi que 2 Guêpiers d’Orient.

 

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Rufipenne de Tristram (Photo Simone Girault)

 

Nous reprenons notre car et poussons jusqu’au parc archéologique de Sumhuram datant du 3e siècle avant J.C. jusqu’au 5e siècle de notre ère. Le ciel est bleu d’azur, les murs sur lesquels travaillent les archéologues ont la même couleur que le sable beige et, au pied des montagnes que l’on voit à l’horizon, un grand plan d’eau en contrebas semble être assez fréquenté par diverses espèces aviennes.  Je peux notamment voir quelques Flamants roses, des Aigrettes des récifs, une Sterne hansel, un Balbuzard pêcheur et des Grandes Aigrettes.  Dans notre programme il était aussi prévu d’aller voir le mausolée de Bin Ali, ce qui nous vaudra quelques explications sur les différentes confessions islamiques.  Le mausolée en question est entouré d’un cimetière  partiellement envahi par la végétation et j’y trouve un Traquet à queue noire.  Il fait très chaud et je retrouve peu après avec plaisir notre car climatisé qui poursuit sa route jusqu’à Mirbat, l’ancienne capitale du Dhofar.  De retour dans la région de Salalah, une cinquantaine de Cigognes blanches tournoient au-dessus de la plaine.  Pour nous rendre au tombeau de Job, appelé ici Nabi Ayyoub, nous passons par un col assez raide et il faut rouler avec prudence car les dromadaires sont nombreux et peuvent traverser la route à n’importe quel moment.  Trois Aigles des steppes nous survolent et j’ai le grand plaisir de voir une trentaine de Corbeaux à queue courte qui ont une silhouette très particulière à cause de cet appendice caudal réduit.  Près du mausolée, je vois mon premier Bruant cannelle et un Souimanga brillant.  Nous devons à présent nous rendre dans la réserve des arbres à encens et la route devient de plus en plus raide et tortueuse.  Les plus beaux arbres se trouvent dans les canyons et notre guide nous explique qu’on les incise afin de faire couler la sève blanche qui sera ensuite récoltée et séchée pour qu’on puisse la faire brûler.  Il y a plusieurs qualités d’encens et on lui prête mille vertus.  Il peut servir de médicament mais est surtout utilisé par les femmes pour parfumer leurs vêtements ou leur domicile.  Avant de revenir à Salalah nous faisons encore une pause au bord de la mer dans la région de Mughsayl où l’on trouve de magnifiques falaises et de belles plages de sable.

 

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Arbre à encens (Photo Danielle Joannès)

 

13 novembre 2013

Nous allons quitter notre luxueux hôtel aujourd’hui même et c’est pourquoi je décide de me lever un peu plus tôt pour profiter encore un peu des possibilités qu’offre ce site pour voir les oiseaux.  Je revois les Sternes huppées mais également une Sterne voyageuse et tous les goélands les plus communs par ici.  A ceci s’ajoutent quelques Prinias graciles, Traquets du désert et Rufipennes de Tristram.  Lorsque nous arrivons au bord d’une rivière à Ain Rosat, je vois 5 Bruants cannelle, une dizaine de Chevaliers guignettes, 2 Bulbuls d’Arabie, un Capucin bec-d’argent et surtout un jeune Aigle de Bonelli qui plane majestueusement au-dessus de nous et à basse altitude.  Le site archéologique d’Al Baleed mérite le détour et il est bien entendu prévu au programme.  Nous visitons d’abord le musée très intéressant et bien frais avant de nous rendre sur le site en lui-même.  Il est bordé d’un canal et de pelouses abondamment irriguées.  Ceci attire quantité d’oiseaux parmi lesquels une Pie-grièche isabelle, un Guêpier de Perse, 4 Cochevis huppés, un Tisserin de Rüppell, 2 Sternes hansel et toutes sortes d’ardéidés : Héron cendré, pourpré, garde-bœufs, Crabier de Gray et chevelu, ainsi que l’Aigrette des récifs et l’Aigrette garzette.  Je quitte ce site merveilleux à regret pour suivre le groupe dans le souk de l’encens.  De nombreuses boutiques sont tenues par des femmes expertes dans le domaine de la vente et si elles portent le masque burqa, c’est surtout pour les touristes car elles se laissent volontiers photographier.  Après un court arrêt près de la mosquée du Sultan Qaboos, nous prenons l’avion et retournons à Dubaï, à près de 1000 km de Salalah.  Nous arriverons à la tombée de la nuit et il faudra subir encore une fois les tracasseries administratives du passage de la frontière.

14 novembre 2013

Nous voici de retour à Dubaï, la ville de tous les superlatifs.  Tout y est démesuré et l’argent coule à flots puisqu’il vient aussi bien des compagnies multinationales que des ressources pétrolières ou touristiques.  Les centres commerciaux sont immenses et abritent des parkings souterrains  où l’on se perd facilement.  Nous passons devant une succession de boutiques de grand luxe alignées le long de couloirs impeccables et je suis très surpris de voir que certaines d’entre elles vendent de somptueux manteaux de fourrure alors qu’il fait tellement chaud dans ce pays que même les arrêts de bus et du métro sont climatisés.   Un énorme aquarium placé dans le hall d’entrée abrite des squales et toutes sortes de poissons magnifiques.  On y trouve aussi une patinoire et non loin de là, bien qu’il fasse plus de 50°C en été, une station de ski dotée d’une piste de 400 m de long.  Après avoir déambulé au milieu des boutiques, nous montons sur Burj Khalifa, la tour qui avec ses 828 m est la plus haute du monde.  Il est impossible d’accéder au sommet car les 42 derniers étages sont réservés à la machinerie mais l’ascenseur nous hissera en moins d’une minute à une hauteur de 452 m d’où nous avons une vue imprenable sur l’ensemble de la ville.

 

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Burj Khalifa (Photo Danielle Joannès)

 

Il est alors surprenant d’observer cette multitude de gratte-ciel plantés au milieu du désert que l’on irrigue malgré tout pour faire pousser le gazon et les palmiers.  Les architectes rivalisent d’imagination et comme l’argent n’est pas un problème, ils peuvent aller au bout de leurs rêves les plus fous.  La place ne manque pas et contrairement aux grandes mégalopoles américaines, il y a de l’espace entre les bâtiments.  Pour relier cette ville à l’émirat de Sharjah où résident bien des travailleurs ne pouvant se permettre de payer des loyers exorbitants, de grandes autoroutes qui sont déjà saturées longent les 2 lignes du métro aérien dont le confort est difficile à imaginer.  C’est d’ailleurs à Sharjah que nous allons après cette montée à la tour et nous sommes avisés qu’il est impossible d’y boire de l’alcool même pour un occidental car c’est l’Arabie Saoudite qui aide financièrement cet émirat un peu moins riche et qui a tellement dépensé d’argent qu’il a frisé la faillite il y a quelques années.

 

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Rond-point du Coran à Sharjah (Photo Danielle Joannès)

 

Nous faisons un tour au Souk d’Al Arsa, qui est une véritable caverne d’Ali Baba même si ce sont surtout des Indiens qui y travaillent et cherchent à vendre leurs pashminas. Le grand souk central, appelé aussi Souk Bleu à cause de la couleur de son toit, est composé de deux bâtiments reliés par une passerelle et l’atmosphère y est bien plus paisible.

 

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Souk Bleu (Photo Danielle Joannès)

 

Lassé de toutes ces boutiques, je fais une promenade au bord d’un bras de mer que l’on nomme Creek et je reprends mes observations ornithologiques : des Mouettes rieuses, des Martins tristes, des Tourterelles maillées et des Corbeaux familiers mais pas d’autres espèces.  Ces oiseaux sont très communs ici et je regrette la richesse faunistique d’Oman.  Au courant de l’après-midi nous allons voir le magnifique musée islamique.  La climatisation tout comme les salles elles-mêmes sont très agréables et l’on y apprend bien des choses sur l’islam mais le prosélytisme est toujours sous-jacent dans les explications fournies.  Je suis surpris par le faible nombre de visiteurs dans un aussi beau musée.  Dans la soirée, nous retournons à Burj Khalifa pour assister au spectacle son et lumières agrémenté de jets d’eau qui a lieu sur l’esplanade au pied de la tour.  Il y a du monde mais l’ambiance est agréable et nous avons choisi de rester jusqu’au bout plutôt que d’aller traîner dans les boutiques de luxe.  Après le spectacle, nous prenons un bateau-mouche qui nous emporte sur le Creek mais je ne garderai pas un souvenir impérissable de cette mini-croisière et nous repartons pour l’aéroport.

15 novembre 2013

L’avion décolle à  01 h 45 et nous serons à Paris environ 6 h 30 plus tard.

Liste des espèces vues pendant le voyage.

01 Flamant rose Phoenicopterus roseus 10 à Salalah et 3 à Sumhuram mais nous n’avons pas visité les sites favorables à cette espèce.
02 Cigogne blanche Ciconia ciconia Environ 50 à Salalah et 30 à Raysut près de Salalah.  En migration.
03 Bihoreau gris Nycticorax nycticorax 2 juvéniles dans le port de Mascate.
04 Héron garde-bœufs Bubulcus ibis 1 à Dubai et 3 à Al Baleed.
05 Crabier chevelu Ardeola ralloides 2 à Al Baleed.
06 Crabier de Gray Ardeola grayii 4 à Al Baleed.
07 Héron cendré Ardea cinerea Commun, notamment dans la région de Sur.
08 Héron pourpré Ardea purpurea 1 à Al Baleed.
09 Grande Aigrette Egretta alba 1 indivivu au Marché aux poissons de Sur, 2 à Sumhuram et 1 à Al Baleed.
10 Aigrette garzette Egretta garzetta 1 individu à Al Baleed.
11 Aigrette des récifs Egretta gularis Commune aux Emirats et à Oman.  Surtout des morphes sombres mais vus de loin on peut confondre les morphes clairs avec d’autres ardéidés blancs.
12 Cormoran de Socotra Phalacrocorax nigrogularis 80 à Sur.  Certains cormorans ont été vus de trop loin pour être identifiés avec certitude.
13 Balbuzard pêcheur Pandion haliaetus 1 à Quiryat et 1 à Sumhuram.
14 Vautour percnoptère Neophron percnopterus 6 adultes accompagnés de 2 immatures près de la plage de Fins.
15 Busard des roseaux Circus aeruginosus 1 immature survole notre hôtel à Salalah Beach.
16 Aigle des steppes Aquila nipalensis 1 juvénile vu en vol au-dessus de Sur.  3 dans la région de Beit Zarbji (Dhofar), près du tombeau de Job.
17 Aigle de Bonelli Aquila fasciatus 1 juvénile en vol bas à Ain Rasat.
18 Foulque macroule Fulica atra 2 seulement à l’Oasis de Tiwi.
19 Huîtrier pie Haematopus ostralegus 5 vus à Sur.
20 Vanneau indien Vanellus indicus 1 individu vu sur une pelouse irriguée à Al Ain.
21 Pluvier argenté Pluvialis squatarola 2 à Sur.
22 Grand Gravelot Charadrius hiaticula 1 à Sur.  Il y en avait peut-être plus mais je n’avais pas de longue-vue et je me suis concentré surtout sur les espèces que je ne connaissais pas.
23 Gravelot à collier interrompu Charadrius alexandrinus 3 à Sur.  Il y en avait peut-être plus mais je n’avais pas de longue-vue et je me suis concentré surtout sur les espèces que je ne connaissais pas.
24 Gravelot mongol Charadrius mongolus Au moins 2 à Sur.
25 Gravelot de Leschenault Charadrius leschenaultii Une dizaine à Sur.
26 Barge rousse Limosa lapponica 10 à Sur.
27 Courlis corlieu Numenius phaeopus 2 à Sur et 1 dans le port de Mascate.
28 Chevalier gambette Tringa totanus 5 à Sur.
29 Chevalier aboyeur Tringa nebularia 1 à Sur et 1 à l’oasis de Tiwi.
30 Chevalier guignette Actitis hypoleucos Quelques-uns à Sur, à l’oasis de Tiwi, dans le port de Mascate, à Salalah Beach et une dizaine à Ain Rasat.
31 Bécasseau sanderling Calidris alba Une quinzaine à Sur.
32 Bécasseau variable Calidris alpina 4 à Sur.
33 Goéland de Hemprich Larus hemprichii Très commun au bord de mer à Oman.
34 Mouette rieuse Chrocoicephalus ridibundus 50 à Dubai, une centaine dans le port de Mascate et commune aussi à Salalah Beach.
35 Goéland railleur Chrocoicephalus genei Quelques individus dans le Dhofar.
36 Goéland pontique Larus cachinnans Une trentaine à Quiryat et quelques un dans le port de Mascate.
37 Goéland de Sibérie (ou de Heuglin) Larus heuglini Nombreux.  Il y avait dans ces régions toutes sortes de sous-espèces du Goéland brun qui sont à présent considérées comme des espèces à part entière par bien des taxonomistes. La détermination a souvent été difficile faute de temps et de longue-vue.  Le Goéland de Sibérie (ou de Heuglin) m’a semblé le plus commun avec le Goéland de Hemprich.
38 Sterne hansel Gelochelidon nilotica 1 individu à Sumhuram et 2 à Al Baleed.
39 Sterne caspienne Hydroprogne caspia 1 individu à Sur.
40 Sterne voyageuse Sterna bengalensis 1 individu au moins à Salalah Beach mais j’ai pu confondre certaines Sternes huppées avec des Sternes voyageuses.
41 Sterne huppée Sterna bergii 1 individu à Sur, 5 à Salalah et  2 à Salalah Beach.
42 Sterne naine Sterna albifrons 1 individu à Sumhuram.  La Sterne de Saunders qui lui ressemble beaucoup est nettement plus rare dans cette région.
43 Pigeon biset Columba livia Domestique dans les grandes villes.
44 Tourterelle turque Streptopelia decaocto 3 individus à Dubai et nombreuses à Hili.
45 Tourterelle maillée Streptopelia senegalensis Très nombreuses au 1000 Nights Camp dans le désert mais aussi ailleurs.  Son chant participe bien à l’ambiance de la région.
46 Perruche à collier Psittacula krameri 1 individu à Hili  et 3 à Mascate.
47 Martinet pâle / Martinet de Forbes-Watson (ou Martinet de Berlioz) Apus pallidus /  Apus berliozi Ces deux espèces sont très difficiles à distinguer.  Environ 20 à Dubai et  un individu isolé à Mascate.
48 Rollier indien Coracias benghalensis 1 à Ibra,  3 à Sur 1 près de Fins, 2 à Quiryat et 1 à Al Baleed.  C’est un oiseau aux couleurs extraordinaires.
49 Huppe fasciée Upupa epops Un individu s’acharne sur un gros insecte devant le musée d’Al Ain. 4 sur les pelouses du site de Hili.
50 Guêpier de Perse Merops persicus 1 à Al Baleed.
51 Guêpier d’Orient Merops orientalis 3 devant le musée d’Al Ain. 4 près de Fins, 1 à Quiryat et 1 à Taqah.
52 Pie-grièche isabelle Lanius isabellinus 1 individu peu farouche sur le site d’Al Baleed.
53 Pie-grièche méridionale Lanius meridionalis Un individu à Sur et un autre au 1000 Nights Camp dans le désert.
54 Corbeau familier Corvus splendens Nombreux aux Emirats et à Oman.  Tous ceux que j’ai vus avaient la nuque, la poitrine et le cou gris (race zugmayeri).
55 Corbeau brun Corvus ruficollis 4 en vol au Fort de Jabrine (Oman).  Un individu s’est laissé approcher d’assez près au 1000 Nights Camp dans le désert.
56 Corbeau à queue courte Corvus rhipidurus 30 dans la région de Beit Zarbji (Dhofar), près du tombeau de Job.  La silhouette donnée par la queue très courte est très caractéristique.
57 Bulbul à oreillons blancs Pycnonotus (leucogenys) leucotis Commun aux Emirats et Oman.
58 Bulbul à ventre rouge Pycnonotus cafer Un peu moins fréquent que le Bulbul à oreillons blancs.
59 Bulbul d’Arabie Pycnonotus xanthopygos C’est le bulbul le plus rare.  1 à l’hôtel Mercure d’Al Ain. 1 au marché aux épices de Nizwa, 2 à l’oasis de Tiwi, 1 à Mascate et 2 à Ain Rasat.
60 Cochevis huppé Galerida cristata 4 sur  le site d’Al Baleed.
61 Hirondelle isabelline (ou Hirondelle du désert) Ptyonoprogne (fuligula) obsoleta Je l’ai généralement vue virevolter en petit nombre autour des bâtiments parfois en pleine ville.  Quelques-unes à l’Hôtel Mercure à Al Ain ou au Marché aux poissons à Sur.  Visible aussi à Mascate et à Ain Rasat.
62 Prinia gracile Prinia gracilis Généralement dans les buissons : 1 à Bahla (Oman), 2 à Salalah Beach, 1 à Al Baleed.
63 Fauvette minule Sylvia minula Un individu sur un acacia au 1000 Nights Camp dans le désert.  Elle ressemble beaucoup à la Fauvette babillarde.
64 Martin triste Acridotheres tristis Il est commun surtout en ville, même dans l’enceinte des mosquées, et se fait remarquer par ses cris.
65 Rufipenne de Tristram Onychognathus tristramii Quelques-uns à Taqah. 5 à Sumhuram, 7 à Salalah, 3  à Beit Zarbji et 1 à Salalah Beach.
66 Rougequeue noir Phoenicurus ochruros 1 Couple de la sous-espèce semirufus à l’hôtel Mercure d’Al Ain.  Il ressemble beaucoup au Rougequeue à front blanc.
67 Traquet isabelle Oenanthe isabellina Peu observé.  1 à Sur et 1 dans la région de région de Fins.
68 Traquet à queue noire Cercomela melanura Peu observé.  1 à Salalah, 1 à Sumhuram et 1 à Mirbat, au mausolée de Bin Ali.
69 Traquet du désert Oenanthe deserti Assez commun, y compris près des habitations à la campagne.
70 Souimanga brillant Cinnyris habessinicus Peu vu.  1 à Beit Zarbji en altitude.  C’est un oiseau du sud du pays.
71 Souimanga asiatique Cinnyris asiaticus Plusieurs à Al Ain, près du musée et à Mascate.  On le trouve dans le nord du pays.
72 Moineau domestique Passer domesticus Je n’y ai pas vraiment fait attention. Observé à Dubai et à Al Ain et même en plein désert, au 1000 Nights Camp.
73 Tisserin de Rüppell Ploceus galbula 1 à Al Baleed.  J’ai vu plusieurs fois des nids qui pouvaient être l’oeuvre de cet oiseau.
74 Capucin bec-d’argent Lonchura cantans 2 à Taqah et 1 à Ain Rasat.  Présent dans le sud du pays.
75 Capucin bec-de-plomb Lonchura malabarica 3 à Dubai et un groupe de 7 à l’oasis de Tiwi. Présent dans le nord du pays.
76 Bergeronnette des ruisseaux Motacilla cinerea 1 oiseau vu à l’oasis de Tiwi et 1 à Al Baleed.
77 Bergeronnette grise Motacilla alba Quelques unes à Mascate, à Salalah et un oiseau juvénile à Al Ain.
78 Pipit rousseline Anthus campestris 2 tout près de l’hôtel à Sur, non loin de la plage et 1 dans la région de Fins.
79 Bruant cannelle Emberiza tahapisi 1 près du tombeau de Job à Beit Zarbjiet 5 à Ain Rasat.

Autres espèces observées :

Mammifères :

Dromadaires  (Camelus dromedarius) : Il y en a un peu partout près des camps dans le désert mais ils se promènent librement dans la région montagneuse de Beit Zarbji (Dhofar).

Reptiles :

Gecko sp.  Nous avons observé un gecko qui pourrait être un Ptyodactyle (Ptyodactylus hasselquistii) sur le mur de l’hôtel Falaj Daris à Nizwa mais ses griffes paraissaient plus grandes que celles de cet animal que je n’ai vu qu’en photographie.

Tortue verte (Chelonia mydas) : Deux femelles en train de pondre sur la plage de Ras Al Jinz ainsi que des jeunes à peine sortis de l’oeuf, courant vers la mer.

Lézard sp.  Un  petit lézard à longue queue qu’il fouette de droite à gauche en courant au Fort de Jabrine.

Insectes :

Bousier sp.  Un individu poussait consciencieusement une boulette d’excréments de dromadaire au  1000 Nights Camp dans le désert.

Thritémis à ailes ambrées (Thritemis kirbyi) : à Bani Khaled et à l’oasis de Tiwi.  Les mâles, d’un rouge éclatant, sont absolument magnifiques.

Thritémis pourprés (Thritemis annulata) : à Bani Khaled et à l’oasis de Tiwi. Aussi appelés Thritemis annelés mais la couleur pourpre les décrit mieux.

Orthétrums à taille fine (Orthetrum chrysostigma) : à Bani Khaled et à l’oasis de Tiwi.

Guêpe sp.  Grosses guêpes brunes avec l’abdomen jaune cerclé de brun à Bani Khaled et au 1000 Nights Camp dans le désert.

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